Isabelle
Pérard
Stagiaire en communication interne-externe
Société: SNCF
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C’est en 1998,
après avoir obtenu un Bac L, qu’Isabelle
Pérard quitte Châlons-en-Champagne
pour venir poursuivre ses études
dans le Nord. Son objectif et son rêve
depuis sa plus tendre enfance, devenir journaliste,
elle compte bien le réaliser en poussant
plus avant sa formation littéraire.
En deux ans de classe préparatoire
à Faidherbe, en cagne et hypocagne,
Isabelle trouve ses marques et décide
de rester dans la région. Elle obtient
une licence de Lettres supérieures,
sciences sociales, en 2001 et se trouve
alors confrontée à un choix
crucial pour son parcours.
> Comment vous
êtes-vous orientée et pourquoi
?
- Mon objectif de base étant de devenir
journaliste,
j’ai hésité entre une
formation à l’ESJ de Lille
(Ecole supérieure de journalisme)
et l’IUP Infocom de Roubaix. J’ai
finalement choisi l’IUP car il offrait
à mon sens plus de débouchés.
J’ai alors obtenu une licence, une
maîtrise pour enfin préparer
un DESS de journalisme des entreprises et
collectivités (en cours).
> Quel est votre
parcours en entreprise ?
- J’ai fait quelques stages orientés
vers les médias. J’ai notamment
occupé le poste de secrétaire
de rédaction à l’Union
Reims pendant trois mois puis un stage de
6 mois en 2003 au CESP (Centre d’Etude
support pub) à Paris. J’y ai
réalisé un audit sur les instruments
de mesure d’audience pour étudier
l’influence des nouveaux gratuits
sur la PQR en France. Désormais,
je suis en stage à la SNCF où
je mets en place la rédaction d’une
newsletter sur Internet, ce qui me prend
deux jours par semaine.
> Quels intérêts
trouvez-vous dans ce stage ?
- Le côté conception-rédaction
est intéressant. De plus, nous avons
de temps à autre des cours dispensés
par un intervenant de l’ESJ. Je trouve
malgré tout ce stage très
théorique sachant que beaucoup de
ces cours m’ont déjà
été donnés par le passé.
Cela constitue surtout un test.
En entrant à la SNCF, je voulais
surtout recommencer à travailler
dans une entreprise ou une agence de communication
en évitant les collectivités
qui n’offrent pas la même liberté
de travail. Tout cela pour évoluer,
qui sait, vers les médias.
> Que pensez-vous
de cette expérience, qu’en
retirerez-vous ?
- Je pense qu’il y a encore beaucoup
à améliorer au niveau du journalisme
en entreprise qui n’est pas vraiment
reconnu. Nous n’avons par exemple
pas accès à la carte de presse.
Il faut apprendre à gérer
la voix de la hiérarchie pour mener
des actions de communication autours. Mais
il est vrai que cela dépend également
de l’entreprise et la place qu’occupe
la communication en son sein.
La SNCF a une hiérarchie bien assise.
J’y vois donc les contraintes imposées
par les grandes structures. J’ai l’occasion
de travailler sur les différents
supports que sont le papier et l’internet.
Les contraintes ont néanmoins un
petit côté frustrant même
si nous répondons aux attentes des
internautes. Je trouve d’ailleurs
la communication externe plus intéressante.
> Quels conseils
donneriez-vous à une personne souhaitant
suivre cette voix de la communication dans
une grande entreprise ?
- Maintenant que j’ai vu le fonctionnement
d’une petite et d’une grande
entreprise, je ne souhaite pas vraiment
travailler par la suite dans une grande
structure. Il y a trop de paramètres
et pas assez de cohérence à
mon goût. Ceci dit, il y a beaucoup
de travail et des possibilités d’évoluer…
Doucement mais sûrement.
> Quelles sont
les qualités nécessaires pour
travailler dans ce type de grandes entreprises
?
- Il faut savoir travailler en équipe
et savoir communiquer en premier lieu au
sein du service.
Il faut donc occulter les tensions personnelles
qui peuvent naître. Je pense également
qu’il faut avoir une certaine ouverture
d’esprit et une certaine curiosité
pour pouvoir réagir en fonction de
l’actualité et du marché.
La conscience professionnelle et la qualité
rédactionnelle sont également
nécessaires. Il me paraît également
important de ne pas s’arrêter
à ce qui nous est demandé.
Il faut rester ouvert hors du temps de travail.
Il faut également avoir un bon carnet
d’adresse, ne pas être statique
ou routinier. Le métier ne le permet
d’ailleurs pas. Enfin, il faut nécessairement
travailler les techniques journalistiques.
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