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Tarbes. Les
filles et le bâtiment
Métiers. Semaine nationale
de l'artisanat : l'apprentissage.
Le rouleau glisse à toute allure,
précis, ferme, sur le mur.
Au bout du manche, pas de gros bras
velu, mais une main de jeune fille
: Marina B. a choisi le bâtiment,
la peinture plus précisément,
pour son apprentissage avant de passer
son CAP de peintre dans deux ans.
A 20 ans à peine, Marina a
déjà un sérieux
bagage derrière elle et un
parcours pour le moins original. Elle
est déjà titulaire d'un
CAP de menuiserie : « Mes oncles
et mon grand père étaient
ébénistes. En 3ème,
je ne savais trop quoi faire. Comme
le bois me plaisait et que je connaissais,
j'ai choisi menuiserie. J'ai passé
le CAP, mais les seuls stages que
j'ai trouvés, c'était
pour me faire balayer l'atelier. Alors,
j'ai décidé de faire
autre chose. La peinture, ça
me plaisait bien aussi. Je suis allée
à la Chambre de Métiers
et j'ai trouvé monsieur Baqué.
»
Alain B., qu'on ne présente
plus, est un MAC : maître d'apprentissage
confirmé. Dans son entreprise,
c'est la parité ou peu s'en
faut : 4 femmes pour 5 hommes : «
Je m'en fiche moi, que ce soit des
hommes ou des femmes qui travaillent
avec moi, ce n'est pas ça que
je regarde. Je ne vois que la compétence.
Marina m'a envoyé son CV, je
l'ai reçu à 11 heures
; à midi, elle était
embauchée. Et chez moi, à
travail égal, c'est salaire
égal. Je ne vois pas de différence
notable entre le travail d'une femme
ou d'un homme, à part peut-être
sur la finition en décoration
: les femmes sont un peu plus minutieuses.
Sinon, c'est la même chose :
en haut d'un échafaudage, on
ne fait pas la différence.
»
En extérieur ou en intérieur,
en ravalement ou en décoration,
Marina met tout son cœur à
l'ouvrage et rien ne l'arrête.
Sa motivation est énorme et
elle est boostée par l'attitude
de son patron : « Ici, on ne
fait pas de balai : on travaille.
Et on apprend son métier. C'est
très motivant. Je pense que
je vais rester dans la peinture, avec
une orientation décoration.
J'ai découvert la chaux, les
enduits naturels avec monsieur Baqué.
Ça me plaît énormément.
La menuiserie, c'était finalement
un peu un rêve de gosse. Je
crois avoir trouvé ce qui me
plaît vraiment. » Quant
à savoir si dans un métier
traditionnellement masculin, une femme
doit en démontrer plus qu'un
homme, Marina ne se pose pas la question
: « Par rapport aux autres hommes
non, je n'ai pas à en faire
plus. Là où on a envie
d'en faire plus, c'est par rapport
à son patron. Si on a en face
quelqu'un de motivant, alors on y
va à fond. C'est tout. »
Marina a deux ans devant elle pour
maîtriser son métier
sur le bout du pinceau. Avec un maître
comme Alain Baqué, elle ne
devrait pas rencontrer d'énormes
problèmes. D'autant moins que
le travail en équipe «
la branche » beaucoup : «
Je n'aime pas travailler en solo.
Ici, dans cette entreprise, je me
sens super bien. »
Fiche métier
du Peintre
dans le bâtiment
Diplôme
: CAP
Peintre - applicateur de revêtement
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