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Souvent rattaché au DSI, le
responsable de la sécurité
des systèmes d’information
(RSSI) devient un manager à
part entière. On ne le trouve
plus seulement dans les grandes entreprises
du tertiaire ou dans celles liées
à la défense.
Le responsable de la sécurité
des systèmes d’information
(RSSI) analyse les risques, définit
la politique de sécurité
des systèmes d’information,
et en contrôle l’application.
« La demande sur ces profils
est forte, car, avec l’entreprise
étendue, la sécurité
est un sujet d’actualité,
souligne Bernard Riquier, fondateur
du cabinet de conseil en recrutement
éponyme. Cependant, ces postes
sont difficiles à pourvoir.
En effet, les titulaires rechignent
à quitter leur entreprise,
et les candidats doivent disposer
de connaissances, de compétences
et de qualités personnelles
difficilement compatibles avec des
recrutements externes. » Pour
Stéphane Rouhier, chargé
de la communication du Cigref, on
ne devient généralement
RSSI qu’après avoir acquis
dans l’entreprise un certain
« savoir-faire et savoir être
». Il dispose donc de «
cinq à dix ans d’expérience
professionnelle, voire plus ».
De niveau bac +4 ou +5, mais pas obligatoirement
informaticien, le RSSI est souvent
rattaché au DSI. Il est devenu
« un profil polyvalent »,
qui prend aujourd’hui de plus
en plus de distance avec la technique.
En interaction
avec les autres fonctions de l’entreprise
Le RSSI agit souvent en liaison étroite
avec plusieurs autres responsables
fonctionnels dans l’entreprise
– par exemple, le directeur
de la communication, ou celui du service
juridique pour la mise en place des
correspondants Cnil. Chargé
de l’information et de la formation
sur la sécurité et animateur
d’équipes de techniciens,
il assure un rôle de communicant-pédagogue
et de manager. Ainsi, le CSO (Chief
Security Officer) de la filiale française
du groupe britannique d’assurance
Aviva, Jacques Auzat, milite pour
une approche globale et non fractionnée
de la sécurité dans
l’entreprise. Cet ex-RSSI a
étendu sa fonction en s’appuyant
sur deux ingénieurs consultants
spécialistes des technologies
de l’information. Arnaud Cantet,
associé au cabinet de recrutement
Lincoln Associés, considère,
lui aussi, que le RSSI doit jouer
la transversalité, mais notamment
être en mesure d’appréhender
l’ensemble des risques pouvant
menacer le système d’information
de l’entreprise. |