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Le sport
est avant tout un plaisir
Ancien footballeur, agent technique à
la TVM, journaliste-rédacteur puis
commentateur… Saïd Zeddouk aura
tout vu du monde des sports. Portrait d’un
journaliste sportif pas tout à fait
comme les autres.
Il marque depuis déjà 24 ans
la scène sportive nationale par sa
présence dans toutes les grandes
rencontres que disputent les joueurs et
athlètes marocains. Son nom revient
sur toutes les langues tellement il a gagné
en popularité. Une popularité
indissociable de celle des disciplines les
plus en vue au Maroc. Il s’agit de
Saïd Zeddouk, le très célèbre
présentateur sportif de la première
chaîne nationale, la TVM.
Le sport est un amour d’enfance pour
lui. Avant d’en parler, Saïd
Zeddouk le pratiquait. Ses débuts,
en tant que footballeur au sein du club
rbati du Stade Marocain, lui présage
une grande carrière. Il y évolue
dans les catégories Minimes, Cadets
et Junior. Zeddouk est même allé
jusqu’à disputer des matches
en Seniors avec les FAR, en première
division. Une expérience qui n’a
pas trop duré. L’heure de changer
de cap avait sonné.
Son entrée dans le monde du journalisme,
comme c’est le cas pour beaucoup qui
y ont brillé, a été
un pur hasard. C’était en 1975
et il avait commencé en tant que
caméraman. Le jeune Saïd doit
s’acquitter de ses fonctions tout
en poursuivant ses études vitales.
Il est toujours en Baccalauréat à
l’époque. Deux tâches
des plus difficiles, encore moins aisément
conciliables. Mais quand la volonté
est là, tout est possible. Son Bac
décroché, il passe le concours
de journaliste-rédacteur à
la TVM. L’ayant réussi, il
passe désormais devant la caméra.
Sa première importante couverture
a lieu en 1978. un match qui a opposé
l’équipe nationale à
la Tunisie et dont le Maroc est sorti vainqueur.
Les différents déplacements
qu’il doit effectuer, la nature de
son métier ne l’empêchent
pas d’aller encore plus loin dans
ses études, couronnées par
une licence en Droit.
Ce n’est qu’à partir
de ce moment que l’étoile de
Zeddouk commence à briller. Une langue
facile, un arabe à la fois accessible
et soigné, un esprit d’analyse
très développé et un
engagement professionnel et patriotique
total. Des éléments, entre
autres, qui ont fait, et font toujours,
de lui, l’un des meilleurs journalistes
sportifs au Maroc. Si ce n’est le
meilleur. La fameuse émission Al
Alam Arriadi (le monde des sports), l’un
des tout premiers magazines télévisés,
dédiés exclusivement au sport
au Maroc, est sa propre création.
Une émission initiée en 1981
et qui depuis, ne cesse de drainer les foules.
À cela s’ajoute les innombrables
couvertures, réussies, dont il est
l’auteur. Aux Jeux Olympiques, qu’il
suit depuis 1988 à Séoul jusqu’à
ce jour se mêlent les coupes du monde
où l’équipe nationale
est présente. Le meilleur événement
sportif auquel il a assisté est incontestablement
le Mondial 86.
«On était une seule famille,
soudée et n’ayant qu’un
seul objectif : bien représenter
notre patrie », se souvient Zeddouk
avec fierté. «On avait accès
à toutes les informations relatives
à l’équipe nationale.
Le contact avec les joueurs était
facile. On pouvait aller jusqu’à
même leurs chambres. On était
comme on dit en arabe ‘‘wlad
lbled ’’. Ça voulait
tout dire. Ce n’est malheureusement
plus le cas actuellement».
Réagissant sur l’évolution
de la presse sportive, Zeddouk ne manque
pas de souligner le progrès qu’elle
a enregistré ces dernières
années. Mais pour lui, le journalisme
sportif marocain a encore du chemin à
faire. « Ce ne sont que des journalistes.
Une formule que l’on entend souvent
et qui en dit long sur notre statut. Certes,
pas tous ceux qui écrivent le sont.
Le manque de compétences est indéniable.
Mais il y a également tout un environnement
sportif qui nuit au bon fonctionnement de
notre métier ». Le climat qui
règne dans le sport national, Zeddouk
en est bien conscient. «On n’entend
parler que de problèmes au sein des
clubs, fédérations…On
en oublie notre mission fondamentale, celle
de donner du plaisir. Le spectacle. On verse
dans la polémique, les critiques
acerbes, parfois irrespectueuses, qui n’intéressent
que peu de gens. On omet le bonheur qu’on
est censé apporter aux masses.
C’est dans le sens de gagner en professionnalisme,
en crédibilité et, par là,
en respect qu’il faut œuvrer
».
C’est pour que le journaliste marocain
retrouve son aura que Zeddouk déploie
toute son énergie. Aussi bien professionnellement
que par son amabilité, son caractère
posé et ses idées on ne peut
plus réfléchies, il en est
le parfait exemple.
Par : Tarik QATTAB
Fiche métier
du Journaliste
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