Le
Conseiller en environnement
(2 fiches métiers, 1 interview)
Le Conseiller en environnement vu par Studya
Quelles activités ? Le conseiller en
environnement est celui qui étudie
les problèmes à la fois d'un
point de vue scientifique, technique et
juridique. Qu'il s'agisse de la planification
de l'urbanisme ou de la gestion de nouveaux
sites industriels, de l'entretien des rivières
ou de la protection des arbres, son analyse
et son jugement seront sollicités.
À la fois animateur et médiateur,
il devra être un intermédiaire,
souple mais déterminé, entre
les élus, l'Administration, les représentants
des groupes industriels et le public. Il
définit les grands axes prioritaires
de la politique qui doit être menée
pour préserver l'environnement et
garantir la santé des personnes en
travaillant notamment à la réduction
des nuisances (bruit, odeurs, pollutions
en tout genre...).
Quelles conditions de travail ? La question de la
qualité de l'environnement est devenue
une préoccupation majeure inscrite
au coeur des réflexions et des initiatives
de nombreux organismes qui ne sont plus
seulement les cabinets d'études,
les structures spécialisées
ou les collectivités locales. Beaucoup
de conseillers en environnement sont désormais
employés par les chambres de commerce
et d'industrie, les chambres d'agriculture,
les parcs, les PME-PMI...
Des postes très différents
peuvent être proposés et les
tâches varient insistant plus ou moins
sur le travail d'étude.
Tous les conseillers doivent soigner les
relations partenariales. Ils sont souvent
en déplacement sur le terrain pour
mieux cerner les problèmes et participer
à des rencontres entre les différents
acteurs, y compris quelquefois avec le public
qu'il devra informer et sensibiliser.
Quelles qualités ? Bien évidemment
cette fonction ne se dissocie pas de compétences
techniques et scientifiques très
au point ! Mais le conseiller en environnement
doit aussi être doté d'excellentes
dispositions pour communiquer et convaincre.
Il doit être mobile et disponible.
Quelle évolution ? Les possibilités
sont peu nombreuses car ce métier
n'est pas encore considéré
comme un "passage" obligé
avant d'accéder à de plus
hautes responsabilités. L'évolution
tient davantage aux spécialités
d'origine de chaque conseiller.
Néanmoins, la profession devrait
connaître une belle évolution
dans les quelques années à
venir du fait de l'exigence croissante des
uns et des autres à propos de la
qualité de vie. Nous pourrions même
assister à la naissance de nouveaux
métiers !
Un conseiller en environnement peut prétendre
à un salaire qui se situe en 1 370
€ et 1 675 € s'il travaille pour
une municipalité.
Les entreprises privées ou associations
spécialisées offrent un salaire
légèrement plus élevé
qui se situe aux alentours de 1 830 €.
Quelles formations ? Il existe une formation
d'éco-conseiller de niveau bac +
4 ou 5, très reconnue, dispensée
par le département environnement
de l'Institut européen pour le conseil
en environnement, Eco-conseil.
Le métier de conseiller en environnement
requiert au minimum des formations de second
et troisième cycles de plus en plus
demandées :
- maîtrise de biologie des populations
et des écosystèmes mention
environnement
- maîtrise de sciences et techniques
- DESS relations publiques de l'environnement
- DEA nature, environnement, sociétés
De nombreuses autres
formations concernent l'environnement et
peuvent répondre à vos souhaits
ou à vos besoins lorsqu'il s'agit
de vous perfectionner ou de compléter
une première formation :
- le brevet de technicien supérieur
agricole (BTSA) gestion et protection de
la nature est le diplôme incontournable
pour travailler dans ce domaine
- le DUT génie biologique
- le DEUST conseiller en hygiène
et environnement des collectivités
locales
- le DEUG de sciences et technologies mention
sciences de la matière, sciences
de la vie ou sciences de la terre et de
l'univers,
- le DEUG sciences humaines et sociales
mention géographie.
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fait pour le métier de
Conseiller en environnement ?
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qui vous convient le mieux. Cet outil est
destiné aux étudiants, aux jeunes
diplômés, aux demandeurs d'emploi,
ainsi qu'à tout individu en poste qui
souhaite faire le point sur son projet d'évolution
professionnelle et personnelle. En
savoir plus ...
Il examine, à la demande d'une
collectivité locale ou d'une
entreprise, des études d'impact
de projets d'aménagement, étudie
des projets de dispositifs antipollution,
élabore des plans de défense
de l'environnement. Selon les postes,
il peut être un généraliste
avec une approche globale des problèmes
(écoconseiller ou audit écologique),
ou un spécialiste (au sein
d'une équipe en bureau d'études)
d'un problème particulier (déchets
industriels, usure de sols, par exemple).
Niveau Requis
: DEA, DESS
ou école d'ingénieur.
Des formations initiales très
diverses peuvent mener à ce
type de postes. Des formations spécifiques
apparaissent.
Salaire:Très
variable suivant la formation et l'employeur.
Débouchés:Assez bons.
Particularités
:Il
s'agit sans doute de l'activité
qui se développe le plus actuellement
mais également de celle qui,
à terme, "éclatera"
certainement en deux ou trois métiers
bien différenciés. Les
emplois se situent essentiellement
auprès des collectivités
locales et dans les bureaux d'études.
Interview
avec M. Carlo S., conseiller en environnement
auprès de la commune de Differdange
Soumises à des réglementations
de plus en plus strictes, les Communes
se doivent d'améliorer et de
moderniser leur équipements,
de mettre en place des réseaux
d'assainissement performants, de prendre
des mesures de protection de la nature,
etc. De plus en plus de communes font
appel à l’expertise d’un
conseiller en environnement. Toutes
les communes importantes ont engagé
un «Emweltberoder», surtout
les communes du sud du pays, confrontées
aux problèmes de pollution
liée à la sidérurgie.
Ingénieur agronome de formation,
Carlo S. a pour mission première
d’améliorer la qualité
de vie des citoyens de Differdange.
De la création de biotopes
au contrôle de sites pollués,
en passant par la proposition de nouveaux
concepts en matière d’économie
d’énergie, ses actions
sont très diversifiées
et demandent une extrême polyvalence.
Les mesures de la pollution représentent
un des aspects de sa mission. Le «biomonitoring»
est réalisé en sous-traitance
avec un bureau d’études
tout comme la création et la
protection de biotopes. A lui de gérer
les dossiers et de rapporter auprès
du Collège échevinal
les résultats des analyses
effectuées. A lui de proposer
des solutions innovantes mais réalistes.
Il passe aussi une bonne part de son
temps à écouter les
citoyens, à les aider à
résoudre divers problèmes
liés à l’énergie,
la gestion des déchets etc…
Un volet non moins important est la
participation de la Ville de Differdange
à l’alliance pour le
climat. 24 communes au Luxembourg
se sont alliées et s’engagent
à prendre des mesures pour
contrecarrer les changements climatiques.
Cet engagement inclue des actions
nord-sud où des projets sont
mis en oeuvre pour responsabiliser
notre implication dans des processus
qui ont leur origine au tiers –monde
et influencent directement la qualité
de vie des habitants. Ceci pour illustrer
la complexité du domaine d’action
d’un conseiller écologique.
Pour Carlo S., une bonne formation
technique et scientifique s’avère
nécessaire pour pouvoir traiter
les dossiers de manière efficace.
Une vue complexe des relations de
cause à effet est nécessaire
pour être efficace et crédible
dans ce travail de longue haleine.
À ces compétences s’ajoutent
celles du gestionnaire de dossiers
et de budgets ainsi que d’un
médiateur capable de jouer
l’interface entre les acteurs
privés et publics.
Il faut cependant constater qu’en
matière d’emploi, rares
sont les communes qui ont choisi d’embaucher
un conseiller écologique ayant
une formation supérieure.