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Quelles activités
?
L'assistant est sans doute le compagnon
de route le plus indispensable au réalisateur.
Il tient une place essentielle en termes
de conseil technique et artistique.
Il maîtrise l'ensemble des étapes
et contingences d'un tournage :
- analyser et synthétiser le scénario,
- effectuer les repérages,
- établir le plan de tournage.
Pour chacune des séquences prévues,
l'assistant établit une fiche technique
détaillée : les personnages,
les lieux, les décors, costumes,
éclairages, la bande son...
- établir le plan de travail pour
tous les membres de l'équipe technique
et artistique ; chacun sait ainsi ce qu'il
a à faire, quand et où.
Quelles conditions
de travail ?
Les déplacements en province ou
à l'étranger, de jour comme
de nuit, sont très fréquents
pendant notamment toute la période
de repérages.
L'assistant réalisateur doit donc
être disponible.
Il est la plupart du temps salarié
intermittent engagé par une production
le temps de la réalisation du projet
pour le cinéma et salarié
permanent du service public pour la télévision.
Pour travailler dans le cinéma,
il doit obtenir la carte du CNC (Centre
national de la cinématographie)
qui garantit que le professionnel répond
aux critères requis de formation
et d'expérience.
La nature et les conditions de travail
des métiers du cinéma et
de l'audiovisuel sont définies
par les conventions collectives qui régissent
la profession (horaires, heures supplémentaires,
rémunération, congés...).
Quelles qualités
?
Ses qualités doivent être
nombreuses ; c'est un métier exigeant,
aux tâches multiples :
- capacité d'analyse et de synthèse,
bonne mémoire,
- disponibilité et écoute
car l'assistant doit être capable
de répondre à tous les membres
de l'équipe à des questions
d'ordre technique, matériel, artistique,
- sens de l'organisation, goût pour
les relations humaines et pour le travail
d'équipe.
Toutes les connaissances pointues en matière
technique (son et image par exemple) constituent
un plus pour permettre à l'assistant
la meilleure appréhension des souhaits
et des instructions du réalisateur.
Quelle évolution
et quelle rémunération ?
L'assistant réalisateur de cinéma
débute généralement
comme second assistant.
S'il a participé à trois
longs-métrages, il peut prétendre
à la place de premier assistant.
Puis le premier assistant peut devenir
à son tour réalisateur de
longs-métrages français
et obtenir la carte professionnelle s'il
a lui-même travaillé sur
trois films français, excepté
pour les diplômés de l'École
supérieure des métiers de
l'image du son - option réalisation
pour lesquels l'expérience requise
est réduite à un long-métrage.
L'assistant réalisateur de service
public de télévision peut
s'orienter vers la fonction de réalisateur
après trois années d'expérience
et à la seule condition d'obtenir
une homologation délivrée
par une commission. Il faut bien noter
que cette "promotion" prive
alors du statut de salarié permanent.
Dans les métiers de la télévision,
l'assistant réalisateur peut également
envisager de devenir directeur de production
via la promotion interne s'il suit une
formation aux métiers de la production
; dans ce cas, il préserve son
statut de salarié permanent.
La dimension intermittente de cette profession
s'accentue depuis une dizaine d'années,
les disparités salariales aussi.
Sur la base d'une semaine de 39 heures
:
1er assistant : 1 071 €
2e assistant : 767 €
Le calcul des heures supplémentaires
est hebdomadaire, entre la 40e et la 47e
heure la majoration est de 25 %, 50 %
au-delà de 47 heures.
Quelles formations
?
La qualification
exigée est de plus en plus pointue.
La formation initiale et continue constitue
donc, en dépit des possibilités
de qualification par les moyens internes,
la meilleure réponse à cette
exigence.
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