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La double compétence
technique et pédagogique
s’avère indispensable
pour exercer ce métier
qui requiert une très
grande disponibilité.
« Le formateur en informatique
doit bien connaître l’outil
et le problème des utilisateurs.
Mais il s’agit surtout
de l’un des rares métiers
où la personnalité,
les qualités humaines
et le relationnel comptent autant
que la technique », souligne
Arnaud Cantet, du cabinet de
recrutement Lincoln Associés.
Le redémarrage des projets
chez les utilisateurs se traduit
par de nouveaux besoins en formation.
Les recrutements de formateurs
en informatique sont donc en
légère hausse.
Gilbert Cagnin, DRH d’IB,
la filiale formation informatique
du groupe Cegos, emploie une
équipe de 27 formateurs
standards et consultants-formateurs
pour les projets complexes et
les technologies pointues ou
émergentes. Il recrute
encore quelques profils, mais
peine à dénicher
la double compétence.
En particulier des experts Linux
ou Oracle ayant aussi le sens
de la pédagogie.
Une
triple compétence recommandée
« Les ingénieurs
ne pensent pas toujours à
répondre à une
offre d’emploi d’une
entreprise spécialisée
dans la formation », déplore
Gilbert Cagnin. D’autant
que, précise-t-il, «
les clients, plus exigeants,
demandent des profils expérimentés,
dotés souvent de quatre
ans d’expérience,
quand auparavant ils acceptaient
des débutants ».
D’ailleurs, l’équipe
de 20 consultants-formateurs
du pôle grands déploiements
informatiques de Cegos, qui
accompagne le changement chez
les grands comptes, s’est
bâtie, avant 2000, via
un recrutement de débutants
venus de tous horizons. «
Ils se sont tous initiés
en tant que formateurs, avant
d’évoluer vers
la conception et le management
de projet », précise
Caroline Thyam, responsable
du pôle. Parmi eux, Anne-Cécile
Le Goll, consultante senior,
est entrée à Cegos
en 1998 avec un DESS de droit
des affaires et une mission
d’un an chez un client.
Elle a appris le métier
de formatrice sur le tas, et
suivi en interne des cours sur
la pédagogie et les outils.
Un métier que parfois
elle continue d’exercer,
en dispensant elle-même
des formations.
Comme Gilbert Cagnin, la responsable
du pôle observe que les
clients se font plus rigoureux
: « Ils attendent des
formateurs une triple connaissance
: de leur outil, du métier
concerné et du secteur
d’activité de l’entreprise.
» Mais plutôt que
recruter de nouveaux profils,
elle a préféré
recourir à des ressources
externes. « Nous disposons
d’un réseau de
partenaires, que nous fidélisons
et qui interviennent le temps
du projet », poursuit-elle.
Ce sont surtout des formateurs
indépendants experts
sur certains outils et métiers.
Sur le terrain, Anne-Cécile
Le Goll note une autre évolution
importante : « Les clients
nous demandent désormais
d’intervenir en amont,
dès la phase de conception.
Ils veulent des profils immédiatement
opérationnels. Il devient
donc important pour nous de
valoriser nos diverses expériences
métier. De plus, nous
devons nous montrer adaptables
». Disponibilité
et mobilité sont, en
effet, des contraintes fortes
du métier.
Formation
continue
DU de formateur en informatique
(DUFI) à l’université
de Rouen. Pour les demandeurs
d’emploi inscrits à
l’ANPE, titulaires d’un
bac + 2 informatique/bureautique
ou d’un bac + 4 avec une
expérience dans la bureautique
et/ou la formation.
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