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Agronome de formation, salarié
d’un Institut technique, il
recherche des débouchés
pour les “déchets”
de la filière laitière.
• Il mène les études
nécessaires, depuis l’élevage
jusqu’à l’industrie
laitière, pour améliorer
la gestion des effluents, leur traitement,
et proposer des solutions de valorisation
agronomique.
• Les recommandations doivent
tenir compte des réglementations
environnementales, sans toutefois
compromettre l’activité
économique des élevages
ou des industries de transformation.
• Une fois déterminées
les solutions possibles dans le contexte
étudié, il rédige
un cahier des charges et le défend
devant les différents intervenants
et responsables de terrain.
Le plus
C’est un métier très
varié : le chargé d’études
peut être amené à
travailler simultanément sur
plusieurs dossiers, avec des thématiques
et des interlocuteurs différents.
Le moins
Il est difficile de faire avancer
certains dossiers :au sujet de l’environnement,les
mentalités évoluent
lentement.
Un bon métier
si on aime…
Les questions environnementales
Pour convaincre des interlocuteurs
parfois réticents, il faut
être persuadé du bien-fondé
de son action. Fibre environnementale
vivement conseillée !
Envisager tous les aspects d’une
problématique
Chaque problème est abordé
sous l’angle réglementaire,
environnemental, mais aussi économique,
technique… Pour ne négliger
aucun aspect, le chargé d’études
sait s’entourer d’une
équipe de spécialistes.
Travailler sur plusieurs dossiers
en parallèle
Nitrates, gaz à effet de serre,
énergies renouvelables, effluents
d’élevages et d’industries…
Le chargé d’études
est sur tous les fronts de l’action
environnementale.
Salaire à
l’embauche
Au-dessus de 30 000 euros bruts annuels.
Filles et garçons
Formation généraliste
• Mastère professionnel
- Systèmes écologiques,
spécialité gestion intégrée
des agro-systèmes
Formation
agro-alimentaire
• Ingénieur
- Agronome
- En agriculture
- Des travaux agricoles
REPORTAGE
Ce chargé d’études
travaille en recherche appliquée
et développement dans le domaine
de l’élevage et de la
protection de l’environnement.
Son champ d’études s’étend
de l’exploitation d’élevage
jusqu’à l’industrie
qui transforme le lait.
Toute la chaîne du lait génère
des “déchets”,
dont la gestion est réglementée
et qu’on ne peut pas déverser
tels quels dans la nature. Or ces
“déchets” ont une
réelle valeur agronomique.
Les effluents de l’élevage,
comme les boues issues des stations
d’épuration de l’industrie
laitière sont très différents
des boues urbaines. De bonne qualité,
elles peuvent servir à enrichir
les sols, si on les traite correctement.
L’environnement
: une mission collective
Ce chargé d’études
cherche, pour tous les maillons de
la chaîne, des solutions pour
gérer correctement les effluents
puis les valoriser.
Il aide les acteurs de la filière
et les représentants de l’administration
à chercher le meilleur compromis
pour respecter les réglementations
en matière d’environnement,
tout en préservant l’activité
économique.
Chef de projet, il sait s’entourer
de compétences. Il faut frapper
à la bonne porte des organismes
de recherche, des administrations,
des fournisseurs, pour obtenir l’interlocuteur
le plus compétent et la collaboration
la plus utile.
Chef de projet, il sait s’entourer
de compétences. Chaque mission
commence par la constitution d’une
équipe de spécialistes
du domaine concerné.
Il passe du temps sur le terrain,
car comment proposer des solutions
si l’on n’a pas une parfaite
compréhension du problème
? Chaque cas est spécifique
: le contexte local, le climat ou
la topographie sont autant de particularités
que le chargé d’études
doit intégrer. Pour cela, il
rencontre les éleveurs, les
industriels, les techniciens agricoles,
les élus locaux, les administrations…
Cet agronome de formation sait s’entourer
(zootechniciens, économistes,
géologues, juristes) pour envisager
tous les aspects de la question posée.
Une fois le problème étudié
sous tous les angles, il rédige
un cahier des charges en décrivant
objectivement les contraintes, les
coûts, les avantages de chaque
solution qu’il propose. À
lui également de présenter
ses propositions aux parties concernées.
C’est une chose de trouver des
solutions, encore faut-il savoir les
“vendre” !
Interview
d'un Chargé d'études
en valorisation agricole des dechets
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