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Les petits
métiers qui accompagnent l’arrivée
du mouton pour l’Aïd El-Kébir
. Aiguiseurs de
couteaux qui promettent un égorgement
rapide et sans souffrance de ces bêtes.
A l’approche du jour «J»,
la vue de cette file indienne de gens munis
de leurs «armes» devant ces
spécialistes annonce le compte à
rebours.
. Grilleurs.
Souvent par groupes, ils prennent place
dans les coins et autres recoins des quartiers
populaires pour offrir leurs services aux
ménages, avec même livraison
à domicile. Les travaux de préparation
pour accueillir les premières «têtes»
commencent très tôt le matin,
avec le ramassage du bois. Un bon «grilleur»
est celui qui ne confond pas les têtes
des bêtes. Des quartiers entiers assistent
alors à un grand barbecue. Sentir
le «brûlé» est
d’ailleurs l’un des moments
qui marquent l’Aïd El Kébir.
Le service qui comprend également
l'amputation des cornes est proposé
à une moyenne de 15 dirhams.
. Vendeur de fourrage.
Des jeunes, désoeuvrés la
plupart du temps, «construisent»
des montagnes de foin pour tous ceux qui
préfèrent recevoir le mouton
chez eux quelques jours à l’avance.
C’est le moment aussi d’engraisser
sa bête et de gagner quelques grammes
de plus de cholestérol. La fête
ne s’accomplit qu’avec la préparation
de ces délicieuses brochettes à
la marocaine.
Peut être
plus encore que les autres mois,celui sacré
du Ramadan voit fleurir les «petits
métiers».
. Les marchands
ambulants vont de quartier en quartier
comme à l’accoutumée
. Les gardiens
de voiture ont de leur côté,
fort à faire en soirée lorsque
les jeûneurs sortent.
Avouons-le, tour ces petits métiers
se révèlent fort utiles en
ce mois.
. Les jeunes cireurs
se font nombreux aux terrasses des cafés
et sur les trottoirs, après le ftour.
Des métiers
à l'heure du S'hour
Dans plusieurs villes du Royaume, notamment
dans les anciennes médinas, le tambourinaire,
ou le clairon, communément
appelés «Neffars»
continuent à réveiller les
habitants pour le repas du s'hour. Ce métier
séculaire dans les différentes
régions du Royaume est pratiqué
par des hommes qui à l’aide
d’une fanfare sillonnent tous les
quartiers pour rappeler aux habitants que
c'est le moment du S'hour. Dans certaines
villes, Marrakech, Salé, Taza, Inzegane,
Aït Melloul, entre autres, le «Neffar»
est un homme-orchestre jouant la mélodie
sur le galoubet et l'accompagnement sur
le tambourin.
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