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Certains ne se satisfont pas des bonsaïs
et recherchent de véritables arbres,
hauts de plusieurs mètres et aux
formes fantasques. Un commerce est né,
lucratif, mais qui exige pas mal d'énergie.
| Le commerce
des arbres séculaires est apparu
au cours de ces dix dernières
années pour répondre à
la demande des zones de loisirs et des
sites touristiques écologiques.
Trân Canh, un fournisseur, possède
une pépinière à
environ 2 km du chef-lieu de Phu Ly,
dans la province de Hà Nam (Nord).
"Ce métier est difficile.
Pour avoir un arbre convenant à
la clientèle, il faut affronter
maintes difficultés", souligne
Canh. |
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Un laborieux travail
de recherche
Première étape : rechercher
un arbre dans la nature. Les banians, barringtonias,
ficus benjamina et autres figuiers glomérules
ont la côte chez les chasseurs de
vieux troncs. Canh doit battre la campagne
sans relâche, des villages ruraux
aux luxuriantes forêts, en passant
par les pagodes et les temples qui abritent
souvent de beaux arbres préservés.
Les arbres séculaires sont certes
nombreux, mais rares sont les élus.
Critères de choix : allure noueuse
et formes extravagantes, pittoresques voire
symboliques (dragon par exemple).
Mais dénicher un bon spécimen
ne suffit pas, encore faut-il convaincre
son propriétaire de le céder
!
Les vieux arbres, en dehors de leur beauté,
ont souvent une puissante valeur sentimentale
à laquelle il faut opposer de puissants
arguments financiers! Un jour, Canh est
tombé sous le charme d'un ficus benjamina
qui trônait, majestueux, au bord d'un
étang privé. L'arbre avait
pris avec le temps une inquiétante
forme de dragon, avec quatre gerbes de racines
secondaires ressemblant à des pattes
menaçantes. Il a fallu discuter longuement
avec son propriétaire, qui accepta
finalement de le céder pour 7 millions
de dôngs, pas moins!
L'arbre doit ensuite être soigneusement
transplanté dans une pépinière...Pour
certains arbres massifs, il faut creuser
un terrain de 3 m de diamètre et
de profondeur. Pour transférer l'arbre,
on doit utiliser la grue et mobiliser beaucoup
d'employés.
L'arbre est ensuite soigné et taillé,
de manière à lui donner une
forme précise et symbolique, qui
fait parler l'imaginaire. Canh s'occupe
actuellement d'un barringtonia séculaire
qui, avec sa souche solide et son feuillage
luxuriant, évoque soi-disant une
famille heureuse!
Canh a récemment achevé la
commande d'un banian de 6 m de haut et en
forme de phénix.
Il a dû pour cela consacrer plus de
deux mois de recherche sur le terrain. Le
banian sera planté dans une pagode,
à Nam Dinh (Nord).
Le commerce de ces arbres séculaires
génère de substantiels profits,
de quelque millions de dôngs à
une dizaine de millions par spécimen.
Les débouchés principaux sont
les zones de loisirs et les sites touristiques.
Mais certains particuliers commandent aussi
des vieux troncs pour décorer leur
villa ou la maison de culte de leurs ancêtres.
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