Pour demeurer performantes,
les entreprises doivent
pouvoir sappuyer sur
un système informatique
fiable. Dans ce but, elles
sollicitent lintervention
dexperts extérieurs,
qui proposent des solutions
techniques ou organisationnelles
susceptibles daméliorer
le système existant.
Ses
attributions
Concevoir la nouvelle architecture
dun système dinformation,
administrer une base de données,
gérer un projet informatique,
effectuer des actions de maintenance
sur le système existant,
implanter un nouveau progiciel
Telles sont quelques- unes des
missions qui peuvent être
confiées à Franck
Pégand, 32 ans, consultant
chez Net2s, société
de conseil et dingénierie.
Spécialisé dans
le domaine bancaire, le consultant
enchaîne des missions
de durée très
variable ( de deux mois à
deux ans).
Celles- ci démarrent
toujours par une phase danalyse:
« Je me familiarise avec
lenvironnement de lentreprise
cliente, puis jévalue
ses besoins afin détablir
un cahier des charges précis
» , explique- t- il. Dans
un second temps, il élabore
un plan daction, quil
met ensuite à exécution.
Puis il assure le suivi de son
projet et forme les utilisateurs
à ces nouvelles applications.
Polyvalent, le consultant épouse
parfois le rôle du recruteur
et fait passer des entretiens
techniques à des consultants
juniors. Enfin, il peut être
amené à accompagner
des ingénieurs daffaires
de Net2s à certains rendez-
vous avec des clients potentiels.
Les
débouchés
Après lexplosion
de la bulle Internet, les emplois
dans linformatique se
sont raréfiés.
Cependant, les SSII ( sociétés
de services en ingénierie
informatique) recommencent à
recruter des consultants au
comptegouttes. Quant aux cabinets
de conseil, ils recrutent en
priorité des consultants
confirmés.
Il est également possible
dexercer ce métier
en libéral.
Les
salaires
Ils se composent dun fixe
et de primes attribuées
en fonction de la réalisation
dobjectifs. Selon une
enquête salaires 2004
de lhebdomadaire 01 Informatique
, la rémunération
annuelle dun consultant
en système dinformation
exerçant en région
parisienne serait de 40 000
à 120 000 € et de
35000 à 100000 €
sil exerce en province.
Celle- ci varie bien entendu
en fonction de lexpérience
du consultant.
De
multiples possibilités
dévolution
Afin dêtre toujours
à la pointe des nouvelles
technologies, les consultants
suivent chaque année
des formations techniques. Ils
peuvent aussi participer à
des stages dans le domaine de
la gestion de projets, d e la
communication ou du management.
En développant ainsi
leurs compétences, ils
peuvent prendre en charge des
missions dimportance croissante
ou plus techniques avant de
devenir consultant senior.
Cette fonction les amène
alors à encadrer plusieurs
consultants juniors. Après
quelques années dexpérience,
le consultant peut aussi devenir
ingénieur daffaires
dans une SSII et assumer ainsi
des missions de prospection
de clientèle et de gestion
de contrats. I l peut également
devenir chef de projet, responsable
dexploitation, architecte
de réseau, responsable
de la sécurité
informatique, voire directeur
des systèmes dinformation
pour le compte dune entreprise.
Cursus
en école dingénieurs
recommandé
Pour accéder à
ce métier, des études
dingénieurs sont
la formation la plus adéquate.
Les recruteurs du secteur réservent
bien évidemment un très
bon accueil aux diplômés
décoles généralistes
telles que Polytechnique, Centrale,
les Ponts et Chaussées,
les Mines et lENST ( Ecole
nationale supérieure
des télécommunications)
Mais ils plébiscitent
également les diplômés
issus décoles proposant
une spécialisation en
informatique comme : les Insa
( Lyon, Rennes, Rouen, Toulouse),
lEsiea, lIsen, lUTC,
HEI Paris, lIsep, lECE,
lEsiee, lEnsimag,
lIsen, LEsme
Sudria, lEsigelec, lEpita,
lEpitech, lEfrei,
lEisti, Supinfo
Il est également possible
de passer par luniversité
en décrochant un IUP
Miage ( méthodes informatiques
appliquées à la
gestion des entreprises), une
MST ou un magistère dans
le domaine informatique.
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Michel
LECLERC (53 ans)
Consultant en système
d’information
Société: Cabinet
de consultant Projipe
>
Dans quelle société
travaillez-vous ?
- Depuis février 2001,
je travaille pour la société
Projipe qui est située
à Boulogne, dans la région
parisienne.
Je dis « pour »
car je suis consultant en informatique
et mon métier exige que
je sois chez des clients et
peu dans les bureaux de ma société.
>
Quel bac avez-vous obtenu et
quelle formation avez-vous suivie
par la suite ?
- J’ai obtenu un bac C
(équivalent du bac S
aujourd’hui) en 1970.
Ensuite, j’ai suivi les
classes préparatoires
Mathématiques supérieures
et Mathématiques spéciales
au lycée Châtelet
à Douai. Au bout de 3
ans de classes prépa,
j’ai intégré
l’IDN (Institut industriel
Du Nord), qui s’appelle
aujourd’hui École
Centrale de Lille. J’en
suis sorti avec un diplôme
d’ingénieur généraliste.
>
Au cours de vos études,
avez eu des stages à
effectuer ? Que vous ont-ils
apporté ?
- En première année
d’école d’ingénieur,
j’ai fait un stage ouvrier
de 2 mois dans la société
BASF, à Ludwigshafen,
en Allemagne. J’étais
intégré dans un
groupe de jeunes Allemands qui
faisaient leur apprentissage.
Le domaine étudié
était la métallurgie.
Ce stage m’a appris à
sortir de mon cocon familial
: à l’époque,
en 1974, cela n’était
pas courant de faire un stage
à l’étranger.
Et puis, surtout, il fallait
parler allemand. Ce stage m’a
appris également à
avoir de la rigueur et le goût
du travail bien fait. Les Allemands
sont éduqués pour
développer ces qualités.
En 2ème année,
j’ai fait un stage de
technicien dans une centrale
thermique aux Pays-Bas, près
d’Amsterdam. Je fabriquais
des cartes électroniques
pour mettre dans des automates.
Cela m’a appris à
utiliser mon imagination pour
résoudre des problèmes
électroniques.
En 3ème année,
j’ai réalisé
mon stage d’ingénieur
dans l’usine chimique
de la Grande paroisse près
de Douai. J’étais
chargé de mettre au point
les paramètres pour augmenter
le rendement de fabrication
du nitrométhane (un produit
qui devait remplacer l’essence,
car celle-ci était chère
en 1975). Ce stage m’a
appris l’autonomie dans
mon travail et la capacité
d’analyse.
>
Quel a été votre
premier emploi en sortant de
Centrale Lille?
- J’ai débuté
en tant qu’ingénieur
de fabrication dans une usine
d’engrais située
dans le sud de la France, près
de Montpellier. J’avais
pour mission de mettre au point
le procédé de
fabrication des engrais, pour
éviter la pollution atmosphérique
et la pollution de l’eau.
Je dirigeais également
une équipe d’ouvriers.
> Qu'est-ce qui vous a amené
à devenir ingénieur
en informatique?
- Cela ne s’est pas fait
tout de suite. Au bout d’un
an, j’ai quitté
la société d’engrais
car je me suis rendu compte
que j’étais plus
attiré par les nouvelles
technologies que par le management
d’hommes. Je suis entré
chez IBM, à l’usine
de Corbeil-Essonnes, dans la
région parisienne. Cette
usine fabrique des semi-conducteurs
qui sont les composants des
ordinateurs. J’étais
en charge des études
de salles blanches (salles sans
aucune poussière et aux
conditions de température
et taux d’humidité
maîtrisés). J’ai
fait ce travail pendant 8 ans,
jusqu’en 1987. A la fin
des années 80, la première
crise de l’informatique
est arrivée. La priorité
était de vendre et non
de produire.
Chez IBM, au lieu de licencier
des producteurs et d’embaucher
des vendeurs, il y a eu un vaste
programme de redéploiement
du personnel. On prit le pari
de former des producteurs d’usine
aux métiers d’ingénieur
commercial et technico-commercial
dans l’informatique. Ce
changement de métier
était basé sur
le volontariat. Je fus de ceux-là.
Je suis retourné à
l’école IBM pendant
9 mois. Là bas, j’ai
appris le métier d’ingénieur
technico-commercial qui se caractérise
par une bonne connaissance technique
des systèmes d’information
et une capacité à
aider les commerciaux dans la
vente de gros ordinateurs.
J’ai pratiqué ce
métier durant 5 ans.
Ensuite, IBM, plutôt que
de continuer de vendre simplement
des ordinateurs et des logiciels,
s’est tourné vers
les services relatifs aux ordinateurs.
De nouveaux métiers sont
apparus et en particulier celui
de chef de projet en informatique
que j’ai exercé
pendant 5 ans.
Après un bref passage
dans deux sociétés
de services informatiques (SSII)
comme responsable qualité,
je suis entré chez Projipe
comme consultant.
>
Concrètement, en quoi
consiste votre travail ?
- Mon travail est structuré
en mission.
Ma société m’envoie
chez un client pour l’aider
à résoudre un
problème particulier,
concernant son système
d’information. N’ayant
pas les compétences et
ne comptant pas embaucher quelqu’un,
l’entreprise fait appel
à un cabinet de consultants.
Ma spécialité
est la qualité et les
méthodes dans le domaine
informatique. Par exemple, j’interviens
chez le client pour l’aider
à mettre en place une
méthode visant à
tester les programmes informatiques
qu’il a développés.
Le test est une opération
qui demande beaucoup de soin,
de rigueur et de méthode.
C’est un métier
à part entière.
Lorsque cette mission est terminée
(elle peut durer 6 mois), je
vais chez un autre client.
Par exemple, pour aider un chef
de projet informatique à
s’organiser.
C’est un travail où
on apprend continuellement.
On voit des gens différents
qui ne travaillent pas tous
de la même manière.
Une forte capacité d’adaptation
est donc nécessaire.
>
Quels conseils donneriez-vous
aux jeunes qui veulent faire
ce métier ? Quelles qualités
/ compétences doivent-ils
avoir ?
- Pour faire ce métier
de consultant, il est bon d’avoir
pratiqué l’informatique.
Vous pouvez pratiquer l’informatique
en développant vous-même
des programmes.
Vous pouvez aussi diriger une
équipe d’informaticiens
en tant que chef de projet.
Il faut savoir écouter,
avoir une bonne capacité
d’adaptation, accepter
de se remettre en cause et d’apprendre
en permanence. Le sens du contact
est aussi important. Le client
vous écoutera d’autant
plus que vous avez un bon relationnel.
En ce qui me concerne, je suis
salarié. Je me soucie
peu de l’aspect commercial
du métier. Mais il existe
des consultants indépendants.
Ceux là doivent ajouter
comme qualité la fibre
commerciale pour décrocher
les affaires. Ils peuvent se
faire aider par des commerciaux
indépendants et se consacrer
à leurs missions.
Il est bon d’avoir quelques
années d’expérience
en informatique pour exercer
ce métier. Le diplôme
minimum est un bac + 2. Mais,
à 28 ou 30 ans, et après
3 ou 4 ans de pratique, vous
pouvez très bien devenir
consultant junior.
Test
de recrutement
Ce test
vous permet de vous placer en
situation réelle d'embauche
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aux jeunes diplômé(e)s
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