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Chargé de définir la
politique de sécurité,
de la mettre en œuvre et d’en
assurer la veille technologique, l’ingénieur
sécurité prend du galon.
Pour Pierre Dellis, délégué
général de Syntec Informatique,
l’ingénieur sécurité,
présent jusqu’ici surtout
dans les entreprises, est de plus
en plus recherché par les SSII.
La montée en puissance de l’infogérance
et des prestations spécialisées
est à l’origine de cette
tendance. Ainsi, Apogée Communications,
le centre d’expertise technologique
sécurité des systèmes
d’information du groupe Devoteam,
embaucherait plus d’une quinzaine
d’ingénieurs sécurité
cette année, dont 10 % par
évolution interne. La société
prévoit même d’en
recruter une trentaine en 2006. Ces
profils sont dotés d’une
triple compétence : sécurité,
système et réseaux.
« Ce sont surtout des ingénieurs
informatiques ayant une expérience
de 2 à 5 ans en sécurité
acquise sur un poste à dominante
technique », précise
Jean-Michel Apert, DRH du groupe.
XP Conseil, autre filiale de Devoteam,
recrutera, fin 2005 et 2006, entre
15 et 20 consultants en sécurité
débutants ou confirmés.
Atheos, embaucherait, lui aussi, 15
consultants cette année, comprenant
des jeunes diplômés et
des professionnels expérimentés.
La société emploiera
probablement le même nombre
d’ingénieurs sécurité
en 2006 : « Nos recrutements
sur ce profil sont en hausse, affirme
son président, Michel Van Den
Berghe. Ils ont doublé en un
an, mais ils sont uniquement effectuées
en interne pour le moment. »
Le bonus
de la double compétence métier/expertise
technique
Dans les entreprises utilisatrices,
le rôle de l’ingénieur
sécurité prend de l’ampleur.
« La mise à disposition
de nouveaux services nécessite
de mener les analyses du risque informatique
très en amont, dit Luc Jarny,
DSI de Natexis Banques Populaires.
Ce risque est causé, à
plus de 80 %, par des problèmes
de sécurité de l’information.
» Le plan de recrutement 2005-2006
du groupe prévoit donc l’intégration
d’ingénieurs sécurité
expérimentés, venus
surtout de l’extérieur,
pour remplir les fonctions de «
security manager » et accompagner
les métiers en amont. «
L’embauche de tels profils dotés
d’une double compétence
métier et sécurité
des systèmes d’information
est actuellement en croissance dans
les entreprises », ajoute Luc
Jarny. Une démarche d’autant
plus importante que, pour Régis
Granarolo, président du Munci,
elle touche le domaine de l’intelligence
économique : « La sécurité
informatique se fond de plus en plus
dans la sécurité de
l’entreprise au sens large.
Le profil d’ingénieur
sécurité est le métier
informatique qui doit assurer la veille
la plus intensive et la plus régulière.
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