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Pour cette fiche, nous avons choisi
un profil de technicien travaillant
sur des installations de grande ou
de moyenne puissance, qui est fréquemment
demandé par la profession.
Cependant les entreprises de génie
climatique comptent aussi un nombre
important de personnels ouvriers qui
assurent des tâches de surveillance
et de petit entretien.
Dans le cadre de ses activités,
l'agent de maintenance remplit essentiellement
quatre fonctions :
Mise en service
: il contrôle d'abord
l'alimentation ou le stockage de combustibles
(charbon, fuel, gaz ...), procède
au préréglage des équipements,
au paramétrage des automatismes
(entrée des valeurs de consigne,
etc.). Il s'assure également
que les normes de sécurité
sont respectées.
Il effectue alors la mise en route
de l'installation.
Réglage
et surveillance : par une série
de contrôles, il détecte
les dérives, les anomalies
de fonctionnement et les pannes éventuelles.
Pour tout écart constaté
entre les grandeurs mesurées
et les valeurs souhaitées (température,
pression, etc.) il procède
au réglage des matériels.
Au cours de ces opérations,
il veille à optimiser la consommation
de combustible.
Il note les informations recueillies
sur un cahier de consignes. Dans le
cas où l'exploitation est pilotée
par un poste de supervision (avec
terminal informatique : écran,
imprimante...) c'est l'ordinateur
qui édite sur listing un historique
des événements de la
journée.
Maintenance
: les pannes constatées donnent
lieu à des interventions pendant
lesquelles ce technicien va faire
un diagnostic, démonter et
remplacer le matériel défectueux,
procéder à la remise
en service. Ces interventions peuvent
porter sur des composants mécaniques,
électriques ou sur des parties
d'automatismes (capteurs, etc.).
La maintenance est également
préventive : elle consiste
alors en un certain nombre d'opérations
planifiées (nettoyage, graissage,
échange standard de pièces...).
L'agent de maintenance participe également
à des travaux d'amélioration
de l'installation. Attentif en permanence
à l'état des équipements,
c'est bien souvent lui qui propose
les modifications à réaliser.
Organisation,
gestion : il participe à
cette activité en établissant
des comptes rendus de visite qui permettront,
selon les cas, de planifier les approvisionnements
en combustibles, ou les travaux de
rénovation.
Adaptabilité
- sens des responsabilités
Afin de garantir à leurs clients
un service de qualité (continuité
des prestations, moindre co-t, etc.)
les entreprises recherchent des candidats
ayant le go-t du concret, capables
de prendre des initiatives et de s'adapter
à un environnement technologique
en évolution rapide : automatismes,
gestion technique centralisée,
électrotechnique, mécanique,
télésurveillance...
Capacité d'observation minutieuse,
bonne mémorisation, esprit
logique et méthodique, aptitude
à communiquer (avec les clients,
les fournisseurs, les équipiers...)
font également partie du profil
souhaité pour exercer cette
profession.
Formation
- BEP
installation des systèmes énergétiques
et climatiques
- BEP
maintenance des systèmes énergétiques
et climatiques
- BEP
Techniques des installations sanitaires
et thermiques (abrogé)
Perspective
de promotion : au conditionnel
La promotion de l'agent d'exploitation
et de maintenance dépend de
ses capacités d'adaptation
à l'évolution des techniques
et de son aptitude à gérer
les installations et les ressources
humaines d'une entreprise. Ces conditions
remplies, il peut devenir adjoint
de centrale ou chef de secteur (en
agence), après quelques années
d'activité.
Dans l'industrie, les perspectives
de promotion sont généralement
plus restreintes.
Débouchés
- rémunérations
Dans l'industrie, le nombre de postes
proposés pour des fonctions
de conducteur de chaufferie est relativement
limité. En revanche, des compétences
dans ce domaine constituent un plus
et sont très appréciées
dans un service d'entretien ou de
distribution des fluides.
Chez les gestionnaires d'équipements
thermiques, le nombre de postes offerts
est beaucoup plus important, en particulier
avec les nouvelles formes de production
chaleur/énergie.
Les rémunérations sont
codifiées par une convention
collective, arrêtée le
7 février 1989.
Les employés et techniciens
du niveau de diplômes CAP, BEP
sont enregistrés à des
coefficients allant de 230 à
250, ce qui correspond pour 1998 à
des rémunérations annuelles
comprises entre 12200 € et 13110
€ . Le niveau des rémunérations
peut se trouver notablement augmenté
dans le cas de travail de nuit, les
dimanches et jours fériés.
Interview d'un
Technicien
Monteur Dépanneur froid et climatisation |