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Nicolas, 38 ans également,
est responsable de production dans
une entreprise d'embouteillage d'eaux
minérales du Haut-Rhin
En
quoi consiste votre travail ?
Je suis responsable de production
d'une entreprise de 30 personnes,
dont 23 travaillent sur les lignes
de production.
Je mets en place le planning des activités,
suis garant des stocks de produits
finis, manage le personnel de production
et de laboratoire et fait assurer
la maintenance classique ainsi que
tous travaux sur l'outil de production.
22 Millions de bouteilles sont
produites par an. Entre la sortie
de l'eau du puit et le stockage des
bouteilles il y a plus de 1000 mètres
de machines qui requièrent
notre vigilance, pour que tout se
passe bien !
Je suis à la fois au bureau
(commandes fournisseurs, suivi des
postes d'intérimaires, gestion
administrative du quotidien) et souvent
sur le terrain, près des lignes
d'embouteillage, avec les équipes
de jour ou de nuit et le chef d'atelier.
Nous faisons beaucoup d'entretien
curatif, car il y souvent de petites
pannes à gérer : il
faut intervenir au plus vite avant
qu'elles ne deviennent de grosses
pannes. L'intérêt serait
de faire plus de préventif,
surtout si l'on a des pics de production
par exemple. Car c'est à ce
moment là que la machine grippe
!
Quel a été
votre parcours ?
J'ai réussi un CAP électromécanique
en 1985, puis un Bac F3 électrotechnique
(actuellement STI) à la suite.
Ensuite, j'ai travaillé aux
Mines de Potasse d'Alsace comme électromécanicien,
à 1000 mètres sous terre.
La température se situait entre
37° et 45° alors que nous
travaillions sur des machines de taille
!
Je suis parti avant le plan social
en 1998, et ai choisi entre lignard
à l'EDF et un poste d'électricien
de maintenance dans l'entreprise ou
je suis actuellement.
Au bout de 3 ans, j'ai coordonné
la production, puis suis devenu responsable
de production.
Mon chef m'a incité à
reprendre des études, afin
d'accompagner mes nouvelles responsabilités
par de nouvelles compétences.
J'ai ainsi refait un Bac Pro Maintenance
puis un BTS Maintenance en 1 an, en
cours du soir au GRETA.
Quelles sont
vos conditions de travail ? Les bons
et mauvais cotés ?
Au début de mes nouvelles fonctions,
c'est le management du personnel qui
m'a paru le plus difficile. Il faut
être à l'écoute,
s'adapter aux personnes, prendre quelques
fois des décisions difficiles,
expliquer le pourquoi de certaines
décisions aux ouvriers de production
…..
Mais comme je suis de tempérament
autodidacte, j'ai retroussé
les manches en considérant
que l'on apprend tous les jours.
Ce qui me plaît, c'est la diversité
des activités, du suivi de
la maintenance à la gestion
du personnel.
Il y a beaucoup à faire et
je me sens actif. Si l'on arrive à
résoudre les problèmes
en un temps court, c'est le résultat
de tout ce travail au quotidien.
Comment voyez
vous l'avenir ?
On aura besoin d'intégrer davantage
de préventif (entretiens périodiques,
changement des pièces d'usure
par exemple) dans la maintenance,
quelque soit l'entreprise.
Actuellement, je n'ai pas vraiment
de craintes, pour les bons ouvriers,
techniciens, responsables de production
en maintenance.
Quels conseils donneriez-vous aux
futur(e)s Responsable de production
?
Ce métier, c'est non seulement
un parcours scolaire, mais aussi de
l'expérience professionnelle.
Je dirais : savoir, avoir déjà
vu et pratiquer. Avec à la
base, des connaissances en électricité,
hydraulique, mécanique, pneumatique,
automatique, qu'il faut bien maîtriser.
Après, comme les techniques
évoluent, il faut de toute
façon se perfectionner en permanence.
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