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Ce métier divisé en différentes
spécialités nécessite
un bon niveau en mathématiques.
Les titulaires d’un Master et autres
formations spécialisées
sont très demandés en France.
« Depuis un an, on observe une demande
en forte croissance pour tous les métiers
du jeu. En particulier pour les programmeurs
», souligne Stéphane Natkin,
professeur au Conservatoire national des
arts et métiers (Cnam) et directeur
de l’Enjmin (Ecole nationale du
jeu et des médias interactifs numériques).
La tendance se confirme notamment chez
Eden Games, le seul site de développement
d’Atari en France, qui emploie 55
programmeurs à Lyon. Cette équipe,
d’une moyenne d’âge
d’environ 28 ans, est issue de filières
informatiques – par exemple, le
Master image et réseau. Elle est
en « croissance régulière
depuis la création du studio, en
1998 », note son directeur technique,
Jean-Yves Geffroy. Une quinzaine d’embauches
sont prévues cette année,
dont le tiers concerne des programmeurs
ayant effectué leur stage de fin
d’études dans l’entreprise.
Les autres sont des programmeurs répondant
de trois à dix ans d’expérience.
Des spécialités variées
Pour dénicher ses nouvelles recrues,
Jean-Yves Geffroy utilise à la
fois le site de l’entreprise et
le portail de l’emploi de l’industrie
multimédia et des jeux vidéo
(www.afjv.com). Et il observe que «
ce métier tend à se spécialiser
de plus en plus ». Ainsi différents
types de développeurs cohabitent-ils
dans le studio de production. D’abord,
ceux spécialisés dans les
briques de base des jeux, comme les librairies
destinées à toutes les nouvelles
consoles ou les moteurs de jeu. Ces développeurs
doivent, à ce titre, démontrer
des qualités d’architecte.
Ensuite, les programmeurs experts en 3D
ou en rendu, puis les développeurs
« physiques », qui sont les
spécialistes de la physique appliquée.
Suivent les programmeurs « outil
», qui aident des artistes comme
les designers à effectuer le codage
pour scénariser le jeu. Enfin,
les programmeurs Gameplay, qui, pour leur
part, travaillent sur le contenu des jeux,
à la fois pour les PC et les consoles.
Malgré ce besoin de spécialisation
relevant d’une véritable
organisation industrielle de la production,
Jean-Yves Geffroy constate que les équipes
sont vouées à se développer.
« Aujourd’hui, un jeu dont
le développement s’étale
sur deux ans nécessite environ
20 programmeurs, dit-il. Il en faudra
peut-être le double demain. »
Mais quelle que soit leur spécialisation,
ces développeurs doivent tous bien
maîtriser le langage C++, posséder
un bon niveau en maths – excellent
dans le cas des programmeurs « physiques
» –, disposer de réelles
aptitudes au travail en équipe,
et afficher une grande motivation pour
les jeux vidéo. La connaissance
de l’anglais figure aussi parmi
ces compétences de base.
Conséquence : au bout de quelques
années, prédit le professeur
du Cnam, tous ces développeurs
de jeux vidéo pourront évoluer
« vers des postes de chef de projet
ou de designer de jeux. Mais aussi quitter
carrément cet univers certes passionnant,
mais très dur et assez mal payé
».
Formation
La programmation de jeux vidéo
est l’une des six spécialités
du Master jeu et médias interactifs
numériques à l’Enjmin
(Ecole nationale du jeu et des médias
interactifs numériques –
Institut du Cnam). Sur les 45 étudiants
du Master de l’Enjmin, 10 ont choisi
cette spécialité. |