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Tendance : baby-sitter, métier en
vogue
Plusieurs couples ayant des bébés
emploient quelqu'une pour s'occuper de leurs
enfants. Il s'agit d'une tendance qui se
développe dans les grandes villes
du Vietnam. Ces baby-sitter deviennent indispensables
pour les couples, surtout pour les mères
toujours occupées. Bon nombre de
centres de fournitures des femmes d'assistance
ont vu le jour.
| Six heures
du matin, Madame Lo se réveille.
Très leste, elle ouvre la porte
de la chambre du petit Quang qui dort
encore. Elle ramasse des biberons pour
les nettoyer. Ceci fait, elle commence
à préparer la soupe pour
ce petit d'un an. Elle fait tout d'une
façon très experte, dans
le silence, parce que la chambre de
Quang est très étroite.
S'il y a du bruit, Quang va se réveiller
et pleurer immédiatement. |
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"J'ai commencé
ce travail de baby-sitting il y a 2 ans.
Il s'agit d'un métier assez pénible
et difficile," raconte Mme Lo. Avant
de s'occuper de Quang, Lo a soigné
2 autres enfants de 2 ans. "Les petites
filles sont plus faciles que les garçons,
parce que les garçons sont plus espiègles.
Mais le petit Quang, je l'aime infiniment.
C'est peut-être parce qu'il ressemble
à mon petit d'avant," dit-elle
en l'embrassant sur la joue.
La mère de Quang n'est pas là
de la journée. Étant journaliste,
elle doit sortir souvent et ses horaires
sont variables : elle doit parfois travailler
jusqu'à minuit. Le père est
médecin militaire. Il est aussi très
occupé. C'est Lo qui s'occupe de
leur enfant la plupart du temps. Elle est
toujours auprès de Quang car il commence
à faire des premiers pas. Il tombe
par terre régulièrement. "Si
le baby-sitter n'est pas consciencieux,
le bébé peut se retrouver
confronté à de nombreux dangers",
avoue Mme Lo.
Employer une personne
d'assistance, une tendance à développer
Depuis quelques années, employer
des personnes qui s'occupent du foyer ou
des enfants est de plus en plus courant.
Payées entre 500.000 dôngs
et 800.000 dôngs par mois, ces femmes
proviennent souvent des provinces pauvres
comme Phu Tho, Tuyên Quang, Thanh
Hoa. Une série de centres spécialisés
dans ce genre de services à domicile
ont vu le jour dans les grandes villes comme
Hanoi, Hai Phong et Hô Chi Minh-Ville.
"Nos employées peuvent s'occuper
de nouveau-nés ou de personnes âgées.
Le client doit nous payer d'avance 300.000
dôngs pour louer nos services. En
échange, il peut changer 3 fois de
personne par mois," fait savoir Nguyên
Van Trung, directeur du Centre de services
d'aide à domicile, rue Thô
Quan, arrondissement de Dông Da, Hanoi.
"Il est assez facile de trouver une
femme de ménage dans ces centres,"
explique Mme Lan, qui est la représentante
en chef du bureau de la compagnie Tân
Cuong Minh à Hanoi. Cette dame de
36 ans a un fils de 6 ans : "Ma famille
quitte la maison à 06h30 et revient
très tard. Ainsi, bien que mon fils
soit déjà grand, notre famille
doit quand même employer une femme
de ménage. C'est elle qui s'occupe
de la maison, qui accompagne mon fils chaque
matin à l'école et le ramène
le soir". Pour de nombreuses familles,
en particulier les couples ayant des bébés,
pouvoir disposer de ces services est indispensable.
En réalité, les centres de
fourniture des femmes d'assistance reçoivent
toujours des demandes de la part des familles
ayant des bébés de la recherche
d’une femme de ménage ou bien
une baby-sitter.
"Les centres ont toujours beaucoup
de main-d'œuvre, surtout après
la saison de récolte du riz, lorsque
les femmes viennent en ville chercher du
travail," explique Nguyên Thi
Lan Huong, patronne d'un centre de ce type
dans la rue Minh Khai à Hanoi. Pourtant,
plusieurs familles doivent attendre un peu
parce que parfois la demande dépasse
l'offre. La plupart des baby-sitters sont
très contentes car leur métier
rapporte plus que la culture du riz à
la campagne. "Cultiver la terre est
extrêmement pénible, explique
Mme Lo. Ma famille dispose de 1,7 sào
de culture de riz (un sào équivaut
à 360 m²). À chaque récolte,
nous obtenons environ 340 kilos de paddy.
Si l'on soustrait les frais, qui comprennent
l'achat des insecticides et des engrais
chimiques, la location de la batteuse à
riz, nous gagnons au final 800.000 dôngs,
ce qui est peu parce qu'il faut attendre
3 mois avant la récolte suivante".
Et d'ajouter : "Les parents du petit
Quang sont très aimables. Ils me
paient bien, 800.000 par mois, et chaque
fois que je retourne à la campagne,
ils m'offrent encore de l'argent et de nombreux
cadeaux".
Vu Phuong Mai/CVN (13/09/2007) . |