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Organisateur et animateur d’équipe,
le responsable du pôle urbanisme
devient, dans les grands groupes,
l’homme clé de la DSI.
« Les grandes entreprises gardent
jalousement leurs informaticiens urbanistes.
C’est un profil rare et très
recherché », indique
Frédéric Lau, chargé
de mission au Cigref. Après
le passage à l’an 2000,
les systèmes d’information
(SI) des sociétés ont
été repensés
sur le plan fonctionnel, et des pôles
d’urbanisme ont été
créés dans les grands
groupes. « Avec la complexification
des SI, le métier continuera
de se développer, pronostique
Christophe Longépé,
directeur de l’urbanisme et
des référentiels du
Groupe Société Générale.
A priori, un architecte travaille
sur un périmètre plus
réduit qu’un urbaniste.
Mais dans nombre de sociétés,
les deux notions ne sont pas toujours
distinguées. »
Issu d’une filière technique,
Christophe Longépé a
créé le département
urbanisme de Sema, puis a rejoint
voici trois ans la Société
Générale. Le pôle
de cinq urbanistes métier et
fonctionnels qu’il gère
à l’échelle du
groupe s’appuie sur un réseau
décentralisé d’une
vingtaine d’urbanistes œuvrant
dans les directions métier.
Il définit ainsi leur mission
principale : « Améliorer
la cohérence, la modularité
et l’agilité du SI, dans
le respect des objectifs stratégiques
et des contraintes externes et internes
(législation, coûts,
délais...), en exploitant au
mieux les possibilités de l’état
de l’art (concepts, règles
et outils de l’urbanisme des
SI, démarche processus). »
Une fonction
d’organisation et un rôle
de conseil
Pas de filière type pour devenir
un bon urbaniste, mais de l’expérience.
Pour Christophe Longépé,
le plus important reste de bien connaître
l’architecture technique et
fonctionnelle des SI et d’être
un familier du suivi de grands projets
(élaboration de méthodes
et de solutions pour des projets complexes
et transverses). En effet, l’urbaniste
doit jouer un rôle de conseil
et de support auprès des métiers,
en étant de plus en plus force
de proposition. Autres qualités
requises : des capacités d’organisation
du travail et de communication, des
compétences rédactionnelles,
un esprit de synthèse et la
faculté d’abstraction.
Enfin, la souplesse et la diplomatie
sont de mise. « Pour comprendre
les enjeux métier des entreprises,
nous devons établir un dialogue
entre des directions souvent cloisonnées,
notamment par l’animation d’ateliers
de travail en groupe », explique
Vincent Lacroix. Responsable du pôle
architecture et urbanisme chez Capgemini
Industrie pour la région Ile-de-France,
il coordonne une équipe de
60 collaborateurs, dont un tiers d’urbanistes.
« Le métier s’oriente
vers l’architecture d’entreprise.
Une notion plus ambitieuse, déjà
répandue chez les Anglo-Saxons
», note Christophe Longépé.
Ainsi, l’urbaniste des SI doit
également travailler sur «
l’organisation de l’entreprise
et les processus organisés
».
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