Emilie
Debonté (19 ans)
en première année de licence
d’Arts Plastiques, Université
de Lille 3
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Quel cursus as-tu suivi jusqu’à
présent et comment envisages-tu la
suite ?
- J’ai obtenu un Bac artistique mention
bien, l’an passé (2003-2004)
et je me suis directement inscrite à
la fac. Ce que je souhaiterais, ce serait
de pouvoir enchaîner par une formation
plus orientée « graphique »,
à Saint-Luc, à Tournai. Ou
pourquoi pas, si mon dossier et mes compétences
me le permettent, intégrer l’école
des Beaux Arts. Mais bon, je n’en
suis pas là et je vais déjà
m’investir à fond dans la licence,
pour pouvoir faire ce que je veux ensuite.
> Pourquoi ce
choix d’un parcours artistique ?
- En fait, je n’ai jamais envisagé
de me lancer dans autre chose que le dessin
et l’art en général…
Depuis que j’ai huit ans, c’est
vraiment mon unique passion. J’adore
passer mes journées libres à
flâner dans les musées, dans
les expositions de peinture. Ce que j’aime
dans l’art, c’est qu’en
observant un tableau ou une sculpture, on
peut se rendre compte de la façon
de penser de l’artiste, de la manière
dont il analyse la société
dans laquelle il vit.
> Quels types
d’expériences as-tu dans le
domaine artistique ?
- Ca dépend de ce que vous entendez
par expériences… Après
tout, je n’ai que dix-neuf ans et
avec mon niveau d’études, je
ne peux pas trouver de boulot dans le domaine
que j’affectionne.
Mais, je sais que cette situation est temporaire
et en attendant que cela change, je me conçois
un book dans lequel je rassemble mes photos,
des reproductions de tableaux que je réalise,
mes dessins… On ne sait jamais, cela
me servira certainement un jour.
> Et à
quelle carrière te destines-tu ?
- Si je souhaite intégrer les Beaux
Arts, c’est parce que j’aimerais
devenir restauratrice
d’œuvres d’arts. Mais
je sais très bien que le parcours
à suivre pour y parvenir est dur.
Il n’y a que peu d’élus
pour cette profession. Seuls les meilleurs
sont pris et ce n’est pas qu’une
question de travail.
En effet, je pense que pour avoir accès
à ce métier, il faut avoir
un réel don artistique.
> Et à
part ce don artistique, quelles autres qualités
sont nécessaires dans cette profession,
selon toi ?
- Elles sont assez nombreuses… Dans
le désordre, je dirais, l’habileté
manuelle, la minutie, la patience, la précision,
le soin et le calme. Il ne faut pas non
plus oublier, de bonnes connaissances dans
les domaines historique, artistique et culturel.
Je pense que ça aussi, c’est
très important pour être capable
de restaurer un tableau en gardant le même
état d’esprit que celui qu’avait
l’artiste quand il l’a réalisé.
> Pour terminer,
peux-tu nous dire où tu te vois d’ici
une dizaine d’années…
?
- Comme ça, je dirais… Dans
dix ans, je travaillerais pour le musée
du Louvres et d’autres grands musées
nationaux et je serais ce que je vous ai
dit que je voulais être : restauratrice
d’œuvres d’arts. Je sais,
ça peut paraître ambitieux,
mais il faut se fixer des objectifs dans
la vie !
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