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Beachvolley: Paul
Laciga
Date de naissance: 24 novembre 1970. Profession:
beachvolleyeur professionnel, formation
d’ingénieur en informatique
et en économie. Domicile: Chiètres.
Palmarès 2005: vice-champion du monde
à Berlin, avec le Zurichois Sascha
Heyer; 4e du Tournoi de Paris; 5e du Tournoi
de Gstaad; 7e du ranking mondial au terme
de la saison. (La Liberté - V. Murith)
–
Quelles sont les caractéristiques
de votre sport ?
Le beachvolley se pratique à
l’extérieur, en principe
dans de jolis endroits, où il
ne fait pas trop froid. Il y a pire,
non (rires)? Mais ce qui me plaît
le plus, c’est la compétition,
battre les adversaires. Dans ce sport,
tout le jeu mental entre les deux partenaires
est aussi extrêmement intéressant.
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Pourquoi le beachvolley jouit-il d’une
si grande médiatisation ?
En dehors des jeux Olympiques, elle n’est
pas si grande. Il y a bien d’autres
sports plus médiatisés, notamment
en Suisse. Pendant les JO, l’attrait
pour la discipline est un peu spécial.
Quand on demande aux spectateurs quels sports
ils pensent aller voir, ils répondent
bien souvent leur discipline préférée,
plus le beachvolley. La raison invoquée
est que le beachvolley est la seule discipline
où le fun est présent dans
les tribunes. Aux yeux du public, ce sport
n’apparaît pas très sérieux.
Mais pour les joueurs, il l’est!
–
Quel est le secret de votre longévité
au plus haut niveau ?
L’explication est simple: j’adore
le beachvolley. Seule la passion permet
à un sportif d’évoluer
longtemps au sommet. –
Vous avez joué de nombreuses
années aux côtés
de votre frère Martin. A-t-il
été facile de trouver
une complicité avec votre nouveau
partenaire, Sascha Heyer ?
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J’ai été
surpris, car cela a pris moins de temps
que je l’avais imaginé. Pour
accorder nos techniques, nous avons eu besoin
de quatre mois d’entraînement
intensif. Par contre, savoir exactement
comment le coéquipier réagit
dans telle ou telle situation a pris davantage
de temps.
– Où en sont les relations
avec votre frère ?
Quand nous jouons l’un contre l’autre
et que je gagne, la rivalité n’est
pas trop grande (rires)! Lorsque j’évoluais
avec Martin, je voulais toujours être
meilleur que lui, même si c’était
mon partenaire. En fait, nous connaissons
moins de problèmes aujourd’hui
qu’auparavant. Nous parvenons très
bien à séparer la compétition
de la vie privée.
– Quel est
votre prochain objectif ?
Sans mondiaux ni JO, la saison 2006 sera
un peu moins importante. Nous allons nous
concentrer pour finir l’année
avec le meilleur ranking mondial possible
et pour essayer de bien figurer lors des
championnats d’Europe.
– Etes-vous
le même sur le sable que dans la vie
?
Non. Jouer devant 8000 spectateurs ne me
pose aucun problème. Je l’ai
déjà fait des centaines de
fois. Sur un terrain, je me sens bien. J’ai
appris comment agir au mieux pour gagner,
comment parler avec mon partenaire, l’adversaire
et l’arbitre. Je suis concentré,
dans un autre monde. Par contre, me retrouver
en public dans la vie de tous les jours
me rend nerveux.
– Que représente
cette nomination au Mérite sportif
fribourgeois ?
Une satisfaction personnelle et une récompense
pour les résultats obtenus durant
la saison. Cela démontre que ma manière
de travailler était juste. C’est
aussi une surprise, car en changeant de
partenaire, je ne pensais pas que cela se
passerait aussi bien si rapidement.
– Parmi les
autres candidats, lequel suscite votre plus
grande admiration ?
Si je devais voter, ce serait pour David
Papaux. J’ai eu l’occasion d’assister
à un entraînement de judo.
Ce sport est très exigeant et demande
beaucoup de pratique. Mon père, qui
est vétérinaire, voterait
lui pour le cheval (rires)!. |