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Bruno Guillon, animateur
sur NRJ.
Bruno
Guillon anime le «
9h - Midi » sur
NRJ ; il nous a très
chaleureusement accueillis
dans les locaux de cette
FM, juste après
son émission et
une réunion découte.
Il a accepté de
répondre à
nos questions, et sest
confié à
nous en toute franchise,
avec beaucoup dhumour.
À vous den
juger
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Quel
est le parcours qui ta
amené à faire
de la radio ?
La radio, jen fait depuis
longtemps : jai 29 ans,
et jai commencé
à 12 ans et demi
Ça commence à
faire une paye. Cétait
à lépoque
de lexplosion des locales,
en 82-83 ; les FM, ça
avait commencé en 81
à peu près. Jai
débuté en 83 sur
une radio associative, et puis
de fil en aiguille
Ce qui est rigolo, cest
quà lépoque
jai fait de la radio parce
que jarrivais à
capter NRJ par un émetteur
qui se trouvait à bien
130 km de chez moi, en soudant
23 rayons de vélo à
la suite
(Rires) Non,
jexagère, mais
cétait un peu ça,
je captais encore en brouillé
À cette époque-là
jétais fan dNRJ
: quand j'étais gamin,
mon rêve cétait
de faire ce qui à ce
moment-là sappelait
le « 10 - 14 ».
Et puis jai fait de la
radio bénévolement
jusquà 18 ans ;
parallèlement je continuais
mes études parce que
je voulais être prof de
sciences nat, et puis
lannée où
jai passé mon bac
D, la radio dans laquelle je
bossais ma proposé
un poste salarié à
temps plein, un CDI quoi. Alors
jai bazardé mes
études, et plutôt
que daller en fac à
Poitiers faire le con, je me
suis mis à faire de la
radio ; jai continué
comme ça jusquà
lâge de 24-25 ans.
Mais la radio locale navait
pas trop de développement,
donc jai voulu envoyer
une cassette à NRJ ;
mais comme javais trop
peur que ça ne marche
pas, jen ai dabord
envoyé une à Vibrations
- cest un gros réseau
local dans le centre de la France,
autour dOrléans,
avec une vingtaine de fréquences
- qui ne ma pas répondu.
Je me suis dit que si eux ne
me répondaient pas, cest
quà NRJ on ne me
répondrait pas davantage.
Donc, je leur ai envoyé
une cassette sur laquelle il
ny avait que des conneries
; mon CV, cétait
un rapport de police, avec nimporte
quoi dessus
Sur lenregistrement,
il ny avait que le pire
qui puisse arriver dans une
émission ; sauf quà
chaque fois je me rattrapais
Ils mont rappelé
trois jours après, et
le semaine suivante je signais
un contrat de deux jours pour
faire les nuits sur un week-end.
Et voilà, ça fait
quatre ans
Cest un mélange
de chance, de réussite,
dopportunités,
quon se déclenche
aussi un peu ; et puis la volonté
La radio, cest même
plus un métier, cest
une passion ; et puis je baigne
dedans depuis longtemps : jai
délaissé les bars
et les baby-foots dès
mon plus jeune âge pour
aller faire de la radio avec
mes copains. Et ce qui est marrant,
cest que quand jai
obtenu ma place à NRJ,
cest comme si une parcelle
de tous les gens avec lesquels
javais fait de la radio
locale sétait retrouvée
sur NRJ. Cest vrai que
NRJ, quand tu es animateur de
radio, ça reste la Rolls
Royce des FM ; cest la
première radio musicale
de France, en passe de devenir
la première dEurope
Bref, jai fait les nuits
pendant deux mois, après
ils mont filé les
matinales du week-end pendant
six mois ; et puis Éric
Jeanjean - qui est sur RTL maintenant
- a arrêté le «
9h - Midi ». Jétais
sensé le remplacer pendant
trois semaines, et puis voilà,
ça va faire trois ans
que je suis là
Au
niveau de lémission,
tu as donc récupéré
un créneau ; quelle est
ta marge de manuvre ?
Tu peux imposer ton style, mais
il ne faut pas que tu perdes
laudience ; il faut savoir
que la locomotive sur NRJ -
cest à dire la
machine à audience qui
booste la journée - cest
le « 6h - 9h » ;
avec le « 9h - Midi »,
tu pars avec les acquis du "6-9".
En fait cest une pyramide
: tu essaies de garder lauditeur
et de générer
plus daudience. Quand
je suis arrivé, le "6-9"
était une vraie locomotive,
et Jeanjean faisait un bon boulot
derrière avec une audience
qui se conservait sur le "9-12".
Jeanjean avait un style plutôt
"jeune adulte", par
rapport à moi qui aurais
un style plus "gouailleur-déconnade",
tout en restant assez soft,
parce que le "9-12"
est un créneau essentiellement
musical, et que vis à
vis de laudience ce nest
pas le bon moment pour être
trop "trash".
Là, depuis trois ans,
on garde les auditeurs de Roblès
et en plus on en produit derrière
; pour linstant le "9-12"
est en termes daudience
lémission la plus
suivie, avec une moyenne de
700 000 auditeurs au quart dheure
moyen ; ce qui veut dire quil
y a des quarts dheure
à 850 000 auditeurs,
dautres à 600 000
Tu
parviens donc quand même
à apporter des choses
Oui, bien sûr ! Déjà
tu apportes ta personnalité
: il y a beaucoup de gens qui
croient que faire de la FM,
cest faire du pousse-disque
Ça nest pas le
cas. Enfin, si : il y en a qui
font ça, et qui font
que si tu prends un animateur
"alpha" ou un animateur
"lambda", tu as limpression
dentendre le même,
cest le problème
parfois sur certaines radios.
Je pense que sur NRJ, justement,
une de nos force est que chaque
animateur a sa propre personnalité
; même en abordant le
même sujet, si on a un
truc à dire absolument
- par rapport à un jeu
ou quoi - chaque animateur le
fera paraître différemment,
selon sa façon de voir
les choses.
Tu peux avoir plein danimateurs
bourrés de talent : ceux
qui sortent du lot sont ceux
qui ont le petit plus qui fait
que ce sont eux et pas les autres.
Est-ce
que malgré tout, tu ne
te sens pas trop "bridé"
?
Ben
Il ne faut pas se
voiler la face, NRJ est la première
FM de France : tu ne peux pas
non plus dire tout et nimporte
quoi, cest clair. Moi,
en plus, je ne fait pas une
émission de libre antenne
; jaurais un créneau
comme ça, je pense que
jarriverais à me
"démerder",
mais bon, ce nest pas
le cas
Tu ne peux pas
non plus arriver à 9
heures en disant « tarte
aux poils » ou des trucs
de ce genre !
Cest
évident !
Après, être bridé
Non, tu arrives dans un moule
qui est NRJ, qui est une radio
qui diffuse des hits : ce sont
là les produits dappel
qui font que les gens viennent
écouter au départ.
Ensuite, toi, tu te "colles"
sur ce programme-là en
y mettant de la valeur ajoutée.
Cest vrai que souvent,
à lépoque
de Fun, de « LovinFun
», des "Difool"
et tout ça, on avait
limpression quNRJ
était une radio vachement
rigide : cest pas Fortress
ici, quand même !
Cest cool, détendu
; globalement, à lantenne,
chacun anime un peu comme il
veut. Après, cest
vrai quil y a des règles
à respecter, mais ces
règles cest quoi
? : quil faut parler à
des endroits bien précis
Mais ce nest pas pour
ça que nous sommes bridés
sur nos interventions : sil
y a un truc, sur quelque chose,
qui ne ma pas plu, je
le dis et puis voilà.
On na pas un censeur de
lautre côté
de la vitre qui dit : «
Quoi ! ? Tas dit ÇA,
tes viré ! »
Je sais quil y a beaucoup
de gens dans le monde de la
radio qui croient ça,
quà NRJ on est
au garde-à-vous, en uniforme,
avec une cravate rouge et une
veste bleue ! (Rires) Cest
vrai que cest une image
quon peut se faire de
lextérieur, mais
cest pas ça du
tout.
Tu
viens dévoquer
lémission «
LovinFun », qui
a contribué à
"cataloguer" en quelque
sorte Fun Radio dans une branche
bien
"particulière"
; comment réagis-tu face
à ce type de phénomènes
?
En fait, le problème
de ce genre démissions,
cest quelles sont
ciblées ; à partir
du moment où tu parles
de "cible" et que
tu occultes volontairement une
certaine partie de tes auditeurs,
tu prends le risque davoir
une audience plus faible
À NRJ, on essaie dêtre
peut-être un peu plus
fédérateur, avec
moins démissions
thématiques ; à
la rigueur, je ne suis pas persuadé
que si on refaisait «
LovinFun » aujourdhui,
ça aurait le même
succès que ça
a eu il y a dix ans. La période
nétait pas la même
; la radio, cest un tout,
il y a le côté
artistique, mais aussi laspect
économique.
Cest clair quune
radio comme Skyrock, qui va
communiquer sur le fait quelle
est première sur le Rap
et tout ça, est une radio
qui, commercialement parlant,
se vend moins bien. Je nai
rien contre Skyrock, bien au
contraire : jai des potes
qui bossent là-bas
Mais les gens se font une idée
préconçue de ce
que véhicule le Rap,
et font lamalgame : «
Skyrock = Rap ; Rap = Racaille
; Racaille = Problèmes
; donc Mauvaise Image ; donc
Pas de Pub ».
Aujourdhui, tout en travaillant
le côté artistique,
chaque radio est obligée
de rentrer dans une logique
commerciale. Et même à
lépoque des grandes
heures de Doc et Difool - cest
vrai que cest une émission
qui a fait parler delle
- NRJ faisait sur le même
horaire quasiment le double
daudience
À ce moment-là,
Fun avait choisi de mettre cette
émission en avant, comme
NRJ pourrait aujourdhui
mettre en avant le « Festival
Roblès » ou «
My NRJ », lémission
de dédicace qui a lieu
tous les soirs : cest
de la logique commerciale. Fun
passait pour la radio où
tu pouvais dire tout ce que
tu voulais : pourquoi pas ?
Je pense quils avaient
leur place dans la bande FM
à ce moment-là
; cétait une émission
sympa, qui donnait la parole
aux jeunes. Cétait
les débuts de la génération
SIDA, ça été
un mouvement de société.
Je pense que ça a été
utile à ce moment-là,
mais je te le répète,
je ne pense pas quaujourdhui
la même émission
marcherait aussi bien
Pour
en revenir à ton émission,
de combien de personnes se compose
léquipe ?
Sur chaque émission,
on travaille à trois
en moyenne : tu as lanimateur,
le réalisateur - qui
soccupe de mixer les disques
- et un standardiste. On est
une petite famille de trois,
avec notre petit réchaud
à gaz et une boîte
de raviolis
(Rires) Oui,
on bosse toujours à trois,
sauf après, le morning
cest différent
parce que tu as des comédiens
qui viennent se greffer sur
lémission
Mais sinon on travaille à
trois.
Et
la programmation ?
Ben, tu as déjà
un responsable de la prog
; là non plus, il ne
faut pas se voiler la face -
quitte à briser le rêve
de certains - les animateurs
ne se promènent plus
avec leurs bacs de disques en
disant « Voilà,
je vais mettre ça, ça,
ça ou ça ».
Si, ça peut se faire
Certaines personnes te diront
que Max sur Fun le fait, mais
il le fait à minuit,
pas à une heure de grande
écoute. Jai le
créneau qui a le plus
daudience en ce moment
sur NRJ - je touche du bois
pour que ça dure (il
séxécute)
- mais je ne peux pas
Si je ne devais passer que le
style de zique que japprécie,
je ne suis pas persuadé
que ce serait hyper-fédérateur
! Cest clair que, de moi-même,
je ne suis pas fan de Britney
Spears ; ça ne minsupporte
pas, mais ce nest pas
le genre de disques que jirais
choisir en premier
Donc, dans ces cas-là,
la prog qui passe sur
NRJ est destinée en priorité
aux auditeurs dNRJ ; après,
japporte ma touche parce
quon a la chance davoir
un mec à la programmation
- Michaël Magnen - qui
est assez ouvert. Donc, parfois,
je vais le voir en lui disant
« Ben tiens, pourquoi
tu mettrais pas ça »
Cest clair quentre
9 heures et midi tu ne vas pas
passer un truc trop hard : un
Passi, un truc de rap trop violent
qui passera le soir ne passera
pas chez moi entre neuf heures
et midi, parce que je nai
pas laudience qui se prête
à ça
Alors certains te diront que
la prog dNRJ est
vachement "lisse",
quon ne prend pas de risques
: il y a beaucoup de groupes
qui nauraient pas pu exister
sils nétaient
pas passés sur NRJ
Cest vrai que sur le "9-12",
je peux intervenir sur certains
trucs, faire ajouter quelques
disques ; mais sinon ça
reste le responsable de la prog
qui fait ça lui-même,
selon le panel dauditeurs,
selon le principe de loffre
et de la demande. « My
NRJ », par exemple, cest
un bon reflet : suivant ce que
les auditeurs demandent, on
se dit quils préfèrent
entendre ça plutôt
que ça
Cest
aussi un peu un laboratoire.
Mais aujourdhui, tu nas
aucune radio FM sur laquelle
lanimateur se pointe en
disant « Ben voilà,
je vais faire ça ».
Sauf dans les émissions
thématiques du soir,
ou les émissions "Danse"
: il peuvent peut-être
plus se lâcher, mais le
reste de la journée,
non ! Tu as une définition
de programme ; et encore sur
NRJ à la rigueur cest
beaucoup plus large, parce quon
a pas de cible. Ça fait
partie du moule dont je parlais
tout à lheure :
tu rentres dans une radio, tu
acceptes un peu la programmation
telle quelle est
Je ne me plains pas, parce que
sur le "9-12" la prog
est assez éclectique,
et quen général
cest beaucoup de titres
qui fonctionnent ; on va passer
des U2, des Cranberries
enfin ça, cest
plutôt ma cam
Tu
évoques dune certaine
manière, à propos
de la programmation, lévolution
de la radio ; comment la ressens-tu
?
Je pense que cest une
évolution normale : quand
jai commencé à
faire de la radio en 83, cétait
une radio associative, on navait
pas le droit à la publicité.
Ça veut dire que si on
parlait du centre Leclerc du
coin, en échange, il
nous filait une platine laser
et 10 CDs
Après, cest clair
que la radio sest modernisée,
et heureusement ! Aujourdhui,
les radios sont de véritables
entreprises, dont certaines
comme NRJ sont cotées
en bourse ; tu ne peux pas non
plus tout faire à vau-leau.
Un truc, avant de passer à
lantenne, doit être
étudié pour savoir
sil correspond au "format"
NRJ. Cest comme à
la télé : il y
a des trucs que tu verras sur
le service public que tu ne
verras jamais sur TF1.
Maintenant, ce quil ne
faut pas, cest que la
logique commerciale enlève
tout côté artistique.
Sur NRJ justement, ils essaient
de faire en sorte que ça
ne se produise pas. Une radio
comme NRJ diffuse deux pages
de pub par heure, et ça
reste obligatoire pour payer
tout le monde ; on est un peu
obligé
Donc, après, le côté
artistique cest de faire
en sorte que ces pages de pub
soient placées à
des endroits bien définis,
pour que ça ne coupe
pas trop le flux musical, pour
que ce soit à un moment
où les gens nont
pas trop envie de zapper, ou
bien justement derrière
cette page de pub, faire en
sorte de passer des disques
qui vont faire que les gens
ne vont pas zapper
Tu
travailles sur la durée
découte.
Cette logique commerciale, toutes
les radios lappliquent.
Tu ne peux plus faire comme
il y a vingt ans : avant, chacun
faisait ce quil voulait.
Le mec qui faisait lémission
avant toi terminait sur
je sais pas
Marcia Baila
des Rita Mitsouko parce que
ça venait de sortir à
l époque, et toi
tu reprenais dix minutes plus
tard avec ce même morceau
parce que tu laimais bien
aussi
Maintenant, il y
a des cadences de rotation,
de manière à ne
pas entendre le même titre
au bout dune demi-heure.
Sur NRJ, ces cadences sont beaucoup
plus rapprochées, parce
quon diffuse essentiellement
de la musique : un disque normalement
peut revenir toutes les deux
heures, cest raisonnable.
Mais tu restes obligé
de faire ça : le produit
dappel dNRJ, cest
du hit, les gens viennent pour
ça.
Il faut essayer déquilibrer,
cest un vrai travail dorfèvre
! Le mec qui fait la prog, il
est là de 8 heures à
22 heures ! Je me dis que jai
eu de la chance de connaître
la radio au tout début,
avant de connaître ce
quelle est aujourdhui,
ce qui nest pas le cas
de ceux qui ont 18-19 ans maintenant,
et qui arrivent dans un milieu
plus construit, un peu plus
propre
Mais ce nest
pas désagréable
non plus !
Alors
justement : quelle serait pour
toi la radio idéale ?
Serait-elle plus proche de ce
qui se faisait avant ou de ce
quelle est aujourdhui
?
La radio idéale, ça
correspondrait à mon
idéal propre, alors que
chaque personne appréhende
son idéal dune
manière différente
Je pense que la radio idéale
plus tard, ce sera par le biais
du web : les gens pourront choisir
telle émission, se faire
une prog eux-mêmes
sur la journée
Au fur et à mesure, tu
as beaucoup de thématiques
qui sont en train de se mettre
en place sur linternet,
avec des radios qui ne vont
diffuser quun seul type
de musique. Je pense que dans
lavenir, ce sera peut-être
pouvoir récupérer
telle émission sur tel
site de radio, avec tel animateur
que tu aimes bien ; et boum
! coller derrière un
autre animateur, etc
La
radio idéale, ce seront
peut-être les gens qui
se la feront eux-mêmes
comme on assemble des briques,
enfin à mon avis
Parce quaprès,
« la radio idéale
», ça veut dire
quoi ?
Ça reste
vachement aléatoire ;
il ny a pas didéal.
Dire quil y a UN idéal,
ça revient à dire
quil ny a quune
seule façon de penser
: tu te coupes de pas mal de
choses
Je pense que ça peut
être ça dans lavenir,
la radio : aujourdhui
on cherche à séduire
un maximum dauditeurs,
à lavenir ce qui
se passera justement, cest
que ce sera lauditeur
qui se constituera lui-même
son programme de séduction.
Déjà aujourdhui,
tu peux télécharger
des jingles, des titres sur
le web ; tu peux faire de la
radio chez toi
Est-ce
que ce sera encore de la "radio"
?
Cest différent,
il faut vivre avec son temps.
Tu sais, quand la FM est arrivée,
ça été
le tollé général,
il y avait le monopole dÉtat,
avec France-Inter, France-Musique,
France-Culture, France-Bleue,
France-Oignons, France-Espadrille
Et ça sest plutôt
bien passé.
Je pense que pour le net, cest
pareil, on y viendra ; je ne
pense pas que ce sera aussi
rapide que certaines personnes
veulent bien le dire, parce
quil ne faut pas oublier
quil ny a pas un
foyer sur deux connecté
aujourdhui. Pour moi le
net reste encore réservé
à une élite.
Dici dix-quinze ans, je
pense que ça commencera
à le faire. Ce sera de
la « self-radio »
! (Rires) Et puis dans vingt
ans, tu auras un mec qui partiras
avec un concept hyper-original
: « Les animateurs passent
les disques quils veulent
», on se mordra la queue,
on fera la pirouette
Cest
lesprit "Revival"
!
Et puis par le biais du web,
je reçois des mails de
personnes qui écoutent
lémission des Etats-Unis
Et je ne te cache pas que moi-même,
je vais souvent sur le net pour
écouter les radios internationales,
déjà pour voir
ce qui se fait
Cest
le gros avantage du web. Et
puis, du coup, ta "cible",
cest le monde ! Mais,
cest vrai que pour pas
mal de gens, linternet
ça reste du charabia.
Pour terminer cette interview,
est-ce quil y a quelque
chose que tu aimerais dire ?
OUI ! JE VEUX LANCER UN MESSAGE
À MA MÈRE !!!
(Rires) Non, écoute ;
merci et bonne continuation
!
Merci
à toi !
Consultez
la fiche métier de l'
Animateur
radio
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