Emmanuèle
C. (20)
Etudiante en dernière année
à l’EFAP (Ecole Française
des Attachés de Presse)
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Emmanuèle n’était pas
sûre de ce qu’elle voulait faire
après ses études. Aujourd’hui,
grâce aux stages qu’elle a pu
effectuer, elle a trouvé sa vocation.
Avec force détail, elle nous parle
du métier qu’elle a choisi.
> Quel est ton
cursus scolaire ?
- J'ai fait un baccalauréat L puis
je me suis toute suite dirigée vers
l'EFAP. Je n'ai pas fait d'autres études
du type fac ou autres écoles. Je
ne trouvais pas ça nécessaire
pour le domaine qui m'intéressait.
> Comment se
présentent tes cours cette année
?
- Cette dernière année est
assez prenante et est consacrée presque
entièrement à la vie en entreprise.
Je suis en stage à plein temps et
je suis les cours de l'EFAP le soir. C'est
un rythme très soutenu. Il faut réussir
à trouver un bon compromis entre
les obligations de stage et le travail scolaire.
Nous avons au cours de l'année des
études de cas (travaux en groupe)
qui nous plongent dans l'univers professionnel
en nous confrontant à des directeurs
de communication ou des dirigeants. C'est
aussi très difficile à gérer
en plus d'un emploi du temps assez chargé.
Pourtant c'est important car cela permet
d'être plus efficace en stage. Concernant
les cours, ils sont beaucoup moins nombreux
que durant les deux premières années,
et sont aussi mieux ciblés. La nouveauté
cette année c'était les cours
de négociation, compétence
indispensable dans la branche professionnelle
que j'ai choisie.
> Quels types
de stages as-tu effectué ?
- Les deux premières années
j'ai occupé le poste de chargée
de communication, tout d'abord au sein d'une
association, puis au sein d'une «
web agency ». Ensuite, j'ai cherché
ce qui me passionnait vraiment. J’avais
envie de me rapprocher un peu des médias
et j'ai trouvé l'opportunité
d'effectuer un stage d'un an, dans une centrale
d'achats d'espaces publicitaires.
On m'a donné l'opportunité
d'apprendre le métier de Médiaplanneur
et j'en ai profité ! Dans la région
il n'existe que trois centrales d'achats.
Pour savoir ce qu'est le médiaplanning
il est préférable d'évoluer
dans ces agences
> Peux-tu citer
quelques missions de ton dernier stage ?
- Avant de commencer à gérer
des dossiers, il faut prendre connaissance
du métier de Média
planneur, du fonctionnement de l'agence
face aux régies publicitaires, des
supports. On passe d'abord par une phase
de découverte. Ensuite, on commence
à prendre en main certains dossiers.
J'organise par exemple la mise en place
des campagnes radio pour mes clients. L’élaboration
de grilles de diffusion, selon les audiences
des différentes radios, suivi de
la mise en onde, etc. Chaque support a un
fonctionnement différent.
Je me suis aussi occupée de gérer
les campagnes d'affichage : choix des réseaux,
planification de l'affichage, réservation
des panneaux, etc.
Médiaplanneur c’est aussi effectuer
des études... Je travaille beaucoup
avec la Belgique, en stage. Par exemple,
leur réseau d'affichage n'est pas
du tout soumis à la même réglementation
et n’a pas les mêmes contrôles
affimétrie (NDLR : mesure d’audience
de l’affichage urbain) qu'en france.
On effectue donc des études de positionnement
des panneaux selon les réseaux choisis.
On positionne les panneaux, pour voir s'ils
sont intéressants ou non pour le
secteur géographique que nous voulons
toucher. C'est aussi des études de
marché pour de la prospection clientèle...
Il faut aussi savoir négocier. On
est souvent amené à demander
des devis, des prix, pour des campagnes
ou des opérations de partenariat.
Il faut toujours essayer d'obtenir le meilleur
prix. Cela passe par un relationnel entretenu
et une négociation rondement menée.
> Que retires-tu de cette expérience
?
- Une rigueur dans le travail. Une connaissance
plus approfondie des coulisses de la publicité.
J'appelle ça comme ça parce
que c'est toute l'organisation qu'il y a
derrière une campagne de publicité
et que le consommateur ne connaît
pas.
J'ai une meilleure appréciation budgétaire
des supports, je me rends mieux compte des
coûts d'une campagne ce qui permet
de mieux négocier lorsqu’on
prend conscience que les prix sont trop
élevés.
Une autonomie plus importante que dans mes
précédents stages.
Une responsabilisation. En ayant une plus
grande autonomie, on se retrouve parfois
a faire des bêtises (ça m'est
arrivé) mais on est là pour
apprendre. On fait plus attention et on
assume ! Souvent dans un stage on se repose
sur le responsable en considérant
qu'il doit nous superviser entièrement.
J'ai davantage considéré mon
stage comme un emploi. Vu la quantité
de travail et l'implication que j'y mettais,
je ne me sentais absolument pas en stage.
Sinon : Un carnet de contact bien rempli.
Mais avant tout : j'ai trouver LE métier
que je voulais faire, un bon compromis entre
commercial et communication.
> As-tu la même
perception du métier qu’avant
?
- Une meilleure ! Dans les écoles
de communication, enfin à l'EFAP
en tout cas, Médiaplanneur, ce n'est
pas un métier réellement mis
en avant. Les offres de stage sont rares
et nous n'avons pas eu, durant les trois
années du cursus, de cours de médiaplanning.
En effet, pour comprendre le métier,
il faut se plonger dedans, impossible de
faire ça théoriquement. Avant
mon stage j'avais une perception du type
« c'est beau, on achète de
la pub, ça ne doit pas être
compliqué ». Maintenant, je
comprend mieux toute la logistique qu'il
y a derrière, le temps que prend
la mise en place d'une campagne avec les
relations client/agence/supports que ça
implique. Ca demande une rapidité
dans le décision (enfin je trouve)
surtout quand les clients décident
de mettre en place une nouvelle opération
à la dernière minute. Je pensais
ça simple, ça ne l’est
pas tant que ça, du moins au début,
après on commence à prendre
le rythme, à connaître les
interlocuteurs
> Que veux-tu
dire par « C’est beau on achète
de la pub, ce n’est pas compliqué
» ?
- Ça a l'air d'être un métier
assez sympa, tu travailles dans le milieu
de la pub, tu ne crées pas, tu places.
C'est difficile d'avoir de l'imagination
en permanence. Je pensais qu'acheter de
la publicité c'était simple.
Tu dis ce que tu veux, tu achètes,
tu places. Maintenant, je sais qu'il faut
prendre en compte les changements de décision
des clients, les impondérables, les
impossibilités, face à certains
plannings de parution en presse ou de diffusion
en radio. Que pour l'affichage, il faut
réserver avant d'acheter. Je ne savais
pas tout ça. J'avais une vision un
peu candide de l'achat d'espace.
> As-tu des
conseils pour ceux qui voudraient exercer
ce métier ?
- Simplement, je dirai qu’il faut
savoir être patient. Il faut aussi
savoir prendre des initiatives et être
capable de proposer des solutions pour les
clients qui ne savent pas vraiment ce qu’ils
veulent.
> Quelles sont tes perspectives d’avenir
?
- Pour tout dire, j’espérais
l’embauche dans la boîte où
je suis actuellement en stage. Mais malheureusement,
on ne m’en a pas reparlé…
Alors j’attends. Ce que je sais, en
tout cas, c’est que c’est ce
métier que je veux exercer.
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Pascaline
L. (19 ans)
En seconde année à l'EFAP
Lille (Ecole Française des Attachés
de Presse)
> Quel est ton cursus scolaire ?
- Après, un BAC ES à Rouen,
je me suis d’abord tournée
vers le Tourisme. Puis, lors d’un
forum des Ecoles sur Paris, j’ai découvert
les métiers de la Communication.
Bien que mon école existe sur Paris,
j’ai préféré
suivre mes cours sur Lille.
> C’est
donc un peu par hasard que tu as trouvé
cette seconde orientation ?
- Le choix d’exercer une profession
dans le milieu touristique n’était
pas un choix définitif. J’hésitais
encore. Ce sont les stages de l’école
de communication qui m’ont finalement
convaincue de choisir cette voie.
> Justement, as-tu déjà
effectué des stages ?
- Actuellement, je suis stagiaire pour une
agence de communication qui travaille sur
tous les supports publicitaires. L’année
dernière pendant 2 mois, j’étais
l’assistante de l’Attachée
de presse d’un nouveau parc de
loisir. Ce stage m’a beaucoup plu,
j’ai participé à la
création de la plaquette, l’élaboration
du fichier de presse….
> Qu’est-ce qui t’attire
dans le métier d’Attaché
de presse ?
- Le métier est diversifié,
on touche à tout. De plus, j’aime
le contact avec les personnes.
> Ce que tu
apprécies le moins ?
- Le côté rédactionnel…
peut être.
> Dans 10 ans, professionnellement, où
te vois-tu ?
- Je serai attachée de presse d’une
grande entreprise d’habillement. Pas
forcement dans le secteur du luxe, mais
une marque de prêt à porter
assez tendance.
> Où
n’aimerais-tu pas travailler ?
- J’ai une image assez négative
du travail en mairie, de la communication
institutionnelle et je déteste la
politique. Cependant je peux me tromper.
> As-tu déjà
une idée du prochain stage que tu
effectueras ?
- Je souhaiterais être stagiaire pour
une grande entreprise, car mes précédentes
expériences se sont déroulées
au sein de petites infrastructures. J’ai
envie de changer, d’élargir
mes horizons.
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