Pierre
Gressier (22 ans)
Étudiant en Master 1 d’informatique,
Université de Lille 1 |
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Quelle formation as-tu suivi ?
- J’ai un parcours classique. J’ai
obtenu un bac S spécialité
SVT (Sciences de la Vie et de la Terre).
Ensuite, je suis entré en DEUG Sciences
et Technologie Pour l’Ingénieur
(STPI) avant d’intégrer une
licence d’informatique puis un Master
1. J’ai commencé à avoir
des cours réels d’informatique
à partir du deuxième semestre
de deuxième année de DEUG
STPI.
> Quelles
sont les filières qui permettent
d’accéder à une licence
en informatique ?
- Il faut savoir qu’il n’existe
pas de DEUG informatique dans la région
Nord-Pas-de-Calais.
Il y a plusieurs possibilités avant
de suivre des études en informatique.
Il y en a trois plus courantes : soit faire
un DEUG STPI, soit un DEUG MIAS (Mathématiques
Informatique Appliquées aux Sciences)
ou un DEUG MIAGE (Méthode Informatique
Appliquées à la Gestion des
Entreprises).
> Pourquoi as-tu
décidé de t’orienter
vers l’informatique ?
- J’ai toujours été
attiré pars les nouvelles technologies
et en particulier l’informatique.
Ayant eut la chance d’avoir un ordinateur
très jeune chez moi, j’ai pu
assez vite découvrir l’informatique,
et cette passion n’a fait que se renforcer
de jour en jour !
> Comment se
présentent tes cours cette année
?
- On a cinq modules qui ont chacun : 1h30
de cours pour 1h30 de travaux dirigés
et 2h de travaux pratiques. En moyenne,
nous avons 25h de cours par semaine. Nos
cours sont en grande partie théorique.
Le parc informatique de l’université
n’est pas assez important pour que
chaque étudiant puisse suivre l’ensemble
des cours devant un ordinateur. C’est
également pour cela que tous nos
examens sauf un se font par écrit
(y compris pour l’examen sur les lignes
de codes !). Seul le projet encadré
se déroule sur ordinateur : on travaille
en binôme sur un projet (par exemple
: l’écriture d’un logiciel
pour gérer un projet) et le professeur
nous fait passer un partiel d’une
heure où on doit lui expliquer notre
démarche.
Travailler en binôme pour les travaux
pratiques est plus sympa que d’être
seul devant son ordinateur. De plus, dans
la vie professionnelle, le travail se fait
souvent en équipe ; c’est donc
un bon apprentissage.
> Ce sont donc
des cours très généralistes.
- La spécialisation se décide
au deuxième semestre de la première
année de master. Il y a 13 possibilités.
Il faut en choisir 4 sur les 13. Ils sont
fonction de nos goûts et de ce que
nous voulons faire plus tard.
Ceux qui se destinent à la recherche
préfèrent prendre le cours
d’histoire et d’épistémologie
du calcul et de l’informatique, alors
que ceux qui veulent créer des jeux
vidéo optent pour celui de programmateur
3D.
La spécialisation commence réellement
à partir du Master 2.
> Y a-t-il beaucoup
de travail personnel à fournir ?
- Jusqu’en licence, il y en peu. Par
contre, à partir du master, c’est
plus conséquent.
Nous avons chaque semaine les travaux pratiques
à terminer chez nous, ainsi que des
projets à monter.
> Y a-t-il une
continuité dans les cours proposés
entre la licence et le master 1 ?
- Certains cours sont les mêmes. Il
s’agit d’un approfondissement
des connaissances ; c’est le cas notamment
des cours sur l’architecture de l’ordinateur
(élémentaire, évoluée
puis experte).
Avec la réforme Licence Master Doctorat,
il y a eu quelques changements. En effet,
certaines options qui existaient uniquement
en maîtrise sont maintenant présentes
en troisième année de licence.
Auparavant, en licence, nous n’avions
pas cette possibilité.
> Est-ce qu’au cours de ta formation,
tu as eu des stages à faire ?
- Ma deuxième année de DEUG
STPI commence par un stage de deux mois
(septembre – octobre). Il a pour but
de nous faire découvrir le monde
de l’entreprise. Je l’ai fait
comme consultant informatique local de France
Télécom. C’est un groupe
de dépannage informatique interne
à l’entreprise. Il est chargé
du parc utilisé par 150 personnes.
Au sein de ce service, la moitié
du personnel était en contrat d’apprentissage
; par conséquent, le directeur avait
l’habitude de confier des missions
à des jeunes. Au fil du temps, j’avais
de plus en plus de responsabilités.
Par l’intermédiaire de ce stage,
j’ai appris le fonctionnement d’un
service de dépannage avec les différents
niveaux (le front office en lien direct
avec le client, le back office qui intervient
si le front office n’arrive pas à
résoudre le problème et pour
finir les experts si le problème
persiste) avec toutes les contraintes notamment
de temps de ce métier.
> Est ce que
des stages sont prévus dans la formation
universitaire en informatique ?
- Il y a un stage facultatif prévu
entre la licence et la première année
de master. Il dure trois mois. Personnellement,
j’aurais aimé de faire mais
je n’avais pas trois mois de vacances
puisque j’ai un job étudiant
pendant l’année.
Pour ceux qui font le stage, ils ont un
rapport à rédiger et une soutenance
à passer. Leur note compte pour le
deuxième semestre de l’année
de master 1. Pour ceux qui ne font pas le
stage, ils doivent monter un projet sur
lequel ils seront évalués.
> Quelles sont
tes perspectives d'avenir ?
- Dans un avenir proche, finir mon Master
1 puis faire un Master 2 professionnel.
Après, je verrai les opportunités
qui se présentent à moi !
J’hésite encore entre les réseaux
et la programmation pure.
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