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Il occupe un poste clé chez
les éditeurs et au sein des
SSII, où il remplit de plus
en plus une fonction de manager proche
du business. A l’inverse, pour
les sociétés utilisatrices,
il demeure un technicien de l’infrastructure.
« Il y a dix ans, le directeur
technique était avant tout
un gourou sur le plan technologique.
Aujourd’hui, il doit être
autant un manager qu’un technicien
», souligne François
Perrin, qui exerce ces fonctions au
sein du groupe ITS Seevia, société
de services informatique d’environ
400 personnes. Le directeur technique
possède de solides compétences
technologiques. Mais désormais,
chez les prestataires d’informatique,
il revêt aussi une dimension
plus stratégique, confirme
Bernard Riquier, fondateur du cabinet
de recrutement éponyme : «
Il inscrit son action dans une logique
d’entreprise de plus en plus
globale. » Son portrait type
? Agé de 40 ans, il dispose
d’au moins quinze ans d’expérience,
selon Bernard Riquier. « L’âge
importe peu » pour cette fonction,
ajoute Arnaud Cantet, associé
au cabinet de recrutement Lincoln
Associés. Attention, toutefois,
à ne pas trop généraliser.
Pour les consultants du cabinet de
recrutement Solic Carrières,
« le directeur technique doit
certes comprendre le business. Mais
dans les SSII ou chez les éditeurs
de logiciels, son rôle et ses
compétences varieront en fonction
de la nature et de la taille de l’entreprise
dans laquelle il travaille ».
A l’écoute
du marché chez les fournisseurs
Chez les éditeurs, c’est
toujours la compétence technique
qui prime : « Le directeur technique
doit être réactif. Il
doit surtout faire preuve de qualités
de synthèse, de dialogue et
d’écoute plus importantes
que dans une SSII », explique
Gilles Tachon, directeur général
et cofondateur de Lyria. Créée
en 2000, cette jeune pousse française
édite Leonardi, un logiciel
client universel qui utilise le concept
de « model-driven architecture
» pour automatiser la conception
des interfaces homme/machine. Selon
son dirigeant, dans ce type de petite
structure, le directeur technique
doit se montrer impérativement
« à l’écoute
des besoins des développeurs
et des utilisateurs finals, afin de
prendre du recul sur certains effets
de mode et emballements autour de
certaines technologies ». Beaucoup
plus orienté vers le management
des équipes et la gestion des
ressources, il gérera l’ensemble
d’une activité ou d’un
pôle de compétence dans
une grande SSII. Mais devra toujours
conserver ses aptitudes d’écoute
vis-à-vis de ses clients et
du marché en général.
Dans les entreprises utilisatrices,
en revanche, le directeur technique
ne s’intéresse qu’à
l’infrastructure technique des
systèmes d’information.
Test
de managemment |