Vincent
M. (20 ans)
Licence de Coordinateur de projets
en aménagements paysagers
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> Tu as fait un bac STAE. En quoi
consiste cette formation ?
- STAE signifie Sciences et Technologies
de l’Agronomie et de l’Environnement.
C’est une filière technologique
; par conséquent, pour le bac,
il y a une moyenne entre le contrôle
continu (40%) et terminal (60%). Durant
notre dernière année,
nous devions choisir une option (production
animale ou végétale).
Elle dépend du métier
qu’on souhaite exercer plus
tard. Il y a de nombreuses possibilités
: l’élevage, la production
céréalière, le
maraîchage … et l’aménagement
paysager.
De plus, c’est un bac professionnel
puisqu’on a, au minimum, huit
semaines de stage à effectuer.
> Où
as-tu effectué tes stages ?
- J’en ai fait deux. Le premier
dans une exploitation agricole à
Marcq-en-Ostrevent. C’était
un stage de découverte du milieu
agricole. Je m’occupais de la
traite des vaches, de labourer les
champs…
Le deuxième stage a eu lieu
dans une serre horticole : la Serre
Dambrine, à Sin le Noble.
J’ai principalement travaillé
sur la production des chrysanthèmes.
> Qu’as-tu
fait après ton bac ?
- J’ai fait un BTS Aménagements
Paysagers pendant deux ans à
l’institut de Genech.
Avant mes résultats d’examen,
j’ai postulé à
plusieurs licences professionnelles
(Angers, Lille, Genech, Limoges).
Au final, j’ai choisi de faire
celle de Lille 3, en coordinateur
de projet en aménagements paysagers.
Elle se déroule sur trois sites
: Tourcoing, Lesquin et Genech.
> As-tu
fait des stages après ton bac
?
- Nous en avions uniquement en première
année de BTS, durant 17 semaines.
J’ai commencé mon stage
pendant 6 semaines à Avenir
Jardin, une entreprise d’espaces
verts situé à Aniche.
Je me suis occupé de l’entretien
des parcs et jardins, de poser des
clôtures… Etant donné
que les missions proposées
ne correspondaient pas à mes
attentes, j’ai changé
d’entreprise.
Je voulais faire des réalisations
concrètes et pas seulement
tondre des pelouses ! J’ai trouvé
un autre stage à D’Halluin
Parcs et Jardins à Marcq-en-Ostrevent.
Là, j’ai réalisé
des jardins pour des particuliers
et surtout des bassins aquatiques.
C’était enfin du concret
!
En licence, je dois également
faire un stage. Cette fois-ci, j’ai
cherché très tôt
afin d’être sûr
d’avoir un stage correspondant
à mes attentes. A partir du
mois d’avril, je serai à
Atelier Numérique.
C’est un bureau d’étude
à Valenciennes où ils
font des plans de jardins.
> Au cours de tes stages, qu’as-tu
appris ?
- Avant d’intégrer un
bureau d’études ou technique
pour la réalisation, il faut
avoir des bases.
Sur le terrain, j’ai découvert
la vie d’un chantier, ce qu’il
y avait à faire, comment le
faire…
Ces éléments ne sont
pas étudiés en cours.
Dans un bureau d’études,
il faut résoudre les problèmes,
afin que la réalisation finale
soit cohérente. Il faut également
bien gérer les relations avec
le client afin de pouvoir répondre
à ses réelles attentes.
> Concrètement, qu’apprends-tu
en licence ?
- Ma formation est un plus par rapport
à mon BTS. Nous devons être
professionnels alors que nous sommes
encore étudiants, notamment
pour la réalisation de travaux
concrets, en relation avec des municipalités,
comme celle de Lille ou de Seclin,
par exemple. On se rapproche de notre
futur métier. C’est pour
cela que nous passons beaucoup de
temps sur le terrain.
Elle me semble plus concrète
même si je me demande toujours
pourquoi j’ai certains cours
comme psychologie ou sociologie. Côté
travail personnel, nous avons plusieurs
dossiers à faire, seul ou en
groupe, comme des analyses de sites,
l’histoire des jardins, des
propositions de réaménagements
d’espaces verts…
> Quelles
qualités faut-il pour être
paysagiste ?
- Je pense qu’il y en a quatre
importantes. Tout d’abord, l’organisation
et l’inventivité. L’aménagement
paysagiste est un métier de
créatif, mais il faut respecter
les contraintes de temps, de taille…
Ensuite, l’écoute. Les
relations avec le client sont primordiales.
Il faut être à son écoute
pour répondre au mieux à
ses attentes. Pour finir, l’ingéniosité.
Il faut trouver des astuces pour mélanger
harmonieusement les formes, les couleurs,
le moderne et l’ancien.
> Quelles
sont tes perspectives d’avenir
?
- Il y a deux types de travaux qui
m’intéressent. Travailler
dans un bureau d’étude,
de conception paysagère ou
en liaison avec les monuments historiques
pour la restauration des parcs anciens.
Par la suite, j’espère
pouvoir créer mon propre cabinet
d’architecte paysagiste.
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