Stéphanie
Breton
En licence de Lettres Modernes
Société: Paris IV, la
Sorbonne |
 |
>
Quel cursus scolaire as-tu suivi ?
- J’ai passé un Bac Littéraire,
que j’ai obtenu avec une mention bien.
Ensuite, je me suis inscrite à l’université
de la Sorbonne, où j’ai d’abord
fait un DEUG, puis une licence de Lettres
Modernes, que je viens d’obtenir.
> Comment s’organisaient tes cours
cette année ?
- Comme dans une Fac normale… On a
des cours magistraux et des TD. En fait,
on a huit unités d’enseignement
réparties sur les deux semestres
(quatre par semestre). On a des cours de
grammaire française, latin, langues
vivantes ou encore littérature française,
etc.
> Pourquoi as-tu
choisi cette filière ?
- Depuis que j’ai appris à
lire, je dévore tous les bouquins
qui me tombent sous la main.
Je peux lire jusqu’à trois
livres par semaine. Je suis une passionnée
de littérature.
En fait, j’envisage de devenir professeur
de français, en lycée ou en
collège. Pour cela, je pense passer
mon CAPES, l’année prochaine.
> Mais as-tu
déjà fait des stages qui auraient
pu te donner une idée de ce qu’est
le métier d’enseignant ?
- Non, aucun. Il n’y a pas de stages
prévus dans le cursus. En fait, ils
s’effectuent une fois qu’on
a obtenu le CAPES, pendant l’année
de titularisation. C’est un peu dommage,
car avant cela, on ne sait pas trop où
l’on s’aventure, on ne sait
pas comment ça se passe dans une
classe, hormis, les souvenirs qu’on
en a lorsqu’on se trouvait du côté
des élèves. Et il se peut
qu’une fois le CAPES en poche, on
se rende compte qu’on n’est
pas fait pour ça… Résultat,
4 ans d’études pour rien.
> Dans quel
type d’établissement aimerais-tu
te trouver en poste ?
- En lycée. Si possible, pas un qui
soit trop difficile, mais bon, on ne choisit
pas. En lycée, on a en face de soi
des élèves plus mûrs
et souvent plus intéressés
par ce qu’on leur raconte. Ils sont
plus aptes à tenir un dialogue littéraire,
à débattre et à comprendre
ce que veut faire passer un auteur. En plus,
à partir de la première, il
y a les classes de L. Les élèves
ont fait le choix de la filière et
donc, c’est qu’ils aiment ce
qu’ils font. Ainsi, ils sont censés
être plus motivés, voire même
passionnés.
> Quelles sont,
à tes yeux, les qualités requises
pour cette profession ?
- Pour la littérature, il faut, bien
sûr, aimer lire, avoir une culture
du livre. Il faut une certaine ouverture
d’esprit pour comprendre les messages
des auteurs. On dit aussi que les littéraires
sont souvent lunatiques : personnellement,
je pense que ça peut être une
qualité de ne pas toujours être
cartésien et de parfois laisser s’exprimer
son imaginaire.
Sinon, pour enseigner, je citerais, l’écoute,
la pédagogie et la diplomatie, savoir
s’adapter aux situations et au public.
Il faut respecter les élèves,
être patient, mais avoir une certaine
autorité, pour ne pas se faire marcher
sur les pieds.
> Et pour finir,
as-tu quelques conseils pour ceux qui aimeraient
suivre un parcours similaire au tien ?
- D’une part, je pense qu’il
est nécessaire de disposer des qualités
que je vous ai citées ou, en tous
cas, de faire de son mieux pour essayer
de les acquérir. Ensuite, lire énormément
et tous les genres… même si
parfois c’est dur de s’y mettre.
Il se peut que l’intérêt
pour l’ouvrage vienne au fur et à
mesure de la lecture. Enfin, je leur conseillerais
de ne pas faire ça uniquement pour
devenir fonctionnaire, pour la sécurité
de l’emploi. Un professeur, quelle
que soit sa matière, a pour mission
d’enseigner. Et, si on ne le fait
pas parce qu’on aime ça, on
devient rapidement un mauvais prof. C’est
mon avis. Si vous faites ces études
pour être sûr de travailler
après, autant choisir une autre administration
que l’Education nationale. Il ne faut
jamais oublier que l’avenir des élèves
dépend de nous et que la façon
dont on va exercer ce métier peut
avoir des incidences graves si on fait n’importe
quoi. |