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Un monteur
converti en animateur
Imad Ntifi a vingt-neuf ans et deux émissions
à animer. Recruté à
2M comme monteur, il a tout fait pour que
le concept Robaiate soit accepté
par la direction de la chaîne. Aujourd’hui,
il peut se réjouir de la réputation
qu’il s’est taillée comme
animateur de talent dans Fasila.
Dans une interview accordée à
un journal français, Thierry Ardisson,
l’animateur de talent dans «tout
le monde en parle» avait déclaré
: «Pour moi, il y a deux types d'animateurs.
Celui qui a fait autre chose avant, qui
est une personnalité indépendamment
de la télé. Celui-là
peut apporter un plus parce qu'il a autre
chose dans le cigare. D'un autre côté,
il y a ces jeunes loups et louves prêts
à tout animer. Ce qui les intéresse
n'est pas ce qu'ils ont à dire mais
seulement d'être assis là parce
qu'ils en rêvent depuis l'âge
de 14 ans. Pour y arriver, ils feraient
n'importe quoi». Devenir un animateur
de Télé, Imad Ntifi, animateur-vedette
à la deuxième chaîne,
n’y a jamais songé. Sa formation
non plus ne le ne prédestinait pas
à le devenir un jour.
Son bac en poche, il décide de faire
des études techniques, option signal.
Après de brefs stages de perfectionnement,
il arrive à décrocher un stage
à la deuxième chaîne
nationale au sein de laquelle il sera affecté
peu de temps après au sein du service
de montage. «Maintenant que j’anime
deux émissions musicales, je me souviens
qu’on disait toujours que j’avais
un don porté sur la chose»,
confie-t-il. L’espoir de faire naître
une nouvelle émission musicale n’a
pas cessé d’effleurer son esprit,
même durant la période où
il n’assurait que la fonction de monteur,
soit de 1995 à 1997.
Ceci étant, il pensait à la
conception et à l’alimentation
du fond de l’émission, mais
jamais à son animation. «J’ai
beaucoup d’amis dans des pays arabes
qui m’ont beaucoup aidé au
départ. Ils ont commencé à
m’envoyer des clips pour les passer
dans l’émission Robaiate»,
se souvient-il. «Il a fallu que je
me batte pour que mon projet voit le jour»,
ajoute-t-il. Pour arriver à ses fins,
il lui a fallu assurer conjointement, des
années durant, ses fonctions d’animateur
et de monteur.
Ce n’est qu’après avoir
fait ses preuves qu’il a pu se consacrer
exclusivement à son métier
d’animateur. «L’émission
Robaiate avait fait une bonne audience dès
son lancement», se réjouit-il.
A l’époque, le principe d’animation
reposait uniquement sur la voix off. Même
avec le lancement et la réussite
incontestée de Fasila, Imlad continue
à considérer Robaiate comme
son bébé, auquel il ne renoncera
jamais.
A-politique, il aime la vie, mais la mène
à sa manière. Il aime les
gens, le foot (il jouait au sein du wydad),
et la nuit. Il est convaincu qu’on
ne peut servir l’intérêt
du pays qu’en travaillant durement
et sérieusement. Son métier
fait partie des nombreuses tâches
qu’il accomplit avec un grand plaisir.
Et ça lui réussit. Au volant
ou chez lui, il écoute du Abdelouhab
Doukkali, Abdel Hadi Belkhyat avec toutefois
une préférence affichée
pour Mohamed El Hayyani. «Notre patrimoine
musical est riche en parole et en mélodie.
Il faut juste lui donner la place qui lui
revient, d’abord en l’appréciant
à sa juste valeur», lance-t-il.
L’amour qu’il porte à
la musique nationale est animé par
un amour encore plus grand. Puisqu’il
apprécie la culture marocaine dans
tous ses aspects. Imad Ntifi est né
le 31 janvier 1973 à Casablanca.
Il a grandi dans un quartier de l’ancienne
médina. Son père, juriste
a su lui transmettre son amour pour la langue
arabe. Il peut déclamer aisément
des vers entiers du grand poète arabe
Al Moutanabbi.
D’apparence anti-conformisme, il y
a par ailleurs deux choses avec lesquelles
il ne plaisante pas, la religion et le respect
de la famille.
Par : Nabila FATHI
Fiche métier
de l' Animateur
de télévision
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