Billet
Fabien (22 ans)
Adjoint au chef de la subdivision de
la DRIRE d’Indre et Loire (en
formation à l’école
des Mines de Douai)
|
 |
Après avoir erré
parmi les formations, trop théoriques
à son goût, proposées
par la fac, Fabien Billet s’est réorienté
vers l’école des Mines. Il
a donc passé le concours d’entrée
pour obtenir rapidement un diplôme
professionnel. Son année de formation
lui permettra d’obtenir un poste d’adjoint
au chef de la subdivision de la DRIRE (Direction
Régionale de l’Industrie de
la Recherche et de l’Environnement)
en septembre 2004.
> Pourquoi vous
êtes-vous orienté vers les
métiers du milieu industriel ?
- Car je suis tombé par hasard sur
une brochure qui présentait des concours
administratifs relatifs à la protection
de l’environnement. Je me suis dit
pourquoi pas ! De plus, en 2002 c’était
un domaine au cœur de l’actualité
avec AZF. Mais j’ai voulu en savoir
davantage pour ne pas partir à l’aventure.
J’ai donc rencontré un technicien
de la DRIRE de Lille pour avoir un réel
aperçu du métier. C’est
à partir de là que je me suis
inscrit à l’école des
Mines et c’est un choix que je ne
regrette pas.
> Comment s’est déroulée
cette année de formation ?
- J’ai eu des cours théoriques
relatifs au droit européen, à
la géologie, à la chimie analytique
et d’autres sur le fonctionnement
de l’administration en général,
avec une spécialité environnement
industriel et carrière. Puis, de
mi-novembre à mi-février,
j’ai effectué un stage de dix
semaines à l’entreprise Hawker
située à Arras. Je m’occupais,
au sein du service environnement, de réactualiser
les modes opératoires et la procédure
de la station d’épuration pour
répondre aux exigences de la norme
iso 14 001 et de la prise en charge de la
déclaration trimestrielle des déchets.
Actuellement, j’alterne les périodes
de cours et de stage à la DRIRE de
Tours. Ce stage est très intéressant
car il correspond au poste d’affectation
que j’aurai en septembre. Il me permet
de prendre contact avec mes futurs collègues,
mes boss et mes futures activités
et responsabilités professionnelles.
Je travaille en ce moment sur la rédaction
d’un arrêté préfectoral
et d’un rapport CDH (Comité
Départemental d’Hygiène).
> Qu’est
ce qui vous motive à aller chaque
jours au bureau ?
- Tout d’abord, j’en apprends
chaque jour un peu plus sur mon métier.
C’est l’application directe
de la théorie sur des cas concrets.
Ce stage est vraiment enrichissant car il
me permet de visualiser clairement mon futur
travail et de prendre petit à petit
la mesure de mon poste. Mais il me permet
aussi de profiter de l’expérience
de chacun (techniciens et inspecteurs).
> Quels sont
les avantages et les inconvénients
du métier ?
- Je ne vois pratiquement aucun inconvénient
si ce n’est un certain investissement
personnel à fournir. En revanche,
les avantages ne manquent pas ! C’est
un métier où l’on ne
reste pas statique dans un bureau. Je passe
un tiers de mon temps en déplacement
pour des visites d’inspection chez
les industriels. De plus, en étant
fonctionnaire, j’ai la sécurité
de l’emploi et la possibilité
d’évoluer rapidement. En outre,
les résultats de mon travail sont
directement visibles sur le terrain. L’impact
est concret et direct. Ce travail est donc
valorisant. Enfin, c’est un domaine
qui me plaît car j’agis directement
sur la protection de l’environnement
et la sécurité des hommes.
> Quelles sont
les qualités nécessaires pour
exercer votre profession ?
- Avoir beaucoup de disponibilité
car en cas d’accident il faut à
tout moment savoir se déplacer chez
l’industriel pour voir les mesures
à prendre. Il faut aussi savoir élargir
les bases du métier et avoir envie
de se rendre utile pour l’environnement
et la sécurité des personnes.
Sinon, d’un point de vue relationnel,
il faut être à l’écoute,
ouvert aux autres notamment aux industriels
et aux personnes de l’administration
pour être apte à répondre
à toute question. Il faut aussi savoir
faire passer une bonne image de l’administration
pour établir un bon contact avec
les industriels.
> Avez-vous
des conseils pour ceux qui souhaiteraient
suivre votre voie ?
- Ne pas se laisser abattre par la formation
en elle-même car c’est beaucoup
d’infos détaillées à
retenir en peu de temps. Et n’ayez
pas peur de bouger, voire de vous délocaliser
pour trouver votre place et évoluer.
> Avez-vous
déjà mesuré quelques
difficultés sur place ?
- Oui, concernant la circulation des informations.
Les délais ne sont pas toujours évidents
à respecter car une communication
mal acheminée amène des retards
au niveau de la procédure.
> Quelles sont
vos perspectives d’avenir ?
Je vais devoir rester trois ans à
mon poste d’affectation à Tours.
Puis, je souhaite évoluer vers un
poste de technicien principal pour arriver
à un poste de technicien chef.
|