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  Parcours d'un Géophysicien (2 interviews)

Parcours d'un Géophysicien vu par Total

Patrick I. Nationalité nigériane
Division Géosciences/Opérations Géophysiques, Exploration Production, Nigéria. Géophysicien.
1993 : Bachelor en Géosciences à l’University of Jos au Nigeria.
2005/2006 : Master en Géophysique à l’Institut Français du Pétrole, Rueil-Malmaison, France.
Ancienneté dans le groupe : 8 ans. Actuellement étudiant en Master de Géophysique dans l’optique d’une nouvelle évolution professionnelle.



Une évolution de carrière régulière.

Après avoir obtenu mon Bachelor en Géosciences à l’University of Jos, au Nigeria en 1993, j’ai effectué mon service militaire de 1995 à 1996 en tant que sismicien à la Geophysical Servicing Company, au Nigeria. Peu de temps après, apprenant que Total (Elf, à l’époque) recrutait, j’ai décidé de saisir l’opportunité d’intégrer une compagnie pétrolière multinationale dont la réputation n’était plus à faire.

Depuis le 5 janvier 1998, je suis affecté à la division Géosciences de Total au Nigeria, en tant que géophysicien. J’ai pu non seulement mettre à profit avec succès mes connaissances en sismique acquises lors de mon passage à la Geophysical Servicing Company, mais également approfondir mon expertise par des formations internes. Par exemple, alors que j’étais auparavant chargé de l’acquisition de données, on m’a confié peu à peu leur interprétation géologique. Je passe actuellement un Master de Géophysique à l’IFP, l’un des meilleurs instituts pétroliers du monde en la matière. Je serai ensuite en mesure de continuer à développer ma carrière chez Total.
 
 


Lors de campagnes sismiques, les camions vibrateurs jouent le rôle de sources émettrices qui permettent de recueillir des données géophysiques.

Avant d’arriver en France, j’avais déjà suivi plusieurs formations en interne qui m’avaient fourni une base solide pour mes études actuelles. La plus importante de ces formations avait été, en 2004, le « blended learning », dispensée à distance par un professeur particulier. Il s’agissait d’un programme pilote en ligne. En parallèle, j’ai également pris part à plusieurs missions sur site/chantier : acquisition de données sismiques conventionnelles et de forage, à terre et en mer. Cette forme d’apprentissage mixte et inédite, le « blended learning », m’a permis d’acquérir une expérience pratique et de me constituer une base de connaissances en acquisition, traitement et interprétation de données sismiques. Elle m’a également ouvert de nouvelles voies vers, par exemple, le Master que je suis actuellement.

Un domaine professionnel stable.

Mon travail consiste à étudier les caractéristiques géophysiques d’une zone donnée : c’est l’exploration pétrolière. Grâce à des émetteurs reliés à la terre, nous envoyons des ondes sismiques dans le sous-sol. En fonction des réponses reçues en acquisition, nous décrivons, après traitement et interprétation des données, la structure du sous sol, ce qui nous permet de nous prononcer sur la faisabilité de l’exploration/exploitation du pétrole. La recherche d’hydrocarbures s’effectue à terre avec des géophones (appareils qui enregistrent les données) et en mer avec des hydrophones. Dans les deux cas, les données sismiques sont collectées et stockées sur un ordinateur grâce à ces enregistreurs perfectionnés. Avec généralement 50 personnes en mer et près de 200 à terre, le rôle de l’équipe (ouvriers, techniciens et ingénieurs) reste primordial. Selon l’étendue de la zone à analyser, le processus d’acquisition et d’interprétation de données peut durer de 2 à 3 mois, parfois plus.

Mobilité au sein du Groupe.

Depuis que j’ai rejoint Total, ma carrière a progressé de façon très positive grâce à toutes les formations qui m’ont été proposées. Entré dans le Groupe en tant que géophysicien à la division Géosciences, j’ai participé à l’acquisition de données sismiques à terre, en offshore conventionnel et profond, au traitement de données sismiques sur les navires, à la supervision de données sismiques forage en eaux profondes, à des opérations à terre et à la gestion de bases de données géophysiques. J’ai réussi à donner un tour nouveau à ma carrière professionnelle en acquérant l’expertise nécessaire pour assumer davantage de responsabilités dans mon département. Ainsi, mon parcours a été, et est toujours passionnant. Je recommanderais aux jeunes diplômés d’entrer chez Total, et particulièrement dans mon pays, où Total favorise le développement de carrière de multiples façons.

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Christian T. Nationalité allemande – 30 ans
Géophysicien – Stavanger (Norvège) – Diplômé d’un Mastère en Géologie de l’Université de Munich (Allemagne)



Au cours de mes études, j’ai eu l’opportunité d’effectuer un stage chez un grand contracteur géophysique, ce qui m'a permis d'approfondir mes connaissances en géophysique, puis un stage chez Total à Pau, en France. C’est à cette occasion que je me suis familiarisé avec le traitement des données sismiques et les bases du traitement de signal. Créer des images du sous-sol à partir de signaux sismiques. C’est en 2004 que j’ai intégré le département ISS (Interprétation Structurale et Sédimentaire), toujours à Pau, qui faisait justement appel à cette double compétence, géologique et géophysique. Nous recevons les données sismiques et puits d’une zone sur laquelle nous avons un permis d’exploration et nous essayons de créer un modèle du sous-sol avec pour objectif final d’identifier et d’évaluer les zones prospectives. Concrètement, mon travail consistait à calibrer et interpréter les données sismiques, principalement sur la zone Afrique, pour le Cameroun, le
Congo et le Nigeria. Nous nous appuyons également sur des données objectives, comme des informations que nous recueillons grâce aux puits sur la zone (pressions, perméabilités, fluides, etc.). Ces informations nous permettent de connaître les particularités de la région.
Cette première expérience m’a permis de mieux comprendre les approches techniques dans l’exploration, tout en profitant de l’expérience des équipes géophysiques et géologiques avec lesquelles je travaillais.

Géophysicien en filiale


Depuis un an, je suis affecté à Stavanger, en Norvège comme Géophysicien Exploration pour la filiale, rattaché au département Géosciences. Ma mission couvre l’activité de l’exploration dans l’ensemble des licences, opérées ou non opérées, dans le secteur offshore norvégien.
Par rapport au siège, mon travail n’est plus seulement focalisé sur l’interprétation sismique, mais sur l’ensemble de l’évaluation des prospects, utilisant des données sismiques et puits. En outre, une approche à la fois locale et régionale est nécessaire afin de comprendre les particularités
géologiques dans les différentes zones. D’autres enjeux s’ajoutent au travail technique, comme les relations avec les autres compagnies pétrolières avec lesquelles nous travaillons dans certaines licences, les délais à respecter et des objectifs qui peuvent changer d’un jour à l’autre selon le contexte économique. Tout cela nécessite une bonne organisation et un sens du travail en équipe encore plus prononcé.

Une application concrète des sciences naturelles


Ce travail comme Géophysicien Exploration est une formidable occasion de travailler avec une matière comme les sciences naturelles, la géologie notamment, dans une optique concrète et directement appliquée. Je me sens valorisé dans mon quotidien car je participe très directement
au développement d’une grande industrie mondiale. Nos études sont à l’origine de décisions qui permettront de déclencher ou non, le processus qui conduira à la mise en chantier de nouveaux gisements.


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Interview avec M. Nicolas d’O., géophysicien au Musée National d’Histoire Naturelle


Parlez-nous de votre parcours professionnel.

Avec un bagage de physicien (licence, master et thèse de doctorat), j’ai débuté ma carrière à l’Observatoire Royal de Belgique, en développant des instruments de haute résolution pour la mesure de déformations de la croûte terrestre induites par la combinaison de divers processus géophysiques (marées terrestres, effets de charge des océans et de l’atmosphère, déformations d’origine tectonique, sismique, volcanique etc.). Outre le développement instrumental et la gestion des systèmes d’acquisition de données, le travail comportait aussi l’analyse et l’interprétation des mesures.

Je suis ensuite venu à Luxembourg en 1994 pour prendre en charge le Laboratoire Souterrain de Géodynamique de Walferdange. En 2005, j’ai débuté de nouveaux projets de mesures de déformations du sol par satellites, suite logique et complément naturel aux méthodes déjà utilisées. Avec des collègues du Musée Royal d’Afrique Centrale (Belgique) et l’aide d’autres instituts scientifiques, nous étudions aujourd’hui et surveillons certains volcans actifs en Afrique (Cap Vert, Cameroun, Congo et Tanzanie). La plus grande partie de mon temps est donc aujourd’hui dédiée aux volcans.

A quoi ressemble le travail d’un chercheur en géophysique ?

Le travail comporte des aspects très différents, et c’est ce qui fait son attrait. Sur le terrain, c’est à dire sur les volcans que nous étudions, ce sont principalement des installations ou des maintenances d’instruments de mesures (parfois dans des conditions très difficiles), l’établissement de réseaux télémétrés pour la transmission de données, la cartographie de coulées de lave, de failles ou de fractures volcaniques, des positionnements au GPS de points de contrôle pour les images satellites, ou encore des formations de nos partenaires locaux aux techniques que nous leur confions. De retour au bureau, c’est un travail très différent qui nous attend : analyses des données enregistrées et transmises chez nous par Internet, traitement et analyse d’images satellites, modélisation de signaux observés afin de comprendre quels phénomènes éventuellement volcaniques ont pu les provoquer. Enfin, une part importante de notre travail consiste aussi à présenter nos travaux ou découvertes lors de congrès internationaux à travers le monde, à rédiger les articles scientifiques pour des revues internationales spécialisées ou à rédiger de nouvelles demandes de projets.

Quel est le déclic qui vous a donné envie d’exercer ce métier ?

J’aime la science, et j’aime travailler tant avec mes mains que sur de la théorie pour résoudre toutes sortes de problèmes. J’ai toujours été fasciné aussi par les grandes expéditions scientifiques. Mais le déclic me fut donné par un professeur d’université dont le premier cours m’a donné le virus. C’était un cours de géodésie donné par un éminent professeur et qui était également le directeur de l’Observatoire Royal de Belgique.

Le travail que vous faites aujourd’hui correspond-il à ce que vous aviez imaginé en débutant vos études ?

Non, tout simplement parce que je n’avais pas d’idée préconçue lorsque j’ai débuté mes études. Je savais ce que je ne voulais pas faire, et j’étais intéressé par beaucoup de choses. C’est le hasard des rencontres qui m’a montré cette voie que je ne connaissais pas.

Quelles qualités faut-il pour être chercheur ?

Pour la partie recherche scientifique en général, je dirais qu’il faut être curieux, tenace et observateur. Pour faire des missions sur le terrain, il ne faut pas avoir peur de voyager dans des conditions difficiles et surtout être bricoleur et très débrouillard, car il faut parfois faire face à des situations inattendues et savoir y remédier avec les moyens du bord. De retour au bureau, ce sont les connaissances en mathématiques, informatique, géophysique etc. qui sont mises à contribution. Ces matières sont enseignées en partie pendant les études, mais il faut constamment évoluer grâce, entre autres, à la lecture de nombreux articles.

Comment se sont passés les débuts dans la vie active ?

J’ai eu beaucoup de chance, car j’ai commencé en réalité à faire mes premiers travaux de recherche à l’Observatoire Royal de Belgique alors que j’étais encore aux études. Mais même si j’ai passé 6 ans dans la même institution, il a fallu régulièrement chercher de nouvelles sources de financement. Les contrats de recherche ne dépassaient parfois pas 6 mois ou un an. Il m’est arrivé, entre deux contrats, de travailler quelques mois sans être payé.

Des conseils aux jeunes mordus de géophysique ?

Ce n’est pas un conseil applicable à ce seul type d’activités. Je dirais simplement, si vous aimez quelque chose, faites-le à fond. La volonté, la ténacité et l’enthousiasme feront bien souvent la différence.



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