Fannie
P.
Etudiante en agrégation
de Lettres Modernes (Lille)
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Peux-tu, pour commencer, nous décrire
ton parcours ?
- En 2002, j’ai obtenu mon bac
S. C’est pendant mon année
de Terminale que j’ai décidé
de ne pas continuer en sciences et
que je me suis orientée vers
une classe préparatoire littéraire,
au lycée Faidherbe à
Lille. Je voulais passer le concours
de l’Ecole Normale Supérieure,
donc je me suis orientée en
section Ulm – du nom de la rue
où se trouve l’ENS à
Paris – qui prépare aux
concours. J’ai fait trois fois
mon année de Khâgne,
j’ai « cubé »
comme on dit dans le jargon, parce
que je voulais vraiment réussir
le concours… En 2005, j’étais
environ 100e sur 75 reçus.
L’année suivante j’ai
terminé 86e.
Je savais que, quoiqu’il arrive,
j’allais préparer les
concours. Comme j’étais
admissible à l’ENS, j’ai
eu l’équivalence de Licence
à l’université.
Je suis donc entrée directement
en Master 1 de Littérature
française et, cette année,
j’ai préparé l’Agrégation
et le CAPES.
> Comment
as-tu choisi cette voie ?
- Si à la fin de la seconde
je suis passé en scientifique,
c’est parce que je le pouvais
et que je ne savais pas vraiment quoi
faire. C’est en Terminale que
j’ai eu le déclic…
mais c’est vrai que j’aurais
aimé trouver un diplôme
alliant sciences et lettres.
> A quoi
ressemblaient tes études cette
année ?
- C’était très
rythmé ! On avait cours du
mardi au jeudi et le vendredi était
consacré aux devoirs surveillés.
Ca m’a rappelé la prépa
au niveau de la charge de travail.
Par contre, la présence n’était
pas obligatoire aux cours, ni aux
DS.
> Comment
envisages-tu la suite de ton parcours
?
- Mon but, c’est d’avoir
l’Agrég. C’est
une première étape.
Ensuite, je verrai si je souhaite
continuer vers un M2 et un Doctorat.
J’ai déjà quelques
contacts avec un enseignant qui pourrait
diriger ma Thèse. Cependant,
je me méfie des évolutions
du système. Concrètement,
le nombre de poste est un frein…
on a connu les chiffre en décembre
et ça en a découragé
beaucoup. Cette année, il y
a 90 postes ouverts à l’Agrégation
externe, pour environ un millier de
candidats.
> D’après
ton expérience, quels sont
les avantages des classes préparatoires
?
- Par rapport à l’université,
on est plus encadrés et plus
poussés. Les professeurs étaient
exigeants mais nous donnaient aussi
beaucoup. Et puis, en prépa,
il y a un esprit de classe.
Avec les enseignants, on avait vraiment
l’impression de pouvoir échanger.
A la fac, ce qui intéresse
les profs, ce sont leurs recherches…
même si, bien sûr, il
y a des exceptions.
> Quels
conseils pourrais-tu donner à
ceux qui pensent suivre le même
chemin que toi ?
- De bien choisir leur prépa
et leur fac. Il faut essayer d’avoir
l’avis des gens qui y sont.
Malgré tout, il faut quand
même faire attention à
ce que l’on entend parce que,
pour les prépas, soit on aime,
soit on déteste. Personnellement,
j’en ai retiré quelque
chose de vraiment positif.
Enfin, pour ce qui est de la transition
prépa-fac, il est primordial
de bien comprendre dès le début
qu’il faudra se débrouiller
par soi-même.
M.I. 23.06.08
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