Le
Gestionnaire de réseaux en télématique
et parc micro (2 fiches
métier)
Le
Gestionnaire de réseaux en
télématique vu par Studya
Un ordinateur a besoin de deux éléments:
le matériel (hardware) et les
programmes (software).
On appelle logiciel de communication
un ensemble de programmes qui permettent
à un ordinateur d'envoyer des
informations à travers les
lignes de télécommunications.
Le réseau assure la communication
entre des machines hétérogènes
ainsi reliées.
L'architecte de réseau est
un ingénieur qui conçoit
les modes de télécommunications
qui peuvent relier les terminaux en
réseau. Le gestionnaire (ou
administrateur) de réseaux,
quant à lui, est un expert
qui met en place, optimise ou rétablit
le fonctionnement du réseau
en fonction des besoins ou des choix
exprimés spécifiquement
par un client.
Un intervenant
expert
Muni de son fidèle portable,
le gestionnaire de réseaux
télématiques peut intervenir
à 3 niveaux.
·
La consultance.
En cas de création d'entreprise
nécessitant un flux d'informations
interne et externe, une étude
des caractéristiques de l'entreprise
et de ses infrastructures conditionnera
le conseil exprimé par l'expert
sur la configuration idéale
du réseau à installer.
· En cas d'amélioration
d'un réseau déjà
existant ou d'adaptation aux migrations
(innovations), un diagnostic sur place
précédera la formulation
du conseil.
·
L'installation.
De l'installation hardware au paramètrage
software (expression d'une information
en équation), le gestionnaire
prend en charge l'intégralité
de la création ou de l'optimisation
du réseau.
·
Le dépannage délicat.
Les dysfonctionnements liés
aux réseaux sont évidemment
problématiques pour les utilisateurs.
Les délais de dépannage
doivent être minimisés.
Les dysfonctionnements classiques
répétitifs, seront à
charge des techniciens de maintenance
tandis que le gestionnaire se penchera
plutôt sur les dysfonctionnements
délicats, nécessitant
un diagnostic préalable.
Des services
à vendre
Travaillant exclusivement à
la demande, le gestionnaire de réseaux
télématiques reste un
agent technico-commercial qui doit,
par définition, pouvoir s'évader
de son univers technique pour s'adonner
à de véritables démarches
de communication.
Il est ainsi amené à
interagir avec différents types
d'utilisateurs qui sous-traitent leur
gestion de réseau: les grandes
entreprises, les PME, les banques,
les établissements du secteur
public, voire même les particuliers
(indépendants ou télétravailleurs).
Les relations
peuvent intervenir à différents
niveaux:
·
Le contrat. Parfois accompagné
d'un délégué
commercial pur, le gestionnaire est
toujours présent au cours des
démarches préalables
à la signature d'un contrat.
Sa tâche consiste alors à
mettre en valeur un service afin de
transformer son interlocuteur en client.
·
L'intervention.
Sur place, la crédibilité
de l'expert est liée à
son comportement. L'explication verbale
peut se donner simultanément
ou a posteriori.
L'explication écrite se fait
sous forme d'un rapport. Ces démarches
explicatives nécessitent un
sens de la vulgarisation.
·
La formation.
Dans la continuité
de l'intervention, le client peut
demander à être formé
par l'expert. Le client achète
ainsi son indépendance en perspectives
de dysfonctionnements similaires qui
pourraient ressurgir par après.
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Bien que considéré comme indispensable
dans les entreprises, ce métier n’évolue
plus beaucoup. Il pourrait même être
progressivement supplanté par le
technicien micro et réseaux.
Ouvert aux formations les plus courtes,
alliant connaissances techniques et sens
du contact, le métier de gestionnaire
de parc micro constitue un poste accessible.
« Mais il n’est pas en forte
évolution, constate Jean-Yves Waerenburgh,
consultant RH chez Ajilon IT & Consulting.
On trouve des personnes dédiées
à la gestion de parcs micro dans
les grandes structures. En revanche, au
sein des PME employant jusqu’à
500 salariés, la mission du gestionnaire
de parc est assurée par un technicien
de maintenance ou un technicien micro et
réseaux. » Ce dernier profil
semble d’ailleurs en bonne voie de
récupérer la gestion de parc.
Grâce au développement d’outils
logiciels d’inventaire et de maintenance
de plus en plus intégrés,
ce technicien, qui monte en puissance dans
la partie maintenance, s’apprête
désormais à étendre
ses attributions à cette activité
d’administration. Ainsi, sur les 150
recrutements effectués par Ajilon
en 2005, seuls 10 % ont concerné
des techniciens gestionnaires de parcs micro,
pour des missions en régie ou en
infogérance.
Fort d’un DUT ou d’un BTS informatique,
ainsi que d’une expérience
de deux à trois ans, ce profil sait
maîtriser l’environnement technique
matériel et logiciel du client, anticiper
ses évolutions et identifier les
bons interlocuteurs en interne. Il doit
disposer d’aptitudes relationnelles
et d’une forte capacité d’adaptation.
Les besoins
existent, mais les recrutements ne suivent
pas
Du côté des entreprises ou
du secteur public, les effectifs de gestionnaires
de parcs demeurent stables depuis plusieurs
années. C’est le cas au sein
de la Direction générale des
impôts, qui a généralisé
en 2004 la suite logicielle d’Isilog
à toutes ses antennes départementales.
Quelque 300 gestionnaires gèrent
90 000 postes fixes, 8 000 portables et
56 000 imprimantes. La tendance est identique
au conseil général des Yvelines.
Son DSI, Thierry Ehret-Franck, considère
qu’il s’agit d’un profil
« indispensable », mais il n’en
recrute pas. Même son de cloche dans
le privé, chez JC Decaux. Selon Bertrand
Kientz, son directeur des systèmes
d’information, « ce métier
a pourtant de l’avenir, dans un contexte
où les DSI doivent trouver tous les
leviers d’économies possibles
avec des systèmes d’informations
qui évoluent fortement ».