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Quel
a été votre parcours professionnel
?
J’ai terminé mes études
en février 2008 et depuis juin 2008
je travaille comme collaborateur scientifique
sur le projet CIPU qui dure trois ans.
De quoi s’agit-il
au juste ?
La CIPU est la Cellule nationale d’Information
pour la Politique Urbaine. Le projet est
cofinancé par sept partenaires et
le FEDER. Il s’agit d’un projet
unique ici au Luxembourg et même en
Europe. La mise en place de la CIPU s’inscrit
dans le cadre du processus de l’Union
européenne en matière de développement
urbain depuis 2004, qui a donné lieu
à l’adoption de la «
Charte de Leipzig sur la ville européenne
durable » en mai 2007. La CIPU a pour
vocation de créer une plateforme
d’échange d’expériences
et de connaissances dans le domaine du développement
urbain par les acteurs nationaux ayant une
influence directe sur la politique urbaine.
Elle est l’interface entre les politiques
de développement urbain aux niveaux
européen, national et local et est
un outil dont peuvent se servir tous les
acteurs urbains. La CIPU offre son soutien
aux acteurs urbains pour :
• Mettre en réseau les acteurs
urbains et échanger des expériences
• Diffuser des informations et développer
une base de données d’expériences
et de connaissances traitant de la politique
urbaine
• Assister les acteurs intéressés
à développer des projets d’action
ainsi que des projets de recherche
Vous avez étudié
en Angleterre et en Suède ?
J’ai fait un BA en histoire à
Londres puis un Master en géographie
humaine à Umeå en Suède.
Ma décision de faire mes études
en Angleterre et puis en Suède, un
pays peu connu aux étudiants luxembourgeois,
était la meilleure chose que j’aie
faite. Je bénéficie de mes
connaissances d’histoire et de géographie
humaine, même si, au premier coup
d’œil, il n’y a pas trop
de liens.
Avez-vous réalisé des stages
durant vos études ?
Oui, j’ai fait deux stages au Ministère
de l’Intérieur et de l’Aménagement
du territoire qui m’ont poussé
à retourner au Luxembourg et à
travailler ici. A travers ces stages, j’ai
appris à connaître les personnes
clés dans mon domaine.
Selon vous, comment va se développer
le secteur de l’aménagement
du territoire dans les prochaines années
au Luxembourg ?
Le secteur de l’aménagement
du territoire en particulier ou de la géographie
en général est en train de
se développer énormément
au Luxembourg. Les géographes travaillent
dans presque tous les domaines. Pour l’aménagement
du territoire c’est un peu plus limité,
mais il y a un développement plutôt
positif, surtout en relation avec le SIG
(systèmes d’informations géographiques).
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes
qui voudraient travailler dans ce domaine
?
Il faut absolument faire des stages et il
vaut vraiment la peine de faire des études
dans des pays autres que la France, l’Allemagne
et la Belgique. La communauté des
géographes au Luxembourg est une
communauté assez petite. Mais grâce
à l’Université, elle
a, à mon avis, la chance d’être
d’avantage prise au sérieux.
Fiche métier du
Géographe
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Interview
de Samuel C., géographe auprès
du CEPS/INSTEAD, unité GEODE
Pourriez-vous nous
décrire, en quelques mots, votre
parcours professionnel ?
J’ai effectué des études
de géographie à Strasbourg,
puis j’ai réalisé une
thèse de géographie en cotutelle
entre l’Université de Strasbourg
et le CEPS/INSTEAD grâce à
une bourse du Ministère de la Recherche
du Luxembourg (BFR). En 2007, j’ai
été recruté au CEPS/INSTEAD
où je travaille toujours actuellement.
Quelle est votre
mission auprès du CEPS/INSTEAD ?
Je travaille depuis plusieurs années
avec des collègues du CEPS/INSTEAD
sur la question des mobilités quotidiennes
et résidentielles dans le cadre de
différents projets. Mon travail consiste
à élaborer des enquêtes,
mener des analyses, notamment statistiques
et cartographiques, et à les valoriser
sous la forme de colloques, articles, rapports…
Quel est le déclic
qui vous a donné envie d’exercer
ce métier ?
Quand je suis arrivé à l’université,
j’ai très vite eu envie d’aller
jusqu’à la thèse. La
géographie m’intéressait
en particulier car c’est une discipline
qui est à l’interface de beaucoup
d’autres : comme la sociologie, l’aménagement,
la psychologie…
Le travail que
vous faites aujourd’hui correspond-il
à ce que vous aviez imaginé
en débutant vos études ?
Ce n’est jamais exactement comme on
l’imagine « naïvement »
lorsque l’on est un étudiant
débutant… Mais je suis loin
d’être déçu ;
c’est un métier passionnant
!
Avez-vous réalisé
des stages durant vos études ?
J’ai fait mon mémoire de Maîtrise
sur Bruxelles tout en restant étudiant
à Strasbourg. Et bien sûr,
durant ma thèse, j’ai effectué
de nombreux séjours au Grand-Duché.
Découvrir d’autres pays, même
s’ils sont proches est toujours une
expérience enrichissante, surtout
pour un géographe !
Selon vous, comment
va se développer ce secteur dans
les prochaines années au Luxembourg
?
On sent une volonté de développer
la recherche au Luxembourg. Cela se fait
selon des axes thématiques prioritaires
aux seins desquels les sciences sociales
doivent trouver leur place. À mon
avis, pour l’instant, le contexte
est plutôt favorable.
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