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La galerie Janine Rubeiz organise une exposition
de bijoux, du designer bien connu Virginie
Corm, qui a créé des dizaines
de lignes de bijoux pour de nombreux grands
magasins et boutiques à travers le
monde.
Depuis l’adolescence,
Virginie Corm voue une fascination aux
pierres précieuses.
A 19 ans, elle s’inscrit à
l’école de mode la “Deutche
Meistershule Fur Mode” à
Munich; puis, poursuit ses études
à l’Ecole de la Haute Couture
parisienne, sous la direction de Pierre
Balmain. A la fin de ses études
de mode, elle s’intéresse
à l’architecture et collabore
à de nombreux projets à
travers l’Europe; chez Candillis
à Paris, Sir Leslie Martin, doyen
d’Architecture (School of Cambridge),
en Angleterre. Plus tard elle travaille
à la mise en place de la réouverture
du “Cooper Hewit Museum”.
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Sa passion pour les bijoux renaît
après un programme spécialisé
à la “Parsons School of Design”
à New York, où elle perfectionne
sa technique et recommence dès lors
à créer des bijoux, développant
son style personnel.
Variété
des Motifs, Plasticité, Créativité
Si l’art de la bijouterie est, aussi
vieux que le monde, chez Virginie Corm nous
assistons à une tentative des plus
intéressantes et, surtout, originales
d’user de cette technique.
Dire, simplement qu’elle est douée,
serait une platitude. Cette artiste a su
porter loin le métier de création,
la conception et la réalisation des
bijoux, en s’inspirant de thèmes
divers empruntés à la nature
libanaise. Son monde est fait de sensation
et de poésie. Aussi, les recherches
de Virginie Corm dans l’art de la
bijouterie, ne peuvent-elles se comprendre
sans considérer les affinités
de la plasticienne avec les matériaux
et les couleurs.
A travers la grande variété,
il se dégage de ses créations
une étonnante impression d’unité,
alors que la plasticité des designs
contribue à leur raffinement. Partout,
la création des formes et motifs
devient un prétexte au talent de
l’artiste, qui exploite toutes les
possibilités plastiques des matériaux.
Le métal est minutieusement serti
et incrusté de pierres précieuses.
Le choix délibéré d’interpréter
différents thèmes inspirés
de la nature libanaise, permet à
Virginie Corm de mettre en évidence
l’étendue de son potentiel
créatif. Elle parvient à perfectionner
un art qui repose sur une rigoureuse ordonnance.
Le bijou devient ainsi le point de rencontre
de forces contraires qui s’harmonisent
et s’additionnent. Les motifs sont
merveilleusement rythmés, rendus
par des arabesques d’une infinie soup-lesse.
Le procédé a quelque chose
d’extrême-ment séduisant
qui attire et retient l’attention.
Dans la grande variété des
œuvres exposées: pendentifs,
colliers, bracelets, boucles d’oreilles...
on retrouve interprétés et
stylisés avec bonheur tous les motifs
de la nature libanaise. S’il est évident
que l’industrie du bijou a, essentiellement,
pour but la production en série,
par contre l’art de la bijouterie
obéit, d’abord, à un
souci esthétique d’où
le rôle capital de l’artiste,
(ici celui de Virginie Corm), dont les bijoux
sont issus de la fantaisie génératrice
d’un art qui se traduit par une plurivalence
de sujets rompant la monotonie de l’uniformité.
A travers les designs, les motifs, les matériaux
et les couleurs, l’artiste exprime
autant ses sentiments que son génie.
Par Nicole MALHAMÉ HARFOUCHE
Métiers proches:
Bijoutier
Joaillier
Professionnel
de la bijouterie, orfèvrerie et joaillerie |