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Cette première étape
demande évidemment une concertation
très étroite avec les
futurs utilisateurs (responsable de
production, directeur technique, opérateurs,
etc.) et le bureau d'étude
mécanique. Il sélectionne
ensuite sur sa station d'IAO (Ingénierie
assistée par ordinateur) les
briques logicielles qui vont permettre
de contrôler et de commander
ces diverses opérations. Les
briques sont des programmes préétablis,
écrits pour répondre
à une application industrielle
déterminée. Le technicien
les assemble afin de définir
de proche en proche l'architecture
du système de production sur
lequel il travaille.
Puis, le technicien effectue le paramétrage
des blocs logiciels sélectionnés.
Autrement dit, il introduit dans ces
programmes des valeurs spécifiques
(températures, vitesses, pressions,
trajectoires suivies...). Lorsqu'une
opération n'a pas d'équivalent
dans les modules logiciels proposés,
il écrit le programme correspondant.
Sa qualification lui permet généralement
de concevoir la partie mécanique
du système : choix des solutions
techniques (moteurs, vérins,
roulements...), calcul des caractéristiques
de chaque constituant (puissance d'un
moteur, course et diamètre
d'un vérin, etc.).
Enfin, il rassemble dans un dossier
le descriptif technique du système
automatisé ainsi que les plans
électriques et pneumatiques
à remettre aux personnes de
l'atelier.
Il peut aussi assurer le suivi de
la réalisation et la mise en
service, ainsi que la maintenance.
Dans quelles
conditions ? Quels employeurs ?
Les diverses activités associées
à un projet sont souvent réparties
entre plusieurs personnes. Les aides
informatiques fournies permettent
au technicien d'effectuer rapidement
et de manière cohérente
les différentes opérations
de conception (recherche de solutions)
ou d'étude (description des
solutions retenues).
Le technicien en automatismes est
présent dans de très
nombreuses activités industrielles
: construction automobile, production
et transformation des métaux,
mécanique, textile, chimie,
agroalimentaire, production d'énergie,
industrie pharmaceutique, plasturgie,
papier-carton, etc. Dans les sociétés
de conseil et d'ingénierie,
il occupe des fonctions de conception,
essais et mise en service. Dans les
transports (SNCF, RATP), on lui confie
des fonctions d'exploitation (régulation
du trafic) ou de maintenance.
En entreprise industrielle, pour les
fonctions de maintenance, tous les
types d'horaires se rencontrent :
horaires normaux, horaires postés
(2 x 8, 3 x 8), de fin de semaine
ou d'astreinte.
Les perspectives d'emploi semblent
bonnes car l'automatisation de la
production se développe dans
tous les secteurs industriels process
continus, ateliers flexibles îlots
de machines automatisées, machines-outils
à commande numérique.
Avec l'avènement de l'informatique
industrielle, la tendance est au développement
de l'intégration en réseau
et le technicien en automatismes doit
développer ses compétences
dans ce domaine.
En 2000, les salaires de début
se situent en général
autour de 1.370 euros brut mensuels.
Après quelques mois représentant
la période d'adaptation dans
l'entreprise, la progression peut
être rapide.
Comment y
accéder ?
Les automatismes font appel à
des technologies très diverses
et de nombreuses formations permettent
de s'insérer dans ce secteur.
En conception-études le minimum
demandé est le niveau Bac+2
avec les brevets de technicien supérieur
(BTS) et les diplômes universitaires
de technologie (DUT).
Citons :
- les BTS contrôle industriel
et régulation automatique (CIRA);
électrotechnique ; informatique
et réseaux pour l'industrie
et les services techniques ; mécanique
et automatismes industriels (MAI);
- les DUT génie électrique
et informatique industrielle (GEII),
option : automatismes et systèmes
; informatique, option informatique
et systèmes industriels ; mesures
physiques.
Le DUT mesures physiques et le BTS
contrôle industriel et régulation
automatique (CIRA) conviennent bien
aux industries qui mettent en œuvre
des procédés de fabrication
continue (agroalimentaire, chimie,
sidérurgie, production d'énergie).
En maintenance le Bac pro maintenance
des systèmes mécaniques
automatisés (MSMA) est le minimum
demandé par les entreprises
pour les automatismes les plus simples.
Les BTS-DUT sont particulièrement
appréciés. Outre ceux
déjà cités, on
peut mentionner : BTS
Maintenance industrielle, DUT
génie industriel et maintenance,
DUT génie mécanique
et productique.
Comment évoluer
?
Après plusieurs années
d'expérience et en complétant
sa qualification, il peut accéder
à des postes plus importants
de technicien supérieur ou
d'ingénieur (responsable de
bureau d'études, chef de projet,
responsable du service maintenance).
Ce métier est accessible aux
femmes et aux hommes. |