Sabrina
A. (24 ans)
Master en traduction spécialisée
multilingue, université
de Lille 3, Villeneuve-d’Ascq
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> Quel est ton cursus jusqu’à
présent ?
- J’ai passé un Bac littéraire
en 1999. Avec allemand en première
langue, anglais en deuxième,
et en plus de ça, je faisais
du russe et du latin. A l’examen,
j’ai donc passé les quatre
langues.
Après ça, je ne me suis
pas directement orientée vers
la fac. Je ne m’y suis inscrite
qu’en 2001. J’ai eu le
DEUG, puis la licence et aujourd’hui,
je suis donc en première année
de Master. Je continue l’anglais,
l’allemand et le russe, mais
j’ai opté pour l’italien
au lieu du latin.
> Et,
qu’as-tu fait entre l’obtention
de ton Bac et le moment où
tu t’es inscrite à l’université
?
- En fait, j’ai souhaité
me perfectionner en anglais et en
italien. Enfin, pour ce qui est de
l’italien, je n’avais
que des notions de la langue…
Bref, pendant ces deux années,
j’ai donc effectué des
voyages linguistiques. Et ainsi, j’ai
travaillé en tant que jeune
fille au pair pendant huit mois dans
la banlieue de Londres et neuf mois
à Sienne, en Italie. C’est
pour cela que j’ai 24 ans et
que je ne suis qu’en première
année de master.
> Et pour ce qui est de l’allemand
et du russe ?
- Pour l’allemand, la raison
est très simple. Ma grand-mère
est d’origine allemande et depuis
toute petite, je parle cette langue
en plus du français pour me
faire comprendre d’elle. Donc,
avant même d’apprendre
cette langue à l’école,
je disposais déjà d’un
très bon niveau à l’oral.
En ce qui concerne le russe, je ne
le parle pas aussi bien que les trois
autres langues. Mais, j’ai souhaité
continuer, car j’aime beaucoup
les langues slaves et leurs sonorités
surtout. En plus, étant donné
la carrière à laquelle
je me destine, je pense que ça
me servira toujours.
> Et quel
genre de carrière envisages-tu
?
- Je souhaiterais devenir Traductrice,
ou plutôt, Interprète.
Mais pas n’importe laquelle…
Ce que j’aimerais par-dessus
tout, serait de trouver ma place au
sein des institutions européennes
à Bruxelles… au parlement
européen par exemple.
> Et qu’est-ce qui t’a
poussée vers ce choix de carrière
?
- D’une part, parce que je sais
que c’est un domaine d’activité
où si l’on vaut quelque
chose, on peut trouver assez facilement
du travail et vu la situation économique
actuelle, ce n’est pas négligeable.
D’autre part, parce que j’ai
beaucoup de facilités dans
l’apprentissage des langues,
donc je pense que je dois en profiter.
Et enfin, par curiosité…
En effet, en faisant ce travail, je
pourrais être au courant de
tout ce qui touche à l’Europe,
puisqu’en étant interprète,
je participe d’une certaine
manière aux débats…
> Quelles
qualités faut-il, d’après
toi, pour ce travail ?
- Bien évidemment, l’écoute,
mais aussi, le sens du contact, une
excellente élocution et une
parfaite maîtrise des accents.
Et savoir également être
discret. Mais au-delà des qualités,
il y a aussi une compétence
indispensable à acquérir…
Elle est d’ailleurs tellement
évidente que l’on n’y
pense pas forcément. Il s’agit
d’être capable de parler
et d’écouter en même
temps, quand on fait de la traduction
simultanée. Si l’on n’est
pas capable de faire ça, ce
n’est pas la peine de faire
ce travail… Du moins, c’est
ce que je pense.
> Où
te vois-tu dans dix ans ?
- Alors, dans dix ans, j’espère
être à Bruxelles et travailler
au parlement européen en tant
qu’interprète…
Je me vois aussi mariée, avec
deux enfants, vivant dans un bel appartement.
En bref, j’espère que
d’ici à une dizaine d’année,
j’aurais une bonne situation
tant au niveau personnel que professionnel.
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