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Il
a actuellement le vent en poupe. Mais
il occupe un « poste de passage
». Souvent recruté en
interne, il a au moins trois ans d’epérience.
« C’est un métier
promu à un bel avenir, dit
Muriel Neveu, DRH de Steria France.
Dans un environnement où le
“time to market” se réduit,
on a de plus en plus besoin de méthodes
et de processus pour assurer le niveau
de qualité attendu dans des
délais de plus en plus réduits.
» Cet ingénieur méthodes
et qualité est aussi appelé
consultant Itil par les cabinets de
conseil et les éditeurs. Il
est particulièrement recherché
aujourd’hui. Mais, souligne
Arnaud Cantet, associé au cabinet
de recrutement Lincoln Associés,
les entreprises et les SSII proposent
souvent ce poste à des chefs
de projet maison, qu’elles font
évoluer en interne. Ce que
pratique Steria. La SSII dispose en
France d’une équipe d’environ
25 ingénieurs dédiés
aux méthodes et à la
qualité. Ils interviennent
en assistance chez les clients, sur
tous les projets.
Trois ans
d’expérience au minimum
Présent dans les entreprises
utilisatrices comme chez les fournisseurs
d’informatique, l’ingénieur
méthodes et qualité
est le plus souvent un membre de l’équipe
chargée du support aux informaticiens
des pôles « études
et développement ». Sa
mission est triple : conseil, communication
et contrôle de la qualité
des projets. Pour Bernard Riquier,
fondateur du cabinet de conseil en
recrutement Bernard Riquier Conseil,
« c’est un poste de passage
». Il peut être tenu par
des ex-développeurs, voire
des chefs de projet, qui pourront
après retourner à leur
fonction d’origine ou évoluer
dans le management d’équipes
de projet. Toujours selon Bernard
Riquier, cet ingénieur a souvent
entre trois et sept ans d’expérience,
selon le périmètre d’intervention.
Ce profil diffère légèrement
chez Steria. Chef de projet avec huit
à dix ans d’expérience,
il souhaite avant tout, d’après
Muriel Neveu, faire partager ses expériences
: « Il doit, outre posséder
une certaine rigueur, se montrer très
ouvert et communicant, aimer le partage,
et être pédagogue. »
Cette importance du relationnel s’inscrit
dans l’organisation même
des équipes de l’éditeur
Compuware France. « Chez nous,
note Isabelle Albanese, ingénieur
méthodologie et qualité,
les ingénieurs responsables
de la qualité des logiciels
dialoguent avec leurs homologues internes
chargés de la qualité
globale, et avec ceux des clients.
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