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Jeune milliardaire
grâce à la culture des orchidées
Malgré son jeune âge, Nguyên
Trung Kiên possède déjà
sa propre Sarl : Hoàng Phuong. Spécialisée
dans la culture et la vente des orchidées,
son entreprise affiche un capital d'investissement
de plus de 10 milliards de dôngs.
| Surprise
et harmonie totale, tels sont les premiers
sentiments qui nous envahissent lorsque
l'on pénètre dans le merveilleux
jardin d'orchidées Hoàng
Lan, implanté à Dông
Anh, en banlieue de Hanoi. Ces innombrables
orchidées aux couleurs vives,
alignées comme une armée
en campagne, appartiennent toutes à
Nguyên Trung Kiên, un jeune
patron de 24 ans. |
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"Je m'intéresse
à la culture et à la vente
des orchidées depuis 7 ans",
révèle ce jeune homme passionné.
"Mais je dirige ma Sarl depuis ma sortie
de l'École supérieure de l'économie
nationale, il y a seulement deux ans",
ajoute-t-il. Nguyên Trung Kiên
est le patron d'un espace de plus de 100.000
m² qu'il élargit sans cesse
pour en faire une zone de "tourisme
vert". Si l'on lui demande la raison
qui l'a poussé à s'orienter
vers la culture et la vente des orchidées,
Trung Kiên s'exclame : "à
l'origine de ce choix, le hasard ! Quand
j'avais 16 ans, mon oncle, après
une mission dans le Sud, me rapporta une
orchidée qui exerça sur moi
une vive impression. Longtemps je me suis
posé cette question : peut-on trouver
une telle plante à Hanoi ? Voyant
qu'il y avait un marché à
exploiter, j'ai décidé de
m'orienter vers la culture des orchidées".
Au début ses serres étaient
situées dans le district de Ba Vi
(province de Hà Tây). Depuis,
elles ont été transférées
dans celui de Dông Anh, en banlieue
de Hanoi. "Cette délocalisation
a été bénéfique
à mes affaires", reconnaît
Kiên. Sa présence près
de la capitale lui permet d'être mieux
connu des amateurs.
Un métier
qui génère pas mal de soucis
Actuellement, plus de 400.000 orchidées
s'épanouissent dans ses serres, qui
font aussi bien le bonheur des amateurs
de Hanoi que de ceux d'autres provinces
du pays.
"Cultiver des orchidées, c'est
aussi difficile que de s'occuper d'un bébé
de six mois !", avoue avec humour le
jeune directeur. "Plus d'une vingtaine
de techniciens agricoles se chargent des
soins aux plantes. À certains moments
de l'année, comme les fêtes,
j'embauche 5 fois plus de personnes pour
pouvoir assumer un surcroît de travail",
révèle Kiên. L'orchidée
est une plante délicate, qui demande
beaucoup de soin et d'attention... comme
une femme ! Il faut attendre au moins trois
ans pour qu'une plante donne ses premières
fleurs. Il faut être constamment attentif
à beaucoup de facteurs comme la luminosité,
le taux d'humidité des serres, pour
les réajuster en cas de problème.
"Toutes nos orchidées sont importées
de l'étranger. Nos serres sont équipées
d'équipements qui viennent également
des pays étrangers. Tout cela coûte
très cher ! C'est un métier
qui génèrent beaucoup d'inquiétudes.
Et lorsque les orchidées quittent
mes serres, d'autres problèmes surgissent
: prudence lors du transport, soins après
vente, guidage pour les soins. En somme,
pour vendre une orchidée, ce n'est
pas si facile. Notre travail ne s'arrête
pas lorsque le client achète une
plante ! Nous assurons aussi un service
après-vente pour les aider dans les
soins ! Parfois, pour une plante de 50.000
dôngs, ma Sarl doit investir le double,
parfois le triple, en raison des déplacements
des techniciens qui rendent visite aux clients
qui le souhaitent. Lors des fêtes,
nous travaillons d'arrache-pied, à
tel point que je dois moi-même retrousser
mes manches pour transporter les fleurs
sur les lieux de vente !".
Actuellement, Trung Kiên coopère
avec la chaîne de télévision
VTV2 pour une émission de jardinage.
Il pense aussi élargir ses réseaux
de vente et investir dans la création
d'une chaîne complète de culture
et d'écoulement. Sans aucun doute,
Kiên a un avenir prometteur sur ce
chemin qu'il a choisi et qu'il suit avec
passion et énergie.
Thu Trang/CVN ( 04/02/04 ).
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