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Le tampon : une marque de fabrique
BLAGNAC (31) - Commerce local. Créée
en 1983, cette affaire familiale s'est
développée, sans bruit,
à l'échelon national
grâce à ses timbres.
Chez les Tropis, le tampon, c'est
une affaire de fa mille. Enfin, plus
exactement, le timbre. C'est en effet
le terme exact du tampon à
l'état brut, mais sans lien
avec la philatélie.
Aujourd'hui, cette « petite
entreprise », chère au
cœur d'Alain Bashung, qui ne
connaît pas la crise se développe
sans coup férir au cœur
du vieux village de Blagnac. L'idée
a germé dans l'esprit fertile
de Gérard, le fondateur de
Blagnac Tampons, il y a une trentaine
d'années. Ce « vieux
de la vieille» de l'imprimerie
est passé par le Labeur, les
linos du temps du plomb avant d'être
embauché par la maison Brocqua,
rue Saint-Antoine du Taur, à
Toulouse. La renommée de cette
maison n'avait d'équivalent
que la très forte personnalité
du patron qui s'était spécialisé,
les anciens s'en souviennent dans
la fabrication des cartons de visite
et autres publicités soignées.
Une grande dextérité
au clavier poussera Gérard,
quelques années plus tard,
à effectuer, à son tour,
le grand saut.
Une idée
géniale
Gérard a eu en prime, cette
idée géniale, du tampon-photo.
« Le brevet est déposé,
dit-il en souriant, aux côtés
de son fils, Raphaël, désormais,
patron de TB. Tous les papiers officiels
peuvent ainsi être siglés
à l'effigie du signataire,
même sur les chèques
! Simple comme bonjour. Les organismes
bancaires soumis de plus en plus aux
vols, voire même aux pertes,
de chéquiers pourraient trouver
là, sans aucun doute, une parade.
Une idée simple, trop simple,
peut-être, regrette, sans trop
Raphaël qui ne manque pas d'ouvrage.
Le tampon artisanal a de beaux jours
devant lui. Les affaires ont dépassé
le strict cadre toulousain. «
Nous avons des clients dans toute
la France » s'enorgueillit le
patron de BT.
Passé par une solide formation
des métiers du Livre au lycée
de Jolimont, il ne pouvait y échapper
. Le procédé est simple.
« A partir d'un film (texte,
signature, dessin, photo) passé
dans l'ordinateur, développé
ensuite à l'aide d'une «
flasheuse », le tout ensuite
« insolé » sur
du polymer qui est lavé. C'est
le gravage à l'eau. Viennent
ensuite les étapes du séchage
et du démoulage. La forme ainsi
figée dans le polymer vient
s'inscruster dans une plaque de bakélite
sous température (140°).
Puis, c'est le montage sur un socle
bois ou métallique ».
Le tour est joué.»
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