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  Reportage sur le métier de Basketteur professionnel en Suisse
Témoignage d'un Basketteur professionnel vu par Lagruyere

BASKETBALL Trésor quidome à Fribourg olympic. Un divin poison de joueur


Arrivé cette saison en provenance de Lugano, Trésor Quidome est en passe de devenir le nouveau chouchou du public fribourgeois. D’origine angolaise, le jeune homme aimerait se faire un nom dans le basket suisse, avant de tenter sa chance en Europe.

Qui souhaite vivre un match tranquille a intérêt à ne pas avoir Trésor Quidome collé aux basques. Parce qu’on ne se débarrasse pas de l’ailier de Fribourg Olympic très facilement. A 26 ans, cet attaquant exceptionnel adore aussi priver d’oxygène le meilleur joueur adverse. Un vrai poison.

Arrivé à Fribourg

Olympic en début de saison, le basketteur angolais, qui a grandi au Tessin, s’est fait une place de choix dans cette équipe construite pour tout gagner. Professionnel, il rêve bien sûr d’un triplé historique chez les messieurs, avec déjà à son palmarès cette saison la Coupe de la Ligue, la finale de la Coupe de Suisse, qu’il disputera à Fribourg le 14 avril, et une place de leader en championnat de LNA.
Parcours d’un charmant gentleman qui joue les mauvais garçons pour la bonne cause: celle de son équipe.

D’Angola au Tessin

«Avec mes parents, mes deux frères et ma sœur, nous vivions à Luanda, la capitale de l’Angola. Nous avons quitté l’Afrique quand j’avais cinq ans. Je me sens toujours Africain, mais grâce à l’école, je me suis très vite intégré à Viganello. Mes parents ont toujours parlé français avec nous, alors j’ai rapidement appris l’italien. Je pense qu’il est plus facile de changer ainsi d’environnement quand on est très jeune. Mes parents sont retournés plusieurs fois en Angola, moi, jamais. Je le ferai certainement un jour. Bien qu’il ne nous reste presque plus aucune famille là-bas, tout le monde s’est dispersé dans le monde, en Europe ou au Canada.»

Débuts dans le basket

«Mon père vient du foot et j’ai pratiqué ce sport jusqu’à l’âge de 12 ans. Mais mes copains jouaient au basket, j’ai commencé avec eux. Au début, j’avais surtout envie de changer de sport. Mais le basket m’a plu parce que c’est un jeu rapide, sur un petit terrain, où il faut défendre autant qu’attaquer. Et puis, un sport en salle est quand même plus confortable que le foot, où on doit s’entraîner sous la pluie, voire la neige.»

En Ligue A à 17 ANS

Après mes débuts avec Viganello et une promotion en LNB, j’ai disputé mon premier match de LNA à l’âge de 17 ans sous les couleurs de Vacallo. Avec cette équipe, j’ai remporté deux Coupes de Suisse, mais j’ai perdu en finale contre le Fribourg Olympic d’Harold Mrazek, Patrick Koller et Dusko Ivanovic. Olympic m’a contacté à plusieurs reprises depuis deux ans, mais je n’étais pas encore sûr de vouloir quitter ma famille. Si je suis venu cette saison, c’est que j’avais accompli ce que je voulais avec Lugano, en remportant deux championnats. Je pouvais partir sans regret.»

En 6e homme à Fribourg

«La saison dernière, en finale j’ai obtenu les meilleures stats de l’équipe. Je savais que si je restais à Lugano, tout était acquis pour moi. Le risque était que je me laisse aller, alors que j’avais envie de progresser, d’évoluer. Fribourg est un club sérieux, je savais qu’on y travaillait bien. Arriver à Fribourg en tant que 6e homme ne me dérangeait pas. J’aime devoir me battre pour ma place. C’est uniquement comme ça que l’on donne son maximum, et donc que l’on progresse.»

Profession basketteur

«Au début, je n’y pensais pas trop, puis j’ai commencé à envisager cette possibilité. J’ai beaucoup de chance de pouvoir vivre du basket. Une fois ma carrière terminée, j’aimerais ouvrir un magasin de sport. Un de mes amis, président du club de Vacallo, m’a d’ailleurs proposé de retourner jouer chez lui la saison prochaine, avec la possibilité de me lancer dans la vie professionnelle. Bien sûr, j’aprécie de pouvoir retourner au Tessin régulièrement, pour voir ma famille, notamment ma maman, qui est hospitalisée. Mais, au niveau du basket, j’ai vraiment l'impression d’être sur une route et j’ai encore envie de voir où celle-ci me mènera.»

Carrière européenne

«Mon objectif est de gagner des titres cette saison avec Fribourg. Si je me fais un nom, peut-être que je pourrai partir à l’étranger l’année prochaine, en Italie ou en France, par exemple. J’en ai discuté avec mon entraîneur, Damien Leyrolles, qui connaît très bien le championnat français. Il me dit ce que je dois améliorer pour y arriver. En Suisse, je me suis débrouillé pour mes contrats de joueur. Maintenant, deux ou trois agents prennent des contacts avec des clubs étrangers pour moi.»

Servir d’exemple

«Quand je n’ai pas l’entraînement, le mercredi après-midi, je vais shooter avec les jeunes de l’Académie du basket. Je vois qu’ils me regardent avec un peu d’admiration et leur entraîneur leur dit souvent: “Voyez, il n’a pas l’entraînement, mais il s’exerce quand même. C’est comme ça qu’on devient meilleur”. Quand je parle avec les jeunes joueurs, je leur dit toujours que, s’ils ont des qualités, ils doivent s’entraîner à fond et toujours chercher à s’améliorer. Car la vie de sportif professionnel est belle. Ce n’est pas comme un travail normal qu’on commence à 7 h le matin. En plus du plaisir des matches, cela peut nous ouvrir de belles portes pour l’avenir. Et puis, il y a pour tous les basketteurs suisses l’exemple de Tabo Sefolosha, qui aujourd’hui joue en NBA.»


«J’ai appris à devenir un leader»


– Avec, en plus de vous-même, le Bullois Mrazek, le Français Perrier-David et trois Américains, la concurrence est rude pour figurer dans le cinq de départ et pour inscrire les points. Les egos de chacun n’en souffrent-ils pas trop ?

On pourrait croire effectivement que tous ces joueurs doivent être difficiles à gérer, mais il n’y a pas de problème. Parce que nous formons également une bonne équipe dans le vestiaire. Certains ont beaucoup d’expérience. Et puis on s’entraîne dur, voire très dur. L’entraîneur a fixé des règles et chacun sait ce qu’il a à faire.

– Votre entraîneur semble prôner une précision d’orfèvre dans sa préparation des matches. Quelles sont vos libertés sur le terrain ?

Evidemment, il y a des systèmes à appliquer, on en choisit certains selon l’adversaire. Mais il faut aussi pouvoir en sortir. Car aujourd’hui, toutes les équipes s’observent et connaissent la façon de jouer des autres. Il faut donc savoir inventer des paniers. Ce que nous sommes aussi capables de faire. Car la seule chose qu’un défenseur ne peut pas anticiper, c’est la qualité individuelle d’un joueur.

– Fribourg Olympic s’est qualifié pour la finale de la Coupe de Suisse après une rencontre très disputée face à Birstal. Peut-on dire que votre équipe est encore plus forte après ce match référence où elle a dû batailler très dur pour s’imposer ?

Cela nous donne encore plus de confiance en nous. Nous n’avions jamais eu trop de difficulté à faire basculer un match en notre faveur. Cette demi-finale va nous servir pour les play-off. Les matches seront très disputés, car tout le monde va s’accrocher jusqu’au bout.

– Est-ce que la provocation fait partie du jeu chez un défenseur ?

Je n’aime pas trop cela. Si je dois stopper un joueur, je reste avec lui et ne le laisse pas respirer. C’est ce qui va l’énerver. Car un joueur qui marque beaucoup de points aime avoir le cuir dans les mains. Mon job est de le priver de ballon pour qu’il fasse le mauvais choix chaque fois qu’il en reçoit un.

– Excellent défenseur et, de plus en plus, pion essentiel en attaque: vous ne possédez donc aucun défaut ?

(rires)… Non, c’est juste que j’essaie de posséder plusieurs options dans mon jeu. Pour que les adversaires aient plus de peine à m’envisager. J’ai évolué durant ces trois dernières saisons. Au début, à Lugano, dans les moments clés je ne prenais pas les bonnes décisions. Aujourd’hui, j’ai appris à devenir un leader.

Valentin Castella



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