Vincent
Pa., Conseiller commercial,
Bloc-Feu, Palaisea
« J'apprécie être
au contact des clients et pouvoir
gérer mon temps »
A 22 ans, Vincent Paulet est
déjà en CDI depuis
deux ans. Diplômé
d'un BTS Négociation
et Relation Client, il est en
effet conseiller commercial
au sein de Bloc-Feu, une entreprise
de vente, location et entretien
d'extincteurs située
à Palaiseau, dans l'Essonne.
Comment
avez-vous trouvé votre
poste actuel ?
A la fin de mon BTS
Négociation et Relation
Client, l'entreprise où
j'effectuais mon alternance,
Bloc-Feu, m'a fait une proposition
d'embauche. J'ai tout de suite
accepté car mes employeurs
m'accordaient déjà
une grande autonomie dans mon
travail, et ce dès ma
deuxième année
d'apprentissage. Un choix que
je n'ai pas regretté
car j'aime beaucoup mon métier.
J'apprécie surtout travailler
à l'extérieur,
être au contact des clients
et pouvoir gérer mon
temps.
Quelle
est la particularité
de votre secteur ?
Les extincteurs étant
obligatoires dans les entreprises,
c'est souvent les clients qui
nous appellent. Je fais donc
peu de prospection. Pour autant,
la relation avec le client est
tout aussi importante car nous
sommes en concurrence: trois
prestataires se partagent souvent
un nouveau client. La connaissance
de la réglementation
est aussi primordiale car la
responsabilité du conseiller
commercial peut être mise
en cause en cas d'incendie…
Quel
conseil donneriez-vous aux candidats
intéressés par
la vente ?
Avant tout d'être à
l'écoute du client et
de ne pas imposer un produit
précis. D'ailleurs le
BTS ne s'appelle plus «
Force de vente » mais
bien « Négociation
et Relation Client ».
La démarche doit ainsi
être moins commerciale
et plus orientée vers
le conseil. N'oubliez pas non
plus que votre langage et votre
tenue jouent un rôle important,
il faut savoir les adapter à
chaque client. Quand je rencontre
un boucher, par exemple, je
ne porte jamais de costume.
Florent
L.
Conseiller de vente
Société: Pic Wic,
Villeneuve d’Ascq
>
Quel cursus avez-vous suivi ?
- En 98, j’ai eu un Bac
littéraire, je me suis
alors inscrit en DEUG de Lettres
modernes à l’Université
de Lille 3. J’y ai fait
deux premières années,
mais je ne me sentais pas vraiment
fait pour ça, et après
ma seconde première année,
j’ai choisi d’interrompre
mes études. J’ai
alors été embauché
dans une troupe de théâtre,
avec laquelle, j’ai tourné
pendant un an en faisant des petits
boulots à côté
qui me permettaient de vivre.
Mais je sentais que je ne m’en
sortirai pas si je n’avais
aucun diplôme.
Aussi, j’ai
décidé de reprendre
ma formation. Je suis donc entré
en BTS action commerciale, en alternance.
En même temps, j’ai décroché
un contrat de qualification chez Pic
Wic, qui me payait mon BTS. Mon emploi
du temps se partageait entre les cours
du BTS (14 h / semaine) et le travail
en entreprise.
> Et ensuite,
vous avez été embauché
définitivement chez Pic Wic
?
- En fait, j’ai obtenu mon BTS
en juillet 2003 et au mois d’août,
Pic Wic m’embauchait en CDI.
Etant donné qu’ils m’avaient
formé, il n’était
pas intéressant pour eux de
me voir partir.
C’est le principe du contrat
de qualification, où l’employeur
te forme pour t’embaucher ensuite.
> En quoi consiste votre travail
?
- En tant que conseiller de vente,
je suis chargé, bien sûr
d’aider les clients dans leurs
choix.
Je m’occupe également
d’optimiser l’espace de
vente, c’est-à-dire,
de la mise en rayon des articles,
du flux des stocks.
> Pouvez-vous
nous citer quelques qualités
importantes pour ce type de profession
?
- D’abord, avoir l’esprit
commerçant. Il ne faut pas
froisser le client et donc, il est
nécessaire de choisir ses mots,
d’être dynamique et souriant.
Un vendeur nonchalant ne fera jamais
bonne impression. Et puis, avoir le
sens de l’organisation, pour
gérer toutes les tâches
que l’on nous demande d’effectuer.
> Des
conseils pour les étudiants
qui voudraient prendre le même
chemin ?
- Au niveau de la formation, ce sont
des professions qui sont accessibles
après le Bac, mais, dans ces
cas-là, évoluer au sein
de la structure est assez difficile
et vous risquez de rester conseiller
de vente un bon nombre d’années.
Au minimum, je conseillerais d’avoir
un Bac +2, pour espérer monter
en grade. Mais attention à
ne pas choisir votre formation n’importe
comment.
Dans certaines structures, c’est
parfois plus une histoire de business
où le but est de faire rentrer
de l’argent. Préférez
les lycées ou les grosses structures
qui disposent déjà d’une
notoriété bien établie.
Et surtout, n’hésitez
pas à vous renseigner avant
sur l’établissement et
à demander de rencontrer les
enseignants.
Lorsque vous vous présentez
à l’entretien, il est
bon de paraître mature, adulte
et de montrer que l’on sait
où on veut aller. En effet,
pas mal d’étudiants y
vont un peu les mains dans les poches
et ne savent pas se mettre en valeur.
Ce n’est pas une bonne chose
si l’on souhaite se faire embaucher
quelque part.
Enfin, une fois embauché, il
faut savoir écouter les conseils
de tous les gens qui vous entourent,
même si parfois, ils ne vous
semblent pas judicieux. Quand on arrive
sans aucune expérience, celle
des autres peut s’avérer
précieuse. Sinon, je dirais
qu’il faut savoir s’intégrer
au groupe avec lequel on va être
amené à travailler,
pour que tout se passe pour le mieux.
> Quelle
évolution de carrière
envisagez-vous ?
- En fait, chez Pic Wic, où
je me trouve actuellement, c’est
assez compliqué de monter en
grade.
Il y a dans les contrats une clause
de mobilité qui fait que pour
évoluer, on est forcé
de bouger tout le temps. La politique
de la maison est que si vous voulez
un meilleur poste, ce n’est
pas possible de l’obtenir dans
le magasin où vous travaillez.
Vous êtes obligé d’intégrer
une autre structure. Personnellement,
je n’en ai pas envie.
> Et quel
serait votre souhait ?
- Et bien, avec la base de mon BTS
et mon expérience commerciale
acquise chez Pic Wic, j’aimerais
trouver un emploi dans un magasin
de musique. Je suis moi-même
musicien, je joue de la batterie et
des percussions, ce qui me semble
également être un atout.
Et, une fois que j’aurais acquis
assez d’expérience, je
compte ouvrir mon propre magasin.
> Dernière question, combien
peut-on espérer gagner en tant
que conseiller de vente ?
- Ce n’est pas mirobolant. En
général, on est payé
au SMIC, et on touche parfois des
commissions quand notre rayon fonctionne
bien.
Etes-vous
fait pour le métier de
Conseiller de vente ?
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Nouveau concept, nouveau métier,
pour un jeune Lannemezanais qui vous
propose de vous guider dans le choix
de votre téléviseur,
ordinateur, lecteur vidéo…
Florent C., 24 ans, de Lannemezan,
a créé une entreprise
de conseils en achats numériques.
Une démarche originale qui
consiste à guider tout consommateur
dans ses achats de téléviseurs,
ordinateurs, appareils photo, Caméscopes®,
GPS, lecteurs vidéo…
« J'ai décidé
de faire de ma passion pour l'informatique
et les nouvelles technologies mon
métier. Auparavant, je conseillais
bénévolement mon entourage,
ce qui m'a permis de constater qu'il
y avait un manque en matière
de conseils en achats numériques
», explique Florent Caumont.
Concrètement, le jeune entrepreneur
cible les besoins du client, puis
va rechercher le modèle qui
correspond le mieux aux critères
définis.
« Par exemple, pour l'achat
d'un téléviseur, je
vais sélectionner un certain
nombre de TV sur internet en fonction
des connaissances que j'ai sur les
dernières technologies. De
ce tri, je propose le meilleur modèle
en ayant toujours à l'esprit
le rapport qualité/prix »,
indique Florent Caumont qui précise
que le coût total de l'achat,
commission comprise, n'excédera
pas le prix que le client pourrait
payer dans un magasin traditionnel.
« Indépendant, je ne
suis lié à aucune marque
ni aucune enseigne. Tous les jours,
je m'informe des dernières
nouveautés. Je garantis le
sérieux des sites de vente
en ligne sur lesquels je sélectionne
les produits », ajoute l'auto-entrepreneur.
En parallèle, Florent C. propose
des interventions informatiques telles
que le formatage et l'installation
de Windows, la configuration d'ordinateur
après achat, l'assemblage d'ordinateur
sur mesure. La création de
sites internet fait aussi partie de
ses compétences. « Le
plus dur est de se faire connaître
et de faire comprendre l'importance
de ce service. Quand le client m'a
fait confiance, il est généralement
reconnaissant et satisfait de son
achat », conclut le jeune entrepreneur.