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95% des emplois des professionnels
de l'environnement se concentrent
dans trois grands secteurs d'activité
:
74 000 postes dans le domaine de
l'eau ;
41 000 postes dans le domaine des
déchets ;
30 000 postes dans le domaine de
la récupération.
L'eau est donc le secteur le plus
porteur avec plus de 50% des emplois.
Mais qu'entend t'on par le secteur
de l'eau ? On distingue deux types
de réseaux d'eau : l'eau
potable et l'eau usée. Et
vous êtes-vous déjà
demandés où vont vos
eaux de vaisselle et ce qu'elles
deviennent ?
Et savez-vous
quel professionnel étudie
les réseaux d'eaux usées
?
C'est un technicien d'assainissement
ou technicien de contrôle
de réseau d'assainissement
qui est chargé d'aider les
particuliers et les communes dans
leurs projets d'implantation ou
de rénovation d'un système
d'assainissement (on parle de filière
d'assainissement) Il mène
une étude sur le terrain.
En fonction de ses observations
et des réglementations en
vigueur, il propose des solutions.
Il travaille principalement sur
les réseaux d'eaux usées.
C'est un relais entre les clients
et les entreprises de génie
civil.
Les
Employeurs potentiels
Dans le
privé :
Les bureaux d'études ;
Les entreprises privées de
gestion de l'eau comme la SDEI ou
la SAUR.
Dans le public :
Les conseils généraux
comme les SATESE et les SATAA ;
Les futurs SPANC qui devraient créer
des embauches dans les années
à venir ;
Les DDE (Direction Départementale
de l'Equipement) et les DDA (Direction
Départementale de l'Agriculture)
;
Les communes.
En
bureau d'études
Qu'est-ce qu'un bureau d'études
? C'est une entreprise privée
qui offre des services à
des particuliers, des organismes
privés et des institutions
publiques.
Il en existe dans de nombreux domaines
comme le bâtiment, l'industrie
et l'assainissement.
En bureau d'études,
un technicien d'assainissement peut
assurer différents types
de fonctions :
Il étudie l'évacuation
des eaux usées d'une maison
individuelle
Lors de la construction ou la rénovation
d'une habitation, le propriétaire
doit se poser la question de l'évacuation
des eaux usées.
Il existe deux possibilités
: soit la maison peut être
rattachée au tout à
l'égout de la commune, soit
elle ne peut pas.
Dans ce dernier cas, le propriétaire
a besoin d'un système de
traitement individuel, c'est-à-dire
une filière d'assainissement
autonome. Le particulier peut faire
appel à un bureau d'études.
Un technicien d'assainissement est
chargé du projet.
Le technicien d'assainissement,
après l'élaboration
d'une offre d'intervention et acceptation
de celle-ci par le particulier,
se rend sur place.
Il procède alors à
l'étude du terrain. Il fait
une étude des sols : il sonde
le sol avec une tarière qu'il
descend entre 1m20 et 1m50 de profondeur.
Il fait de 4 à 10 sondages
en fonction de la superficie et
du type de terrain. L'utilisation
de la tarière requiert une
certaine force physique.
A cette étape, le technicien
doit avoir des connaissances en
géologie (science des sous-sols)
et en pédologie (science
des sols). Cette étude permet
de déterminer le type de
sol (argileux, calcaire
) et
choisir la meilleure filière.
Ensuite, il procède à
un test de perméabilité
à l'aide d'un appareil (on
appelle ça le test Porchet).
Il creuse un trou, toujours avec
la tarière, à la profondeur
où sera installé le
système d'assainissement.
Le trou est généralement
profond de 60 cm et large de 15cm.
Le technicien sature le sol en eau
pendant 4 heures pour observer si
le sol laisse filtrer l'eau ou non.
Il n'existe pas toujours un point
d'eau près de l'endroit à
"tester".
Le technicien d'assainissement doit
aller remplir des bidons d'eau qu'il
porte jusqu'au trou. Là encore,
c'est une opération qui demande
une certaine force physique et une
certaine résistance : le
terrain n'est pas toujours plat
et facilement accessible.
Ces études permettent de
déterminer le type de sol
(argileux, calcaire...) et choisir
la meilleure filière (celle
qui sera la plus adaptée
au type de sol rencontré).
Après, le technicien réalise
un relevé topographique à
l'aide d'un niveau à laser,
une enquête pour connaître
le devenir de la parcelle et de
l'habitation.
Il observe également les
alentours pour déceler d'éventuels
problèmes : présence
d'arbres dont les racines pourraient
entrer dans les canalisations, de
puits
Il se renseigne sur les réseaux
existants à proximité
(par exemple, pour savoir si l'habitation
peut être reliée à
un système d'assainissement
collectif).
De retour au bureau d'études,
il fait une synthèse écrite
et cartographique de toutes les
informations qu'il possède.
Il a alors besoin de compétences
en DAO (Dessin Assisté par
Ordinateur) et notamment de savoir
utiliser des logiciels comme AutoCad.
Selon la taille de la structure
dans laquelle il travaille, cette
tâche peut être déléguée
à une personne particulière
plus spécialisée dans
ce domaine.
Le technicien d'assainissement doit
lui transmettre les informations
de manière lisible et compréhensible,
d'où le besoin d'être
très rigoureux.
Il se sert du relevé cadastral
pour noter ses observations : résultat
du levé topographique, niveau
de la pente
Cette synthèse
contient les informations sur le
type de sol, le type de filière
à mettre en uvre, son
dimensionnement
Il se base
sur les textes réglementaires,
les DTU (Documents Techniques Unifiés)
qui contiennent les règles
techniques relatives à l'exécution
des travaux pour trouver des solutions
en fonction des contraintes existantes.
Le technicien d'assainissement rencontre
de nouveau son client pour lui transmettre
les résultats de son étude.
Il peut lui proposer la maîtrise
d'uvre, mais ce n'est pas
systématique.
Il étudie l'évacuation
des eaux usées d'une commune
A la demande d'une commune ou d'une
communauté de communes, le
technicien d'assainissement fait
un plan global de cette commune
en précisant les zones d'assainissement
collectif et les zones d'assainissement
autonome : on appelle ça
le schéma directeur.
Pour cela, il réalise une
étude de l'habitat (enquêtes,
investigations...) des réseaux
existants, des sols. Il propose
ensuite différents scénarios
possibles à son commanditaire
(la mairie généralement).
Les communes ont l'obligation de
réaliser leur chéma
directeur avant 2005.
Ce type de mission va donc normalement
s'arrêter après cette
date.
Un schéma directeur est donc
un plan général d'assainissement.
Il n'est pas suffisant pour mettre
en route les travaux de construction
des filières d'assainissement.
Une nouvelle étude plus précise
doit d'abord être menée
: on appelle ça un APD (Avant
Projet Détaillé).
En fonction des informations et
observations contenues dans le schéma
directeur, le technicien enquête
plus précisément.
Il rend visite aux différents
habitants pour avoir de plus amples
informations, examine la filière
d'assainissement en place (il effectue
des tests et des prélèvements),
et prévoit le raccordement,
le cas échéant, au
système d'assainissement
collectif.
Il observe l'agencement et la circulation
des eaux usées.
Il fait un levé topographique
sur la chaussée pour définir
la profondeur des boîtes de
branchement (c'est-à-dire
les points de raccordement entre
les différentes canalisations).
Son objectif est de faire en sorte
que les eaux usées d'une
habitation arrivent jusqu'à
ce point.
Le contact avec les particuliers
n'est pas toujours facile. Le technicien
essuie parfois des refus.
Il doit être suffisamment
diplomate pour pouvoir gérer
les conflits qui peuvent éclater.
Il rencontre les gens sur rendez-vous.
Ses horaires sont donc fixés
en fonction des heures de liberté
des personnes rencontrées.
Sur ce type de mission, le technicien
travaille généralement
seul. Il organise lui-même
son temps de travail. En fonction
de ses observations, le technicien
d'assainissement annote son plan
et envisage les possibilités
de raccordement les moins chères
et les plus simples.
Il propose des solutions techniques
et financières (coût
de raccordement) dans un devis estimatif
qu'il remet à la commune.
Il suit les travaux de construction
de la filière d'assainissement
A la suite
d'une étude et selon les
orientations du bureau d'études,
le technicien d'assainissement peut
proposer de suivre les travaux de
construction (d'une fosse septique,
du rattachement au tout à
l'égout
) : on appelle
ça la maîtrise d'uvre.
Ce n'est pas systématique.
La maîtrise d'uvre peut
être mise en place quelque
soit le type d'étude (assainissement
autonome pour un particulier, APD,
schéma directeur
).
Le technicien procède pour
cela à un suivi du chantier
et à des tests (test à
l'air dans les canalisations, à
la fumée
) et délivre
un certificat de conformité.
Pour l'assainissement collectif,
des connaissances en génie
civil sont un plus. De plus en plus
de bureaux d'études essayent
aujourd'hui de se positionner sur
ce domaine.
Il
fait un diagnostic de réseau
des eaux usées
Dans le cadre d'un projet de rénovation
d'un réseau, le technicien
d'assainissement est chargé
d'évaluer la qualité
du réseau de canalisation
: il fait donc un diagnostic de
réseau. Il fait un état
des lieux et envisage les travaux
nécessaires.
Il porte une attention particulière
aux boîtes de branchement
entre filières.
Il fait au moins une inspection
nocturne (il est alors accompagné)
période où l'activité
est réduite, mais aussi où
certains abus peuvent être
constatés (par exemple quelqu'un
qui profite de la nuit pour vider
son huile de vidange).
Il évalue la quantité
et la qualité de l'eau. Il
fait des prélèvements
qu'il envoie à un laboratoire.
Il transmet ses observations et
ses solutions à la commune.
Il fait
un état des lieux des cours
d'eau
Le technicien d'assainissement est
chargé de faire l'inventaire
quantitatif et qualitatif des cours
d'eau. Il fait d'abord des recherches
bibliographiques pour en connaître
l'historique. Il va ensuite sur
le terrain en longeant le cours
d'eau pour faire des observations
(nature des végétaux
par exemple) et des prélèvements
(étude hydrobiologique :
c'est-à-dire qu'il analyse
les invertébrés et
larves d'insectes trouvés
pour connaître les caractéristiques
de l'eau). Il lui faut donc des
connaissances dans ce secteur.
Il fait
un état des lieux d'un réseau
d'eau potable
Le technicien
d'assainissement vérifie
que le réseau d'eau potable
est bien protégé,
c'est-à-dire qu'il n'est
pas infiltré par des impuretés.
En termes techniques, on dit qu'il
vérifie le périmètre
de protection de captage pour l'eau
potable.
Il travaille en collaboration avec
un hydrogéologue. Il fait
l'inventaire des risques potentiels
(proximité de cultures agricoles,
de filières d'assainissement
autonome
).
Il rédige un cahier des charges
et propose des solutions.
Marché
de l'emploi
En bureau
d'études, le turn-over est
assez important. Un technicien reste
en moyenne 5 à 7 ans maximum
au même endroit. Un technicien
part souvent pour un autre bureau
d'études pour apprendre de
nouvelles techniques, participer
à de nouvelles missions.
En
bureau d'études, le technicien
d'assainissement peut toucher 1
143 € environ en début
de carrière en débutant
avec un Bac+2. Le salaire augmente
progressivement avec l'expérience
et l'élargissement des compétences.
Dans le Public
Pour pouvoir travailler comme
technicien d'assainissement dans
le public, il faut préalablement
passer un concours. Pour connaître
les différents concours,
vous pouvez consulter le site Miplouhans
Conditions
de travail
Le métier est exigeant physiquement
: port de bidons d'eau, être
capable de soulever des tampons,
de piocher
C'est un métier d'extérieur,
donc soumis aux intempéries.
Quelque soit le temps, il intervient.
Il ne peut pas sans cesse remettre
ses rendez-vous. Les déplacements
sont nombreux et le technicien d'assainissement
fait de longues distances en voiture.
Les études peuvent durer
d'une semaine à un mois.
Le technicien est donc souvent absent
de son domicile. Une voiture de
fonction est souvent fournie. Les
frais de transport, d'hébergement
et de restauration sont pris en
charge par l'entreprise.
Les techniciens d'assainissement
peuvent avoir à supporter
certaines odeurs.
L'équipement du technicien
d'assainissement est constitué
d'un calepin, de gants, de bottes
et d'outils comme une pioche.
Qualités
requises
Travailler
comme technicien d'assainissement
demande des compétences et
des connaissances très variées
en mécanique, chimie, génie
civil, mathématiques (calculs
de pourcentages et de dénivelés)
· Être rigoureux pour
rédiger sa synthèse,
organiser son temps de travail ;
· Être polyvalent ;
· Être autonome et
débrouillard : le technicien
travaille la plupart du temps seul
;
· Bon sens de l'observation
: faire une bonne évaluation
du terrain ;
· Bonne réactivité
: le technicien doit pouvoir s'adapter
à différents types
d'interlocuteurs (particuliers,
administrations
), différents
terrains, différentes techniques
;
· Aimer le travail d'équipe
: concertation lors de problèmes,
transmission d'informations ;
· Être curieux et se
tenir au courant des nouvelles réglementations,
des matériels et techniques
;
· Avoir du bon sens, être
logique ;
· Aimer le contact avec les
gens et être diplomate notamment
lors d'enquêtes avec les clients
ou les habitants ;
· Savoir "bricoler"
: être capable de travailler
un peu le ciment par exemple.
Exemple de formation:
BTSA
option Gestion et maîtrise
de l’eau (GEMEAU), spécialité
Etudes et projets d’aménagements
hydrauliques urbains et agricoles
BTSA
option Gestion et maîtrise
de l’eau (GEMEAU), spécialité
Gestion des services d’eau
et d’assainissement
BTSA
option Gestion et maîtrise
de l’eau (GEMEAU), spécialité
Maîtrise de l’eau en
agriculture et en aménagement
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