Xavier
Weinberg (22 ans)
En maîtrise de Droit, voudrait
devenir Notaire
Société: Université
de Lille 2 |
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La rentrée n’a
pas encore eu lieu, et pourtant, c’est
à la Fac que Xavier et moi nous sommes
fixés rendez-vous. Pour la quatrième
année, c’est là qu’il
suivra ses cours, car après un Bac
économique, il y a entamé
des études de Droit. Le DEUG et la
Licence en poche, il entre cette année
en Maîtrise. Après ça,
il me confie qu’il compte poursuivre
par des études pour devenir notaire.
> Sans revenir
sur ton cursus, peux-tu nous dire exactement
comment tu vois la suite de tes études
?
- En fait, quand j’aurai ma Maîtrise,
à la fin de l’année,
si tout va bien, j’aurai deux possibilités.
Soit, je passe par une école de notaire,
soit je continue en Fac avec un DESS. Je
pense que je choisirais la seconde option,
car je me suis habitué au système
universitaire. En plus, ça me permettra
de rester proche de mes potes.
> As-tu déjà
réalisé des stages qui t’auraient
permis d’avoir une expérience
du domaine ?
- Pas encore. J’ai déjà
travaillé un mois en étude
notariale, mais ce n’était
pas un stage, c’était un job
d’été. J’ai fait
ça juste après mon DEUG, pendant
le mois de juillet pour gagner des sous.
Le problème alors, c’est que
n’ayant aucune expérience et
aucune connaissance de ce milieu, je me
suis vu confié uniquement des tâches
subalternes. Mais bon ; pendant un mois,
j’ai pu découvrir ce qu’était
le boulot…
Sinon, quand je serai en DESS, si je continue
dans cette voie, je devrai réaliser
des stages.
Et mon expérience passée me
servira sûrement et me permettra peut-être
de m’adapter plus facilement.
> Pourquoi as-tu
choisi cette voie ?
- Ça peut paraître bizarre,
je sais, mais c’est un métier
qui m’a toujours intrigué.
Quand j’étais petit, je voyais
les notaires dans les films qui faisaient
les lectures de testament et je me disais
que moi aussi j’aimerais savoir ce
que les gens lèguent après
leur mort. Je me rends compte que cette
curiosité peut sembler malsaine et
un peu glauque, mais bon… il y a bien
des gens qui veulent devenir légiste
pour travailler dans une morgue, ce n’est
pas beaucoup mieux. En plus de ça,
c’est une profession où l’on
gagne bien sa vie. Donc voilà, c’est
pour ses deux principales raisons que je
me suis lancé dans cette voie.
> Selon toi
et d’après la brève
expérience que tu as eue de ce métier,
y a-t-il des qualités nécessaires
pour exercer ?
- Oui. Je pense qu’il y en a plusieurs.
Dans le désordre, je dirais : rigueur,
discrétion, organisation… Et
puis aussi, j’ai l’impression
qu’il faut être posé.
Je ne sais pas pourquoi, mais d’après
ce que j’ai vu, tous les notaires
le sont. En fait, je ne suis même
pas sûr que ce soit une qualité…
> Toujours d’après
ton expérience, crois-tu qu’il
existe des inconvénients dans cette
profession ?
- Le principal inconvénient que j’y
verrais, c’est que lorsque les gens
viennent voir le notaire, c’est rarement
pour des choses gaies. Je reprends l’exemple
du testament… Dans un cas comme celui-là,
il y a quand même eu le décès
d’un proche. La situation est donc
complexe et ça ne doit pas être
facile à gérer pour le notaire.
Bien sûr, je parle beaucoup de testament,
mais je sais bien que le travail de notaire
ne s’arrête pas à ça.
Il y aussi tout ce qui touche à la
propriété (achat/vente…).
Mais dans ces cas-là, je ne pense
pas qu’il y ait de problèmes…
> Quels conseils te semble-t-il nécessaire
de donner à ceux qui voudraient devenir
notaire ?
- D’abord, que les études demandent
beaucoup de travail et de rigueur. Il ne
faut pas se dire qu’on va tout réussir
sans bosser. Mais bon, ça je pense
que c’est partout pareil… Ensuite
je dirais qu’il faut avoir un look
classique, car il est très rare de
rencontrer des punks dans un cabinet notarial.
Ça paraît évident, mais
quand on voit certaines personnes à
la Fac, on se dit que c’est parfois
nécessaire de soulever la question.
Sinon, à mon avis, il faut essayer
de se trouver un stage avant de se lancer
dans ces études qui sont quand même
assez longues. Ceci, pour bien se rendre
compte de la réalité du boulot.
Ça permet d’éviter d’être
déçu par la suite et d’avoir
perdu son temps.
> Où
te vois-tu après le diplôme
?
- Oh, je n’envisage rien d’extraordinaire
et je pense que je ferai le parcours classique.
D’abord, en commençant par
être clerc
de notaire et après, dès
que ça sera possible, j’essaierai
de m’installer, soit seul, soit en
cabinet… Mais d’ici là,
j’ai encore quelques années
d’études à faire et
j’ai le temps de voir venir.
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