Camille
D. (19 ans)
Deuxième année en DEUG
de psychologie
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> Quel est ton cursus scolaire ?
- J’ai un BAC S et je suis actuellement,
en deuxième année de psychologie.
> Pourquoi as-tu
choisi cette voie? Hésitais-tu avec
un autre métier ?
- J'ai beaucoup hésité. Au
départ, je n'avais vraiment pas d'idée
sur ce que je pourrais « faire plus
tard ». Je suis allée voir
une conseillère d’orientation
qui m'a fait passer des tests de capacités
et de centres d'intérêts. Elle
en a déduit qu'il serait bien pour
moi, de faire un métier assez social,
avec un peu de commerce. Comme j'ai toujours
été attirée par la
pycho, j'ai essayé cette voie.
> Comment se
passent tes cours, y a t-il des changement
par rapport à la première
année ?
- La deuxième année est un
peu plus difficile que la première,
mais ça reste vraiment accessible.
Nous sommes 94 élèves au lieu
de 120. La majorité a arrêté
pour ne pas passer les rattrapages. Sinon,
les cours sont beaucoup moins bien répartis
sur la semaine et les profs un peu moins
intéressants.
> Pourquoi avoir
choisi psychologue d'entreprise ?
- Parce que cela correspond à ce
que j'ai envie de faire plus tard: être
responsable du bon fonctionnement d'une
équipe. Je vais faire de la psychologie
sociale, c'est à dire, étudier
les relations entre les gens, les dynamiques
de groupes, etc. C'est ce qui m'intéresse.
Cependant, je n'ai pas encore de projet
précis, il faudra sûrement
que je complète mes études
avec un peu de marketing ou de commerce.
> Quelles sont
les qualités pour exercer, selon
toi, cette profession ?
- Je pense qu'il faut être un bon
observateur, diplomate, patient et compréhensif.
> Dois-tu effectuer
un stage cette année ou plus tard
?
- Oui, il va falloir que je fasse des stages,
surtout à partir de la troisième
année.
> En combien
de temps se déroulent tes études
? Quand te spécialiseras-tu ?
- Les études se déroulent
en 5 ans. Les deux premières années
sont générales, on choisit
une voie en troisième année,
et on décide vraiment en quatrième.
> As-tu déjà
des cours liés à ce métier
?
- Oui. Nous avons de la psychologie sociale,
de la communication et de la méthodologie
en psychologie sociale. En troisième
année, commence la psychologie du
travail.
> Dans dix ans,
où te vois-tu professionnellement
?
- Euh... dans un bureau, une entreprise
avec beaucoup de personnes qui travaillent
ensemble, et moi qui essaie de gérer
les conflits, d'aider les salariés
dans leurs relations internes.
Métiers liés:
Psychologue
Psychologue
environnementaliste
Interview
d'un Psychologue Neurophysiologiste
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Julien
L. (21 ans)
deuxième année de DEUG de
Psychologie, université de Lille
3, Villeneuve-d’Ascq
> Parle-nous
un peu de ton cursus scolaire…
- Il est assez chaotique à vrai dire…
J’ai repiqué mon Bac, pour
l’obtenir avec mention assez bien
à la deuxième tentative. Après
ça, je voulais plus m’orienter
vers la filière histoire/géographie
pour devenir professeur, mais avec la diminution
du nombre de postes dans l’Education
nationale actuellement, je me suis dit qu’il
fallait que je me lance dans autre chose.
Du coup, après une première
année de DEUG, j’ai décidé
de changer mon orientation et je me suis
inscrit en Psycho. Actuellement, j’entame
la deuxième année de DEUG,
et tout va bien pour le moment.
> Mais, pourquoi
passer de l’histoire-géo à
la psychologie ? Ce sont quand même
deux domaines bien différents…
- Je sais, mais ce que je voulais faire,
ce n’était pas de l’histoire
ou de la géographie, c’était
enseigner. Quelle que soit la matière.
Or, il s’est avéré que
j’étais meilleur en histoire-géo
qu’en math ou que dans d’autres
matières…
Je voulais enseigner, justement pour l’aspect
psychologique de la profession, pour la
rencontre entre le prof (moi) et des élèves
venant de tout milieu et essayer de faire
en sorte de satisfaire et comprendre tout
le monde, avec pour objectif de finir l’année
en ayant une réussite optimale.
C’est dans cette optique que j’envisageais
le métier de prof.
> A quoi espères-tu
que ta formation te mènera ?
- Ce que je souhaite aujourd’hui,
c’est devenir psychologue du travail
au sein d’une grande entreprise. Ceci,
pour deux raisons principales. D’abord,
je ne vais pas m’en cacher, pour les
salaires qui sont assez alléchants
dans ce type de structure. Et ensuite, pour
la diversité du travail qui est due
au nombre des salariés.
> En quoi consiste
cette profession ?
- Je vous le disais, c’est très
varié… Ca peut être créer
des outils d’évaluation et
de valorisation du potentiel humain de l’entreprise.
Ou encore, participer au recrutement et
à la formation professionnelle, étudier
les profils des candidats pour un poste,
conseiller et accompagner les salariés
au sein de la structure…
C’est une profession où le
contact humain a une place prédominante.
Un psychologue d’entreprise se doit
d’être en rapport avec l’ensemble
du personnel et d’être attentif
à chacun.
> Possèdes-tu
déjà des expériences
professionnelles dans ce domaine d’activité,
par le biais d’un stage ou autre ?
- Non. Je n’ai fait aucun stage pour
l’instant. D’une part, parce
que jusqu’à maintenant, ça
ne nous a pas été demandé.
Et d’autre part, parce que pendant
l’année, je n’ai pas
le temps et que pendant les vacances scolaires,
je fais pas mal de jobs pour gagner un peu
d’argent.
Mais, par la suite, et si je reste dans
cette filière, je devrais effectuer
des stages inclus dans le cursus. Là,
j’aurai des plages aménagées
dans mon emploi du temps pour les réaliser.
> Et comment
as-tu découvert ce métier
? Quelqu’un de ta famille le pratique-t-il
?
- Non, pas du tout… En fait, après
mon année de DEUG d’histoire,
j’étais un peu largué.
Je ne savais pas quoi faire et même
si je savais quels domaines me plaisaient,
j’étais un peu « largué
». Du coup, je suis allé à
l’ONISEP. J’ai expliqué
ma situation, j’ai dit ce que j’aimais
faire et ce que je n’aimais pas faire…
Là, on m’a proposé plusieurs
types de carrières en fonction de
mes goûts et parmi celles-là,
j’ai finalement choisi le métier
de psychologue d’entreprise. Mais
je vous avouerais que sans ce passage à
l’ONISEP, je n’aurais jamais
pensé à m’orienter vers
ce type de profession, et peut-être
qu’aujourd’hui, je serais encore
dans le flou le plus total…
> Pour finir, et étant donné
que tu as dû te renseigner sur cette
profession, est-il nécessaire de
disposer de certaines qualités pour
exercer ce métier ?
- Evidemment... Dans tout métier,
je pense qu’il y a des qualités
indispensables. D’autant plus lorsqu’il
s’agit d’un travail où
l’on est quotidiennement en rapport
avec d’autres personnes.
Il faut être à l’écoute
de chacun, avoir l’œil ouvert
en permanence pour détecter les anomalies
et les problèmes susceptibles de
se présenter au sein de l’équipe.
Il faut également avoir un bon esprit
d’analyse et de synthèse, justement,
pour résoudre ces différents
problèmes. Et puis, pour terminer,
mais ça, je pense que c’est
valable pour n’importe quelle profession,
il faut être méticuleux et
patient.
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Marion
. (18 ans)
1ère année de psychologie
à l’Université Catholique
de Lille.
Marion, 18 ans, veut devenir psychologue
pour enfants et adolescents dans un centre
spécialisé pour jeunes en
difficultés.
> Peux-tu nous présenter ton parcours
scolaire ?
- L’année dernière j’ai
obtenu un BAC ES au Lycée Saint Joseph
du Havre. Je n’avais pas d’idée
précise sur mon avenir professionnel.
> Pourquoi avoir
choisi la psychologie ?
- J’avais envie de travailler dans
le secteur social. De plus, en terminale,
les cours de philosophie traitant de Freud
et de l’inconscient ont éveillé
ma curiosité.
> Où
et comment se déroulent tes cours
?
- J’ai choisi le privé, car
en fac, je trouve que les étudiants
ne sont pas assez encadrés. A l’Université
nous avons 21 heures de cours, plus le travail
personnel. Les 3 heures “ d’introduction
psychologique” et les 3 heures de
“psychologie générale”,
abordent les bases de la psychologie. Sinon,
nous avons également des cours de
statistiques, d’anglais, d’informatique...
Ces cours sont théoriques et s’accompagnent
de TD. Il faut apprendre par coeur ses cours.
Et en Licence, le cursus comporte un stage
obligatoire.
> Qu’aimes-tu
dans le métier de psychologue ?
- Le fait d’écouter, d’aider
les personnes, de comprendre et d’analyser
les origines des problèmes.
> Quels sont les inconvénients
de la profession ?
- Il y a des problèmes difficiles
à entendre. Le psychologue porte
un peu “toute la misère du
monde” sur ses épaules.
> Voudrais-tu
te spécialiser dans la psychologie
?
- Oui, j’aimerais devenir psychologue
pour enfants et adolescents. Le problème
de ce métier est qu’il est
très dur moralement, alors j’hésite
encore. J’ai 5 ans d’études
pour décider si oui ou non je travaillerais
avec des jeunes en difficulté. Il
faut savoir que l’on peut être
psychologue généraliste, psychologue
social (étudie les comportements
des groupes) ou psychologue clinicien en
hôpital psychiatrique par exemple.
Il est donc possible que je change d’avis
et que je choisisse de me réorienter
vers l’une ou l’autre de ces
voies.
> On confond
souvent psychiatre et psychologue, peux-tu
nous expliquer quelles sont les différences
?
- Les différences se situent essentiellement
au niveau des études. Le psychiatre
est un médecin qui peut prescrire
des médicaments. Le psychothérapeute
possède une formation courte en séminaire.
Quant au psychanalyste, il doit subir une
analyse avant d’exercer.
> Sur quoi travailles
–tu actuellement ?
- Nous effectuons, par groupes de 4, une
étude pratique pour le cours “méthode
psychologique”. Nous devons observer
les piétons à un carrefour
routier ou dans le métro et établir
une grille d’observation. Ce devoir
est sympathique.
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