Xavier
D. (25 ans)
Etudiant en 7ème année
de médecine (la première
en tant qu'interne)
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> Comment en es-tu arrivé à
choisir d’étudier la médecine
?
- J’ai obtenu mon baccalauréat
spécialité maths, en 1997,
au Collège de Marcq. La médecine
m’a tout de suite intéressé
et j’ai donc passé le fameux
concours à l’issue de ma première
année d’études. Il faut
savoir qu’en médecine, tu as
le droit de passer deux fois ce concours,
voire trois si tu termines 10 places derrière
le nombre de candidats reçus. J’ai
eu le concours du premier coup, terminant
à la 111e place (le « numerus
clausus était de 230).
> Et pour arriver
ensuite jusqu’à l’internat
?
- Les années se sont enchaînées,
avec 2 années de premier cycle et
4 années de deuxième cycle.
En 2e année, on commence à
avoir de la sémiologie (signes cliniques
des fonctions de l’organisme) et on
doit être présent 4 heures
par semaine en hôpital. A partir de
la 3e année, on apprend la médecine
en fonction des appareils, des spécialités
: locomoteur, gynéco, cardio, dermato…
Ces spécialités sont échelonnées
jusqu’à la 6e année.
On obtient le statut d’externe à
partir de la 4e année, où
on est en stage tous les matins, sachant
que l’on change de stage et de spécialité
tous les 3 mois. A la fin de la 6e année,
on passe le concours pour être interne
en médecine générale
ou en spécialité. J’ai
opté pour la première solution.
> Un petit mot sur les stages que tu
as effectué jusqu’à
présent ? Qu’en retires-tu
?
- Au cours des stages, on a plus ou moins
de responsabilité en fonction du
niveau de cursus, des services, mais aussi
de l’établissement : on te
laisse plus de possibilités en périphérie,
où il y a moins de hiérarchie,
qu’au CHR de Lille par exemple. Au
cour de mes deux derniers stages (urgences
à Saint-Omer et en ce moment gynéco
à Douai), je fus au première
loge, étant donné que j’ai
déjà le grade de médecin.
Je suis presque le seul à voir le
patient du début à la fin.
En périphérie, quand il y
a des gestes à faire, le chef de
service te dit : « fais-le ».
Au CHR, on n’a pas la même possibilité
d’action car il y a plus d’échelons.
> As-tu encore
des cours ?
- Je suis des enseignements dirigés
ou des journées de séminaire
deux fois par mois. Mais on peut avoir d’autres
cours si on vise un diplôme supplémentaire.
J’ai ainsi passé un D U de
gériatrie, en vue d’une éventuelle
reconversion pour travailler en maison de
retraite. Il est important d’avoir
plusieurs cordes à son arc.
> Et la gynécologie dans tout
ça ?
- Je suis actuellement en stage de gynéco,
à Douai. Il y a plusieurs parties
dans la gynéco : médicales
(problèmes de contraception, de pilule
du lendemain, ménopause, stérilité…),
obstétrique ou grossesse (début,
interruptions, accouchements simples ou
à complication, suivi court…),
chirurgicales ou cancérologiques
(seins, utérus, ovaires avec une
prise en charge multi pluridisciplinaire).
Le stage permet d’appliquer ce qui
est vu en cours. Les qualités pour
réussir dans le métier sont
l’écoute et la compréhension
des patients. Il faut voir avec eux la meilleure
solution thérapeutique. Il faut aussi
avoir une grande capacité d’adaptation
: quand tu annonces une grossesse, c’est
joyeux, dans le cas contraire, il faut savoir
gérer les situations de crise en
étant diplomate, tout en restant
professionnel. Le fait de travailler en
équipe permet de gérer tout
cela.
> Un conseil
pour ceux qui voudraient suivre la même
voie que toi ?
- Il faut être persévérant.
C’est vrai que ce sont des études
longues et difficiles au niveau de la charge
de travail, mais les années passent
finalement très vite. Plus on avance,
plus on a de boulot et de responsabilité
en plus. En 7e année, si tu fais
une erreur médicale, c’est
toi qui te retrouves au tribunal…
C’est réjouissant de sauver
des malades, mais on ne guérit pas
toujours en médecine. Il faut alors
limiter les évolutions secondaires,
les handicaps ou les dépendances.
Il faut être fort dans sa tête
pour supporter certains « échecs
».
> Où
te vois-tu dans cinq ans ?
- J’aurais passé ma thèse
pour être docteur en médecine.
Après, je me vois bien m’installer
dans un petit cabinet en milieu péri-urbain,
où il n’y a pas le stress et
les problèmes de circulation de la
ville. Il y a aussi plus de possibilités
de gestes et d’implication dans le
traitement de tes patients.
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