Patricia Moyersoen est une des rares
femmes à pouvoir entrer dans
les vestiaires des rugbymen. Son passe-droit
? C’est l’avocate du Stade
Français Paris. A chaque match
de l’équipe, elle est aux
côtés des joueurs. Certes,
en tribune officielle, mais prête
à en découdre au moindre
litige ! |
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Dans
le milieu sportif, et principalement
celui du rugby, une femme avocate, c’est
plutôt atypique. Vous aimez le
jeu ou la castagne ?
Je préfère le jeu, mais
s’il faut se battre, je n’hésite
pas… tout en respectant les règles
! |
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Quels
ont été les avantages d’être
une femme dans votre domaine ?
Je suis arrivée dans le domaine
sportif en 1992. A cette époque,
il existait peu d’avocats spécialisés.
J’ai pris la balle au bond ! Dans
un premier temps, j’ai été
l’avocate du PSG pendant 10 ans, puis
du Stade Français Paris. Dans cet
univers masculin, je n’ai jamais ressenti
de rejet, plutôt un effet de surprise.
Imaginez : lorsque j’interviens, c’est
pour défendre des joueurs lors de
commission de disciplines. Alors forcément,
une femme qui endosse ce rôle batailleur
en invoquant le droit du sport, ça
étonne !
Et les inconvénients
?
J’ai toujours fait mon métier
avec passion. Des inconvénients ?
Je n’en ai pas vus ni entendus. Mais
peut-être n’ai-je pas tout vu
ni tout entendu…
Quel métier
rêviez vous de faire quand vous étiez
enfant ?
Il y en avait trois : archéologue,
astronome ou philosophe mathématicien
(rires).
Quelle serait votre
première mesure si vous étiez
présidente ?
J'entreprendrais toutes les réformes
permettant de changer la consommation énergétique
de notre pays afin de ne plus dépendre
du pétrole et de favoriser les énergies
nouvelles.
Et si vous étiez maire de votre ville
?
J’interdirais la ville aux 4X4 ! Cela
devient de pire en pire, surtout dans le
6ème arrondissement où je
travaille et réside. On a l’impression
parfois que si les gens pouvaient avoir
des tanks pour montrer leur suprématie,
ils se déplaceraient dans cet engin
imposant et écraserait tout le monde
sur leur passage.
Quelle est la femme
que vous admirez le plus ?
Une avocate, Gisèle Halimi pour son
courage et sa ténacité. Ardente
féministe, elle a défendu
en 1972 au "procès de Bobigny"
une mineure qui s'était fait avorter
après un viol, en faisant une tribune
contre la loi de 1920. Ce procès
très médiatisé a notamment
contribué à la promulgation
de la loi Veil en 1975.
Celle qui vous
tape sur les nerfs ?
Les femmes qui se comportent en adoptant
les pires travers des hommes ou à
l'opposé, les femmes-enfants.
Quelle est votre
devise préférée ?
C’est une devise familiale : «
Demain il fera jour… » Elle
est résolument optimiste. Demain
peut résoudre les problèmes
du jour.
Que souhaitez vous dire aux lectrices d'IAH
?
Si vous avez un projet à réaliser
ou des convictions à défendre,
il n'y a aucune raison valable de ne pas
y arriver.
Publié par Rédactrice : Wally
Montay publié dans : Entrepreneuses
Le : 14-02-2007
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