Bruno
CARREZ (28 ans)
Programmeur de jeux, Ingénieur
Recherche et Développement et
Responsable Technique. Société:
Hydravision (Tourcoing)
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> Pouvez-vous nous retracer votre parcours
scolaire ?
- En 1994, j’ai décroché
un Bac C (actuellement S). J’ai ensuite
intégré l’Institut Catholique
d’Arts et Métiers de Lille
(ICAM). En cinq ans, j’ai préparé
un diplôme d’Ingénieur
généraliste orienté
Mécanique. J’y ai par ailleurs
rencontré certaines personnes qui
travaillent aujourd’hui à Hydravision.
Au départ, je voulais intégrer
une école d’informatique. Comme
il y avait peu de débouché,
j’ai joué la sécurité
et suis entré en école d’ingénieur.
Ayant toujours préféré
l’informatique à l’industrie,
je me suis formé de façon
autodidacte, tout en continuant mes pratiques
d’ados.
> Avez-vous
eu des stages à faire au cours de
votre formation ?
- J’ai effectué mon stage de
fin d’études dans une entreprise
d’informatique, "Goto Software",
à Hem, pendant six mois. Une fois
diplômé, en juin 1999, j’ai
été embauché d’abord
à temps partiel puis à temps
plein. Je m’occupais du minitel et
de Netgammon (backgammon sur Internet).
J’ai démissionné en
juin 2000 pour rejoindre l’équipe
d’Hydravision.
> Quelle est
votre fonction chez Hydravision ?
- Je suis programmeur en Recherche et Développement.
Je travaille davantage sur le son et le
moteur physique plutôt que sur le
jeu lui-même.
Le moteur est un outil inclus dans le programme
et qui fait partie du jeu. Par exemple,
le moteur 3D gère l’affichage
et le moteur physique permet de bouger un
objet quand on le touche. Concrètement,
quand on donne un coup de batte de base-ball
dans une vitre, il faut qu’elle casse.
C’est là que mes études
en mécanique m’ont servi !
J’ai effectué un petit retour
en arrière : j’ai ressorti
mes cours et je les ai appliqués.
Pour ce qui est du son, j’ai appris
sur le tas. Je travaille en binôme
avec un compositeur.
Mon rôle est de faire en sorte que
la musique se lance à un moment précis
dans le jeu.
> Selon vous,
quelles sont les qualités essentielles
pour exercer votre métier ?
- Ce travail apporte beaucoup, mais il demande
aussi pas mal d’investissement personnel.
Il y a des moments très durs, car
il faut rendre le jeu à temps et
régler bon nombre de problèmes.
Pour créer un jeu, il faut aussi
être capable de se projeter dans le
temps. Les défis à relever
nous imposent de penser avec deux ans d’avance.
> Avez-vous
des conseils à donner ?
- Il faut être passionné !
L’école ne suffit pas, même
s’il faut une formation solide.
Il est indispensable d’être
autodidacte, de bidouiller dans son coin,
d’essayer de programmer soi-même.
C’est comme ça qu’on
avance.
Accro aux jeux vidéo, ma mère
était désespérée
en me voyant jouer. Au final, aujourd’hui
je gagne ma vie grâce à ma
passion.
> Jouez-vous
toujours autant ?
- Paradoxalement, je n’ai jamais aussi
peu joué aux jeux vidéo que
depuis mon arrivée ici.
Et puis, c’est un peu moins drôle
: je fais des fixations sur le moindre souci
technique, les problèmes de mixage
des sons…
Fiche métier
du Programmeur
de jeux video
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