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Sa qualification est reconnue par
le marché. Mais, dans les entreprises
comme dans les SSII, elle ne correspond
à aucun poste précis.
Plusieurs sites d’emploi proposent
des postes d’ingénieur
de bases de données. Mais,
au Syntec comme au Cigref (Club informatique
des grandes entreprises françaises),
cette fonction ne figure pas dans
les nomenclatures des métiers
de l’informatique. « C’est
davantage une qualification qu’un
vrai métier », note Frédéric
Lau, chargé de mission au Cigref.
L’ingénieur de bases
de données ne figure pas non
plus dans les documents mis en ligne
en décembre dernier par l’Apec.
Métier en devenir ou signe
d’un besoin croissant de compétences
en matière de bases de données
? Quoi qu’il en soit, l’ingénieur
de bases de données est une
qualification reconnue par le marché.
Une qualification
polyvalente
« L’ingénieur de
bases de données a vocation
à devenir un administrateur
de bases de données. Un poste
qui se retrouve surtout dans les entreprises
utilisatrices, estime Michèle
Laidet, consultante chez Solic Carrières.
Il peut aussi, à terme, être
un architecte de bases de données.
Un profil qui, lui, intéresse
plus fortement les SSII et les cabinets
de conseil. » Pour Frédéric
Lau et le président du Munci,
Régis Granarolo, il peut aussi
évoluer vers l’expertise
et le conseil spécialisés
dans les annuaires d’entreprise,
les bases de données, ou encore
le datawarehouse. Au groupe de réassurance
Scor, par exemple, ce sont deux ingénieurs
qui exercent le métier d’administrateur
de bases de données : «
Nous les avons recrutés il
y a déjà quelques années
», précise le DSI, Régis
Delayat. Leurs compétences
? De l’expérience d’abord,
avec au moins trois ans sur le même
poste. Ensuite, une spécialisation
Sybase (la base de données
de Scor). Et la connaissance des autres
SGBD (Oracle, SQL Server), ainsi que
celle des plates-formes Unix, Windows
et Linux. Sans oublier une parfaite
maîtrise de l’anglais
afin d’assurer le support à
l’international. Cette polyvalence
se retrouve également chez
Systalians. Ce nouveau GIE informatique
du groupe Reunica emploie six ingénieurs
(ou assimilés) aux postes d’administrateur
de bases de données. Ils se
répartissent pour moitié
entre les études et la production.
Une autre piste d’évolution
se dessine pour l’ingénieur
de bases de données : entrer
dans le monde de la gestion des connaissances,
lorsque celle-ci aura enfin pris son
envol dans les entreprises.
formation
continue
L’université de Versailles–Saint-Quentin-en-Yvelines
propose un cursus de préparation
du diplôme d’université
d’ingénieur-concepteur
et d’administrateur de bases
de données en systèmes
ouverts. Durée de la formation
: un an.
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