Vincent
R.
CAP mécanique aéronautique,
travaille en alternance
Société: l’AFPI
(Association de formation professionnelle
pour l’industrie) et Airbus
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> Quel parcours scolaire as-tu
suivi ?
- J’ai d’abord arrêté
mes études au cours du Bac
A (littéraire) et ceux pendant
plusieurs années.
J’ai donc dû commencer
par un DAEU (Diplôme d’Accès
aux Etudes Universitaires), pour une
remise à niveau. Il est adressé
aux personnes ayant quitté
le système scolaire traditionnel
et valide un niveau bac.
C’est au cours d’une journée
porte ouverte du musée de l’air
de Marcé (près d’Angers),
organisée par l'association
du musée, dont je faisais parti,
que j’ai rencontré des
professeurs de l’AFPI (Association
de Formation Professionnelle de l’Industrie).
La formation qu’ils proposaient
m’a tout de suite intéressé,
c’est ainsi que j’ai intégré
ce CAP pour 2 ans.
> Peux-tu
me décrire le déroulement
de cette formation ?
- Tout commence par des entretiens,
passés chez Airbus et à
l’AFPI, qui permettent d’évaluer
le candidat sur ses motivations et
ses connaissances générales.
L’AFPI concerne les personnes
de 18 à 26 ans, la formation
en alternance se partage équitablement
entre théorie et travail en
entreprise.
Les cours sont divisés entre
la pratique (2 jours par semaine)
et la théorie qui reprend l’enseignement
de base, plus des matières
spécifiques (dessin technologique,
technologie aéronautique).
Chez Airbus, je travaille dans les
ateliers de montage de l’A380,
je suis donc directement confronté
à la technologie de pointe
et à la précision qu’elle
requiert.
> Puisque
tu me parles de l’A380, comment
vois-tu l’avenir d’Airbus
?
- Le contexte actuel est excellent,
malgré les attentats du World
Trade Center et la baisse du nombre
de voyageurs. L’heure est à
la centralisation, beaucoup de constructeurs
et de compagnies aériennes
ont fermé ces deux dernières
années, ce qui n’est
pas forcément négatif
car Airbus a les reins solides.
L’A380 apporte de nouvelles
perspectives pour Airbus et pour les
compagnies aériennes, ces dernières
vont d’ailleurs pouvoir réduire
leurs frais de vol grâce à
un plus grand nombre de passagers
par avion. La réussite de l’A380
est très importante pour la
compagnie…
> Quelles
sont les perspectives pour un mécanicien
aéronautique ?
- Elles sont multiples et variées,
car Airbus forme essentiellement en
interne. Si le candidat a des capacités
et qu’il s’investit dans
son travail, il peut rapidement grimper
dans la hiérarchie, et devenir
chef d’équipe, contrôleur
qualité.
Un des exemples frappant est un mécanicien,
qui est parvenu à devenir pilote
de ligne.
Airbus est une société
qui comprend tous les secteurs d’activités
: technique, montage, communication…
Les salaires et les avantages sociaux
sont importants, un CAP peut espérer
gagner 1 500 € après quelques
années.
> Quelles
sont d’après toi les
qualités nécessaires
pour exercer ce métier ?
- Il faut tout d’abord être
honnête et ne jamais cacher
le moindre problème, la moindre
erreur, car les conséquences
peuvent être désastreuses.
Il faut également être
rigoureux, méthodique, précis
et aimer le travail bien fait.
> Quels conseils pourrais-tu donner
à un jeune qui voudrait se
lancer ?
- Je lui conseillerais d’aller
jusqu’au Bac s’il le peut,
car il ouvre la porte de nouveaux
métiers, plus intéressants,
et mieux rémunérés.
Le Bac est davantage dirigé
sur les contrôles et la maintenance
des avions, il permet de monter plus
facilement dans la hiérarchie.
Il ne faut hésiter à
se renseigner par ses propres moyens
car la formation manque dans certains
domaines (Anglais technique, informatique).
Enfin je pense qu’il est vital
de s’intéresser à
l’aviation en général,
cela permet de mieux prendre en considération
le travail que l’on fait.
> Vis-à-vis des autres modes
de formation, que conseillerais-tu
?
- Je pense que c’est le meilleur
moyen de se former car nous sommes
à mi-temps en entreprise. Nous
sommes donc tous les jours confrontés
aux réalités du monde
professionnel.
Il existe une formation en lycée
qui me paraît aussi être
excellente, elle n’est cependant
pas rémunérée.
Enfin, on peut se former aux métiers
des mécaniques aéronautiques
grâce à un contrat de
qualification rémunéré.
Cependant, l’embauche, suite
à ce mode de formation, est
moindre. L’ouverture des frontières
européennes, permet désormais
de travailler dans un des nombreux
pays qui fabriquent des pièces
d’avions (Allemagne, Angleterre,
Espagne, Tchécoslovaquie...),
il ne faut pas hésiter à
s’expatrier.
Interview
d'un Mécanicien aéronautique
Fiche métier
du Mécanicien
d'avion
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