Florent
Loock
Conseiller de vente
Société: Pic Wic,
Villeneuve d’Ascq
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Quel cursus avez-vous suivi ?
- En 98, j’ai eu un Bac
littéraire, je me suis
alors inscrit en DEUG de Lettres
modernes à l’Université
de Lille 3. J’y ai fait
deux premières années,
mais je ne me sentais pas vraiment
fait pour ça, et après
ma seconde première année,
j’ai choisi d’interrompre
mes études. J’ai
alors été embauché
dans une troupe de théâtre,
avec laquelle, j’ai tourné
pendant un an en faisant des petits
boulots à côté
qui me permettaient de vivre.
Mais je sentais que je ne m’en
sortirai pas si je n’avais
aucun diplôme. |
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Aussi, j’ai
décidé de reprendre
ma formation. Je suis donc entré
en BTS action commerciale, en alternance.
En même temps, j’ai décroché
un contrat de qualification chez Pic
Wic, qui me payait mon BTS. Mon emploi
du temps se partageait entre les cours
du BTS (14 h / semaine) et le travail
en entreprise.
> Et ensuite,
vous avez été embauché
définitivement chez Pic Wic
?
- En fait, j’ai obtenu mon BTS
en juillet 2003 et au mois d’août,
Pic Wic m’embauchait en CDI.
Etant donné qu’ils m’avaient
formé, il n’était
pas intéressant pour eux de
me voir partir.
C’est le principe du contrat
de qualification, où l’employeur
te forme pour t’embaucher ensuite.
> En quoi consiste votre travail
?
- En tant que conseiller de vente,
je suis chargé, bien sûr
d’aider les clients dans leurs
choix.
Je m’occupe également
d’optimiser l’espace de
vente, c’est-à-dire,
de la mise en rayon des articles,
du flux des stocks.
> Pouvez-vous
nous citer quelques qualités
importantes pour ce type de profession
?
- D’abord, avoir l’esprit
commerçant. Il ne faut pas
froisser le client et donc, il est
nécessaire de choisir ses mots,
d’être dynamique et souriant.
Un vendeur nonchalant ne fera jamais
bonne impression. Et puis, avoir le
sens de l’organisation, pour
gérer toutes les tâches
que l’on nous demande d’effectuer.
> Des
conseils pour les étudiants
qui voudraient prendre le même
chemin ?
- Au niveau de la formation, ce sont
des professions qui sont accessibles
après le Bac, mais, dans ces
cas-là, évoluer au sein
de la structure est assez difficile
et vous risquez de rester conseiller
de vente un bon nombre d’années.
Au minimum, je conseillerais d’avoir
un Bac +2, pour espérer monter
en grade. Mais attention à
ne pas choisir votre formation n’importe
comment.
Dans certaines structures, c’est
parfois plus une histoire de business
où le but est de faire rentrer
de l’argent. Préférez
les lycées ou les grosses structures
qui disposent déjà d’une
notoriété bien établie.
Et surtout, n’hésitez
pas à vous renseigner avant
sur l’établissement et
à demander de rencontrer les
enseignants.
Lorsque vous vous présentez
à l’entretien, il est
bon de paraître mature, adulte
et de montrer que l’on sait
où on veut aller. En effet,
pas mal d’étudiants y
vont un peu les mains dans les poches
et ne savent pas se mettre en valeur.
Ce n’est pas une bonne chose
si l’on souhaite se faire embaucher
quelque part.
Enfin, une fois embauché, il
faut savoir écouter les conseils
de tous les gens qui vous entourent,
même si parfois, ils ne vous
semblent pas judicieux. Quand on arrive
sans aucune expérience, celle
des autres peut s’avérer
précieuse. Sinon, je dirais
qu’il faut savoir s’intégrer
au groupe avec lequel on va être
amené à travailler,
pour que tout se passe pour le mieux.
> Quelle
évolution de carrière
envisagez-vous ?
- En fait, chez Pic Wic, où
je me trouve actuellement, c’est
assez compliqué de monter en
grade.
Il y a dans les contrats une clause
de mobilité qui fait que pour
évoluer, on est forcé
de bouger tout le temps. La politique
de la maison est que si vous voulez
un meilleur poste, ce n’est
pas possible de l’obtenir dans
le magasin où vous travaillez.
Vous êtes obligé d’intégrer
une autre structure. Personnellement,
je n’en ai pas envie.
> Et quel
serait votre souhait ?
- Et bien, avec la base de mon BTS
et mon expérience commerciale
acquise chez Pic Wic, j’aimerais
trouver un emploi dans un magasin
de musique. Je suis moi-même
musicien, je joue de la batterie et
des percussions, ce qui me semble
également être un atout.
Et, une fois que j’aurais acquis
assez d’expérience, je
compte ouvrir mon propre magasin.
> Dernière question, combien
peut-on espérer gagner en tant
que conseiller de vente ?
- Ce n’est pas mirobolant. En
général, on est payé
au SMIC, et on touche parfois des
commissions quand notre rayon fonctionne
bien. |