Alexandre
P. (22 ans)
étudiant en dernière année
à l’EFAP (Ecole Française
des Attachés de Presse). Société:
Concepteur-rédacteur stagiaire
au sein de l’agence Mixte à
Marcq-En-Baroeul
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> Quel cursus scolaire as-tu suivi
?
- Après un Bac Littéraire,
j’ai obtenu une Licence d’anglais
en LLCE (Langues Littéraire Civilisation
Etrangère). Puis, j’ai
passé le concours d’entrée
à l’EFAP, avec ma licence,
j’ai pu accéder directement
en deuxième année. Aujourd’hui,
je suis en troisième et dernière
année, et normalement, je devrais
être diplômé dans
un mois. |
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>
Comment se présentent tes cours cette
année ?
- En fait, en dernière année,
nous sommes en stage toute la journée,
les cours sont donc répartis sur
trois soirs de la semaine, de 18 h 30 à
21 h 30. En plus de ça, nous avons
des études de cas, tout au long de
l’année. Ce sont des mises
en situations professionnelles où
on nous demande de traiter, en groupe, de
cas réels ou fictifs, relevant du
domaine de la communication.
Par exemple, cela peut être la mise
en place d’un événement,
dans le cadre de l’anniversaire d’une
entreprise, ou encore, la réalisation
du plan de communication d’une agence
qui vient de se créer…
Cette dernière année nous
permet de nous préparer de façon
optimale à l’entrée
dans la vie professionnelle. Mais l’emploi
du temps est très chargé et
il nous faut gérer la formation professionnelle
et le cursus scolaire avec le même
sérieux.
> Tu as donc dû effectuer des stages
durant ta scolarité…
- Pas à la fac, mais durant mes deux
années à l’EFAP, les
stages étaient obligatoires.
La première année, j’en
ai fait deux. D’abord, deux mois chez
Edito, une agence de conseil en communication,
où je tenais un poste de rédacteur.
Ensuite, chez Radio Productions, là
encore, pendant deux mois. J’y ai
effectué plusieurs missions. Je rédigeais
des spots publicitaires, j’actualisais
le site Internet, je faisais des études
de marché pour les clients et j’étais
également chargé de la prospection
commerciale.
Cette année, j’ai fait mon
premier stage chez C’est Carré
!, à Roubaix. Cette agence n’existe
plus depuis mai 2004, mais je vous assure,
je n’y suis pour rien… Là-bas,
et durant trois mois, j’occupais un
poste d’assistant concepteur-rédacteur.
Et depuis le mois de mars, je suis en stage
dans une agence de communication qui vient
de se créer, l’agence Mixte.
Normalement, j’y suis pour six mois.
Comme c’est une petite agence et que
nous ne sommes pas nombreux, j’ai
plusieurs fonctions.
Je suis assistant chef de pub rédacteur.
En fait, toutes les tâches de concepteur-rédacteur
me sont confiées, mais j’effectue
aussi les missions d’un chef de pub.
> Tu n’as
travaillé qu’en agence ?
- Oui, mais cela s’est fait vraiment
par hasard. J’ai effectué mes
stages en fonction des offres qui me plaisaient,
et toutes concernaient des stages en agence.
> Que penses-tu
de ces expériences ? Qu’en
as-tu retiré ?
- Malheureusement, je n’en ai rien
retiré financièrement parlant,
mais bon, tous ces stages ont quand même
été ultra formateurs. Rien
n’est mieux que d’être
confronté à l’environnement
professionnel. J’ai pu me rendre compte
de ce qu’était le monde de
l’entreprise et de ce que l’on
appelle l’exigence professionnelle.
De plus j’ai eu de plus en plus de
responsabilités au fil de mes stages,
et c’est en obtenant des responsabilités
qu’on progresse et qu’on devient
autonome. Enfin, étant donné
que j’ai toujours su m’intégrer
rapidement aux équipes, j’ai
pu m’épanouir dans mon travail.
> As-tu désormais la même
perception de ce métier ?
- Pour tout dire, je ne savais pas du tout
ce qu’était un concepteur-rédacteur…
En fait, j’ai découvert ce
métier et ma vocation par hasard.
Lorsque je suis arrivé pour mon premier
jour de stage chez Edito, j’ai discuté
de ce que j’aimerais faire avec mon
maître de stage. Je lui ai dit que
j’adorais écrire, et il m’a
proposé mon premier travail de concepteur-rédacteur.
J’ai vraiment appris la profession
et appris à l’aimer en la pratiquant.
> Y as-tu vu
des avantages, ou des inconvénients
?
- Pour les avantages, je pense surtout au
travail en équipe, aux tâches
diversifiées, au travail de rédaction.
Mais aussi, au fait d’avoir le sentiment
d’effectuer un travail utile, où
l’on peut vraiment apporter sa «
patte », sa sensibilité…
Les inconvénients, quant à
eux, seraient que, comme tout spécialiste,
tu fais toujours la même chose : écrire.
Tu peux participer au reste, mais ce n’est
pas ce pourquoi on te paye. En bref, tu
es un peu cloisonné à une
seule chose. De plus, je dirais qu’il
est difficile d’être toujours
productif. C’est un travail de création,
donc parfois, tu bloques… Le problème
de la feuille blanche, en quelque sorte.
> Et pourquoi
as-tu choisi ce métier plutôt
qu’un autre ?
- D’abord, parce que j’adore
écrire. Ensuite, parce qu’en
exerçant cette profession, je sens
vraiment que je peux apporter ma valeur
ajoutée…
> Quels conseils
donnerais-tu à un étudiant
qui voudrait faire la même chose que
toi ?
- De multiplier les expériences et
les environnements de stage. D’aller
voir comment cela se passe en agence, mais
aussi en entreprise et dans les institutions
(collectivités locales et territoriales).
Ca permet de se faire une idée des
différentes possibilités et
de savoir où l’on se sent le
mieux pour travailler. Il faut également
savoir qu’actuellement, les institutions
offrent beaucoup de missions de rédacteur,
et que, même si on n’y pense
pas forcément, il y a énormément
de travail dans ce secteur.
En second lieu, je dirais qu’il faut
bien prendre conscience du fait que la profession
de concepteur-rédacteur, ce n’est
pas uniquement savoir bien écrire,
c’est aussi avoir une capacité
d’adaptation par rapport à
une équipe et à un client.
> Quelles sont,
pour toi, les qualités d’un
bon concepteur-rédacteur ?
- Même si comme je viens de le dire,
ce n’est pas que ça, la principale
reste quand même de disposer de bonnes
compétences rédactionnelles.
J’ajouterais à ça, qu’il
faut posséder un esprit conceptuel
et de synthèse. Et, bien entendu,
être créatif, car il faut être
original lorsqu’on cherche des slogans…
> Pour finir,
peux-tu me dire quelles sont tes perspectives
d’avenir ?
- Dans un mois, à peine, je serai
diplômé. Je veux trouver du
travail, car je n’ai plus envie de
faire des études. Je pense donc aller
prospecter les agences et les collectivités
pour trouver l’embauche. A court terme,
je souhaite m’épanouir dans
mon stage actuel et vraiment connaître
tout ce qu’il y a autour du métier
de concepteur-rédacteur, pour ajouter
des cordes à mon arc, comme on dit.
Je veux rentrer dans la vie active, dès
la fin de ce stage, et pour ça, je
suis prêt à diversifier mes
compétences, pour devenir multicarte.
Cette polyvalence me permettra de ne pas
être cantonné à un seul
type de poste et d’augmenter mes chances
de trouver rapidement un emploi, toujours
en restant dans le domaine qui m’intéresse.
Fiche métier
du Concepteur
redacteur
Interview
d'un Concepteur redacteur
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