L'auditeur a un rôle fonctionnel
; il étudie le fonctionnement
d'un ou des services mais n'intervient
pas au niveau des décisions.
Après une analyse plus ou moins
longue, il doit établir un diagnostic
et proposer des recommandations au chef
d'entreprise.
C'est à travers de multiples
entretiens individuels et collectifs,
des contacts sur place et des études
de documents (documents financiers,
de gestion, informatiques), que l'audit
analyse les différentes fonctions
ou opérations (par exemple les
achats, les investissements) pour en
détecter les faiblesses et finalement,
très souvent, remettre en cause
les habitudes.
Compétence
particulière
Homme de contact avant tout, l'audit
doit savoir écouter mais aussi
poser les bonnes questions.
Si ses capacités de synthèse,
d'analyse et de rigueur l'aident à
hiérarchiser les problèmes,
il doit aussi toujours avoir l'esprit
curieux et ouvert. Il doit faire preuve
d'une grande autonomie tout en sachant
travailler en équipe. Il est
éminemment adaptable et diplomate.
Le maniement des outils informatiques
est incontournable, la maîtrise
de l'anglais courant est un impératif.
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aux étudiants, aux jeunes diplômés,
aux demandeurs d'emploi, ainsi qu'à
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professionnelle et personnelle. En
savoir plus ...
Audit
et contrôle internes : des métiers
incontournables
L'IFACI (Institut Français de
l'Audit et du Contrôle Internes),
association spécialisée
dans les métiers de l'audit et
du contrôle internes et Robert
Half, spécialiste du recrutement
temporaire et permanent dans les métiers
de la finance et de comptabilité,
ont réalisé une étude
sur les métiers de l'audit et
du contrôle. Des professions plus
que jamais incontournables dans un contexte
économique incertain.
La crise mondiale traversée par
les établissements financiers
a mis sous les feux des projecteurs
l'audit et le contrôle internes.
L'opinion publique a pleinement conscience
que la montée en puissance de
ces fonctions est plus que nécessaire
pour lutter contre les dérives
qui ont conduit à cet évènement
sans précédent. L'étude
réalisée par l'IFACI et
Robert Half auprès de 751 professionnels
de l'audit et du contrôle internes,
permet d'en savoir plus sur ces métiers
assez récents, puisque 87% des
services de contrôle interne ont
été créés
depuis moins de 10 ans.
Des métiers
aussi exercés au sein des PME
L'activité d'audit interne et
la fonction de contrôle interne
ne sont pas l'apanage des grands groupes.
Les valeurs extrêmes du chiffre
d'affaires et du nombre de salariés
démontrent une bonne représentativité
quelle que soit la catégorie
d'organisation : 14% des répondants
exercent dans des entreprises ayant
moins de 150 millions de chiffre d'affaires
et 22% sont dans des organisations de
moins de 1.000 salariés.
Au niveau du secteur d'activité,
les secteurs financiers (41%) sont prédominants
car ils sont précurseurs dans
la création des fonctions de
contrôle interne (contrôle
permanent, conformité...). Les
secteurs Industrie, Commerce et Services
sont également bien représentés
(40%).
Formation initiale
variée
L'étude indique que la formation
initiale des auditeurs et contrôleurs
internes est de niveau Bac+4 à
Bac+5. Les cursus en grandes écoles
de commerce concernent 42% des auditeurs
internes et 29% des contrôleurs
internes. Des ingénieurs sont
recrutés pour le secteur industriel
car leur capacité à interagir
avec les opérationnels est particulièrement
appréciée. Leurs compétences
en statistique ou en informatique sont
aussi appréciées dans
les secteurs financiers.
Malgré ce haut niveau de formation
initiale, les auditeurs internes n'hésitent
pas à s'investir dans des diplômes
professionnels. Ils y sont fortement
encouragés par les normes professionnelles
qui les obligent à démontrer
leurs compétences en obtenant
des qualifications professionnelles
telles que le CIA (Certified Internal
Auditor) ou le DPAI (Diplôme Professionnel
d'Audit Interne) lancé récemment
par l'IFACI. Autre aspect important
pour ces profils : la mobilité.
L'internationalisation des activités
explique la forte proportion des déplacements
à l'étranger surtout pour
les auditeurs internes qui y consacrent
parfois plus de 50% de leur temps de
travail. Par ailleurs l'usage régulier
de l'anglais est cité par 61%
des directeurs d'audit interne.
D'après cette enquête,
le panel des fonctions antérieures
exercées dans des métiers
opérationnels et dans des fonctions
support (informatique, juridique, qualité...)
montre aussi une volonté de trouver
un équilibre dans la composition
des services entre jeunes diplômés
et profils plus expérimentés.
Et en plus de leurs missions "coeur
de métier", les membres
des services d'audit prennent également
part à des activités managériales
et transversales comme la formation,
la sensibilisation des opérationnels
aux principes de contrôle interne,
la veille professionnelle ou le suivi
du programme d'assurance qualité.
Ces métiers stratégiques
sont donc également très
variés au quotidien.
Rémunération attractive
Ces métiers, véritable
tremplin pour la mobilité professionnelle
ou internationale, sont également
très attractifs pour les jeunes.
40% de l'échantillon perçoit
une rémunération brute
annuelle supérieure à
60.000 euros. Un niveau de salaire qui
peut varier en fonction de la taille
de l'entreprise, le secteur d'activité,
l'ancienneté et la taille du
service.
Mais le salaire n'est pas le seul intérêt
de ces métiers, comme le précise
Louis Vaurs, Délégué
Général de l'IFACI : "Les
responsables d'audit interne sont confrontés
à un véritable challenge.
Pour capter et fidéliser des
hauts potentiels ils ne peuvent pas
uniquement se fonder sur le levier de
la rémunération. Le recrutement
et la gestion de ces cadres exigent
une vision claire de leur perspective
d'évolution (au sein du métier
ou dans d'autres fonctions de l'entreprise)
et un programme de développement
professionnel adapté à
chaque profil."