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Vu Van Thuân, âgé
de 60 ans, élève des cerfs
depuis 1990 dans la province de Binh Dinh
(Centre). Il a créé et développé
une affaire qui s'est révélée
tout à fait rentable. Aujourd'hui
cependant, il s'inquiète de ne pas
trouver de successeur.
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Thuân " Cerf ". Tel
est le surnom que ses amis et voisins
ont donné à Vu Van Thuân.
Depuis quinze ans, en effet, cet homme
élève des cerfs à
Quy Nhon, dans la province centrale
de Binh Dinh. Il est l'unique éleveur
de ce genre dans cette région
maritime. Au début, ses proches
se sont efforcés de le dissuader
de se lancer dans une telle aventure.
Leur argument : élever un animal
sauvage en ville n'était pas
possible. Lui, disait que les bois de
velours constituaient un remède
précieux selon la médecine
traditionnelle et qu'il pouvait en tirer
un excellent profit. |
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Vu Van Thuân a eu beaucoup de mal
à trouver ses premiers cerfs. Il
s'est d'abord rendu dans des hameaux peuplés
d'ethnies minoritaires, au Tây Nguyên.
Mais, ses deux premiers voyages se sont
soldés par des échecs. "Tous
les cerfs capturés par les chasseurs
ont tout de suite été abattus.
Il ne me restait que des cadavres",
se souvient-il. La chance lui a souri cependant
lors de son troisième déplacement.
Il a alors acheté un couple de cerfs
qu'il a payé près de trois
taëls d'or. Joyeux, Vu Van Thuân
a fait construire une cage et loué
un véhicule pour ramener ces animaux
sauvages jusqu'à leur nouvel abri.
Dans son jardin, M.Thuân a fait construire
une grande étable. "Vers la
fin des années 90, mon élevage
était vraiment prospère, confie-t-il.
Mon cheptel comptait alors une trentaine
de bêtes ". Mais il n'était
pas facile de nourrir tous ces animaux.
Il a dû solliciter sa famille et ses
voisins pour récupérer au
marché des fruits et des légumes
avariés. Aujourd'hui, tout le monde
s'accorde à penser qu'il a réussi
son pari. Il a prouvé que l'élevage
des cerfs était possible dans le
delta, et rentable.
Grâce à la vente de bois de
velours, M.Thuân a gagné en
effet plusieurs dizaines de millions de
dôngs pendant les années les
plus prospères. Et un faon vaut aujourd'hui
trente millions de dôngs. "Toutes
les femelles mettent bas au moins une fois
par an, précise-t-il. Une vache peut
être stérile, pas une biche.
Et je n'ai jamais eu de bête malade.
Un cerf est un animal facile à élever
", conclut-il l'air satisfait.
Pourtant, Vu Van Thuân est un peu
triste. âgé aujourd'hui de
60 ans, il craint de ne pas trouver de successeur.
Il y a une dizaine d'années, il a
demandé aux responsables locaux de
l'aider à développer ces élevages
dans la province. " Mais, je n'ai pas
obtenu de réponse ", déplore-t-il.
" Pourquoi soutient-on les créations
d'élevages laitiers ? Et pas les
projets avec des cervidés, alors
qu'ils permettent de dégager des
bénéfices beaucoup plus élevés
? ". L'inquiétude de Vu Van
Thuân est réelle. Elle se lit
même sur son visage osseux.
Ngoc Lam/CVN ( 20/11/05 )
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L'élevage
des cerfs, nouveau métier lucratif
Hai Lang, un district typiquement agricole
de la province centrale de Quang Tri, bénéficie
d'atouts pour développer l'élevage
des cerfs : des milliers d'hectares de collines,
une abondance d'arbres fruitiers et de forêts
ainsi que d'autres plantes rentrant dans
l'alimentation de ces animaux.
Grâce à la vente des ramures
et des jeunes cervidés, bon nombre
de foyers paysans ont réussi à
s'extirper de la pauvreté. Voire
à faire fortune. D'après Vo
Van Quang, chef de la Section de l'agriculture
et du développement rural du district
de Hai Lang, depuis 2000, les paysans locaux
ont suivi des cours de formation sur l'élevage
de cet animal. Grâce à un fonds
initial accordé par un programme
finlandais de développement de ce
type d'élevage, le cheptel du district
est passé de 12 à 80 têtes.
Une trentaine d'animaux ont donné
leurs bois et 25 femelles ont mis bas. Ce
qui permet à Hai Lang d'encaisser
annuellement des centaines de millions de
dôngs. À la suite de ces premiers
résultats encourageants, ce nouveau
type d'élevage à fait des
émules dans d'autres communes. Dans
le village de Tich Truong par exemple, on
compte maintenant 34 bêtes. Nguyên
Van Minh explique qu'"initialement,
j'avais quatre cerfs de 25 kg dont une femelle
âgés de quatre mois. J'ai investi
10 millions de dôngs et maintenant,
mon troupeau compte sept têtes d'une
valeur unitaire de 70 millions de dôngs,
ce qui permet de gagner annuellement des
dizaines de millions de dôngs en vendant
les ramures". Nul doute qu'avec ces
bons résultats, l'élevage
des cerfs est appelé à se
développer, notamment dans les zones
de collines.
Hà Anh/CVN ( 06/10/05 )
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